{"id":1234,"date":"2018-01-25T15:59:47","date_gmt":"2018-01-25T14:59:47","guid":{"rendered":"http:\/\/lib.aua-toulouse.org\/BelvedeRPlus\/?p=1234"},"modified":"2018-02-16T10:08:11","modified_gmt":"2018-02-16T09:08:11","slug":"avenir-des-territoires-ce-que-change-le-numerique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/avenir-des-territoires-ce-que-change-le-numerique\/","title":{"rendered":"Avenir des territoires\u00a0: ce que change le num\u00e9rique"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"..\/..\/wp-content\/uploads\/PDF\/N2\/Ce_que_change_le_numerique_BelvedeR_n2.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">T\u00e9l\u00e9chargez l&#8217;article au format PDF<\/a><\/p>\n<p class=\"lienContenuAdditionnel\"><a href=\"#contenuAdditionnel\">Voir le contenu additionnel<\/a><\/p>\n<blockquote><p><em><strong>Jacques-Fran\u00e7ois MARCHANDISE,<\/strong><br \/>\nD\u00e9l\u00e9gu\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral de la Fondation Internet &#8211; Nouvelle G\u00e9n\u00e9ration &#8211; FING.<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p><strong>Sommes-nous en pr\u00e9sence d\u2019une r\u00e9volution num\u00e9rique qui balaierait sur son passage tous les fondamentaux de la compr\u00e9hension des territoires\u00a0? La ville num\u00e9rique, smart (\u00ab&nbsp;intelligente&nbsp;\u00bb), offre-t-elle une vision assez forte pour se substituer au mod\u00e8le de la ville durable\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>La fascination que peut exercer sur les esprits la puissance du num\u00e9rique a probablement, depuis quelques ann\u00e9es, pris une place exorbitante dans ce domaine, comme dans celui de l\u2019\u00e9ducation, du travail, de la sant\u00e9 et bien d\u2019autres\u00a0: dans tous ces secteurs, il importe de distinguer les causes multiples des mutations \u00e0 l\u2019oeuvre, tout en reconnaissant le fait que nos soci\u00e9t\u00e9s sont en transition et que le num\u00e9rique y joue un r\u00f4le, voire plusieurs.<\/p>\n<h3>De nouvelles articulations dans les dynamiques sociales<\/h3>\n<p>Le r\u00f4le du num\u00e9rique n\u2019est sans doute pas seulement celui qui \u00e9tait attendu quand se forgeait l\u2019id\u00e9e d\u2019am\u00e9nagement num\u00e9rique du territoire, d\u2019abord sous-tendue par les autoroutes de l\u2019information et l\u2019abolition de la distance, promettant le t\u00e9l\u00e9enseignement, le t\u00e9l\u00e9travail, la t\u00e9l\u00e9sant\u00e9\u2026 Si les infrastructures num\u00e9riques nous permettent effectivement d\u2019acc\u00e9der \u00e0 de nombreuses informations et services sans nous d\u00e9placer, elles escortent aussi les mobilit\u00e9s des usagers, toujours plus nomades, et celles des entreprises, qui peuvent plus facilement changer de localisation, s\u2019organiser entre des sites multiples, s\u2019ouvrir \u00e0 de nouveaux march\u00e9s, ou subir la pr\u00e9sence de concurrents lointains. \u00c0 cette tension entre distance et mobilit\u00e9 s\u2019est ajout\u00e9e au fil des ann\u00e9es une interaction croissante entre num\u00e9rique et proximit\u00e9\u00a0: les sociabilit\u00e9s num\u00e9riques que l\u2019on observe sur les r\u00e9seaux sociaux sont le reflet de nos sociabilit\u00e9s ordinaires, structur\u00e9es par les liens familiaux, amicaux, scolaires, de voisinage, professionnels. Mais elles vont au-del\u00e0\u00a0: des mouvements font appara\u00eetre des formes de sociabilit\u00e9 autres, construites sur des modes d\u2019agr\u00e9gations n\u2019existant pas auparavant (Nuit debout, forums sur la sant\u00e9\u2026).<\/p>\n<p>Le num\u00e9rique outille donc des dynamiques en apparence contraires\u00a0: nous commandons sur Amazon mais avons aussi plus facilement acc\u00e8s aux producteurs locaux ou aux libraires ind\u00e9pendants ; la g\u00e9olocalisation des usagers aide des fournisseurs de services lointains \u00e0 prendre en compte les contextes territoriaux, mais le num\u00e9rique permet aussi de renforcer les dynamiques de proximit\u00e9 et de d\u00e9veloppement endog\u00e8ne, par exemple l\u2019\u00e9conomie collaborative locale ou les \u00e9cosyst\u00e8mes d\u2019innovation.<\/p>\n<p>Cet outillage des contraires est intrins\u00e8que au num\u00e9rique. Celui-ci est facteur d\u2019ordre, parce qu\u2019il se fonde sur l\u2019informatique, autant que de d\u00e9sordre, parce que la micro-informatique et l\u2019Internet sont entre les mains d\u2019usagers qui agissent ind\u00e9pendamment. Il renforce les pouvoirs les plus verticaux par la puissance des moyens de contr\u00f4le qu\u2019il d\u00e9veloppe, tout en facilitant les organisations les plus horizontales, voire les plus collaboratives. Pour ces raisons, entre autres, le num\u00e9rique ne constitue pas un horizon et il est difficile de croire \u00e0 \u00ab&nbsp;la r\u00e9volution num\u00e9rique&nbsp;\u00bb dont on ne peut pr\u00e9cis\u00e9ment pas cerner la vis\u00e9e.<\/p>\n<h3>Plus qu\u2019outil, le num\u00e9rique est \u00ab&nbsp;levier&nbsp;\u00bb<\/h3>\n<p>Pourtant, le num\u00e9rique n\u2019est pas seulement un \u00ab&nbsp;outil&nbsp;\u00bb. Il combine en effet un ensemble d\u2019outils, de dispositifs sociotechniques complexes et un ensemble de faits sociaux r\u00e9sultant d\u2019une diversit\u00e9 d\u2019usages. Peut-on d\u00e8s lors parler de \u00ab&nbsp;transition num\u00e9rique&nbsp;\u00bb <a href=\"#note_de_bas_de_page_01\">1<\/a>\u00a0? Le terme est utilis\u00e9 de fa\u00e7on r\u00e9guli\u00e8re, sur le m\u00eame plan que les grandes transitions \u00e9cologique, d\u00e9mographique, d\u00e9mocratique. \u00c0 chaque fois, il s\u2019agit de d\u00e9crire les changements syst\u00e9miques d\u2019un \u00e9tat du monde qui est fortement remis en cause \u2013 par des crises pr\u00e9sentes ou annonc\u00e9es \u2013, et de chercher les chemins de transition vers un nouvel \u00e9tat du monde, stable ou m\u00e9tastable. Le num\u00e9rique ne nous semble pas entrer dans cette cat\u00e9gorie, mais il para\u00eet plut\u00f4t interagir avec l\u2019ensemble des transitions en proposant un ensemble de leviers puissants dont s\u2019emparent des acteurs tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes. Son principal effet syst\u00e9mique vient de ce qu\u2019il contribue \u00e0 modifier et \u00e9largir consid\u00e9rablement le jeu d\u2019acteurs dans de nombreux domaines qui \u00e9taient hier r\u00e9gul\u00e9s par les autorit\u00e9s ou domin\u00e9s par des monopoles ou oligopoles.<\/p>\n<p>La naissance du Web a incarn\u00e9 il y a 25 ans cette capacit\u00e9 \u00e0 baisser les barri\u00e8res \u00e0 l\u2019entr\u00e9e pour s\u2019ouvrir \u00e0 l\u2019expression et \u00e0 l\u2019innovation, en proposant une plate-forme mondiale fond\u00e9e sur des standards ouverts. Dans un contexte de d\u00e9r\u00e9gulation de l\u2019\u00e9conomie europ\u00e9enne et mondiale, de nouveaux op\u00e9rateurs se sont invit\u00e9s dans les transports et la mobilit\u00e9, dans le commerce et les services, dans l\u2019information et la culture. On pense d\u2019abord aux g\u00e9ants du num\u00e9rique qui sont devenus des acteurs cl\u00e9s des services urbains, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019IBM et de Cisco, des op\u00e9rateurs t\u00e9l\u00e9com, ou de Google et de Facebook ; puis \u00e0 la mutation des grands op\u00e9rateurs classiques des services urbains, mettant le num\u00e9rique au coeur de leur strat\u00e9gie. Mais le ph\u00e9nom\u00e8ne le plus frappant est le dynamisme des petits innovateurs\u00a0: start-up, initiatives locales, collectifs citoyens\u2026 qui font vivre un paysage constamment changeant. Certains ont boulevers\u00e9 le covoiturage ou l\u2019h\u00e9bergement, d\u2019autres agissent sur l\u2019information ou la relation. Certains vont op\u00e9rer en tant que pr\u00e9dateurs, d\u2019autres en tant qu\u2019agents de l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<h3>L\u2019action publique en transition<\/h3>\n<p>Face \u00e0 cette nouvelle donne, les acteurs publics et institutionnels du territoire peinent souvent \u00e0 red\u00e9finir leur place, d\u00e9j\u00e0 remise en cause par la lib\u00e9ralisation des march\u00e9s et la d\u00e9r\u00e9gulation des derni\u00e8res d\u00e9cennies <a href=\"#note_de_bas_de_page_02\">2<\/a>. Leur position d\u2019autorit\u00e9, leur r\u00f4le r\u00e9gulateur, leurs modalit\u00e9s planificatrices sont contourn\u00e9s, leur temporalit\u00e9 semble trop lente, leurs objets et leurs modes de travail (sch\u00e9mas, zonages, instances) peuvent para\u00eetre obsol\u00e8tes. Leur h\u00e9ritage num\u00e9rique est parfois encombrant\u00a0: syst\u00e8mes d\u2019information anciens, r\u00e9seaux brid\u00e9s, forte externalisation des logiciels et des services. Le num\u00e9rique des premi\u00e8res ann\u00e9es a \u00e9t\u00e9 v\u00e9cu par la plupart d\u2019entre eux comme un sujet \u00e9tranger et inqui\u00e9tant, souvent abord\u00e9 sur un mode d\u00e9fensif (risque de manquer le coche faute de couverture haut d\u00e9bit, de pr\u00e9sence sur le Web, de t\u00e9l\u00e9proc\u00e9dures), puis comme une politique \u00e0 part d\u00e9pourvue de transversalit\u00e9 et de lien avec les d\u00e9fis principaux du territoire. Les choses changent n\u00e9anmoins, et la mutation est d\u2019abord d\u2019ordre culturel, le num\u00e9rique \u00e9tant rentr\u00e9 dans les usages des \u00e9lus comme dans ceux des agents publics.<\/p>\n<p>Parmi les \u00e9l\u00e9ments de cette \u00ab&nbsp;culture num\u00e9rique&nbsp;\u00bb, citons l\u2019importance de l\u2019information, celle de la coop\u00e9ration, celle de l\u2019innovation, avec sa prise en compte des incertitudes, ses modalit\u00e9s it\u00e9ratives d\u2019am\u00e9lioration continue et l\u2019int\u00e9gration des usages dans la conception. La fascination pour l\u2019innovation se concr\u00e9tise parfois par des politiques d\u2019affichage sans lien avec les r\u00e9alit\u00e9s ou par des investissements co\u00fbteux sur l\u2019innovation \u00ab&nbsp;inaugurable&nbsp;\u00bb (lieux totems), mais \u00e0 l\u2019\u00e9poque de l\u2019innovation num\u00e9rique hors-sol semble succ\u00e9der une innovation au service des d\u00e9fis principaux des territoires. Dans la sph\u00e8re publique, la notion de plate-forme est de plus en plus souvent convoqu\u00e9e pour d\u00e9crire un positionnement (\u00c9tat-plate-forme, ville comme plate-forme d\u2019innovation ouverte) structurant, \u00e0 la fois normatif et ouvert, propice \u00e0 la confiance, au d\u00e9veloppement \u00e9cosyst\u00e9mique, \u00e0 l\u2019articulation des nouveaux jeux d\u2019acteurs, au partage de l\u2019information, \u00e0 la mutualisation des investissements. Si elle ne se suffit pas \u00e0 elle-m\u00eame et ne tient pas lieu de strat\u00e9gie, cette proposition a l\u2019avantage d\u2019\u00e9noncer un cadre souple et puissant \u2013 mais qui ne saurait ressembler \u00e0 un jardin \u00e0 la fran\u00e7aise.<\/p>\n<h3>Des data au coeur des nouveaux jeux d\u2019acteurs<\/h3>\n<p>Si le num\u00e9rique offre des leviers pour transformer le territoire, les data jouent et joueront un r\u00f4le important dans ces transformations, du fait de leur massification et de la diversification de leurs sources (l\u2019open data mais aussi et surtout nos traces sur les r\u00e9seaux sociaux, nos requ\u00eates Google, la g\u00e9olocalisation de nos smartphones, le foisonnement des capteurs publics, priv\u00e9s, domestiques\u2026), de leur temporalit\u00e9 (du temps froid de la statistique au temps r\u00e9el des flux quotidiens) et de leur socialisation\u00a0: alors qu\u2019elles \u00e9taient le fait des informaticiens et des statisticiens, elles sont devenues en peu de temps des objets politiques, \u00e9conomiques, sociaux et territoriaux. Elles enrichissent ainsi potentiellement la connaissance du territoire et de ses usages (donn\u00e9es de la marche et du v\u00e9lo, qualit\u00e9 de l\u2019air, cartographie collaborative\u2026), les services et la personnalisation, les strat\u00e9gies d\u2019acteurs.<\/p>\n<p>En la mati\u00e8re, deux approches s\u2019opposent \u2013 ou s\u2019articulent si l\u2019on s\u2019y prend bien\u00a0: l\u2019une consid\u00e8re d\u2019abord l\u2019appareillage technique, jugeant le territoire ou la ville comme une machine qu\u2019il s\u2019agit d\u2019optimiser\u00a0: c\u2019est la premi\u00e8re version du territoire num\u00e9rique et de la smart city, mobilisant les algorithmes pour produire une \u00ab&nbsp;intelligence&nbsp;\u00bb du territoire dont la complexit\u00e9 est hors de port\u00e9e des usagers (voire des d\u00e9cideurs) ; l\u2019autre s\u2019appuie davantage sur la compr\u00e9hension du num\u00e9rique comme fait social et des data comme objets sociaux et culturels mobilisables \u00e0 des fins d\u2019appropriation et de choix, s\u2019adressant \u00e0 l\u2019intelligence des usagers. D\u00e8s lors, la culture de la donn\u00e9e <a href=\"#note_de_bas_de_page_03\">3<\/a> est un enjeu fort, car la puissance des donn\u00e9es et des algorithmes peut \u00eatre discriminante ou susciter le rejet.<\/p>\n<h3>Un territoire loin de dispara\u00eetre<\/h3>\n<p>Le num\u00e9rique n\u2019a pas d\u00e9mat\u00e9rialis\u00e9 la ville, loin de l\u00e0 ; et il est progressivement sorti des \u00e9crans pour investir l\u2019espace physique des villes, de fa\u00e7on visible (affichage, vitrines, cam\u00e9ras), tangible (objets connect\u00e9s) ou invisible. Il influe maintenant sur les contours de la ville (contr\u00f4les d\u2019acc\u00e8s et p\u00e9ages urbains), sur ses \u00e9v\u00e9nements et temps forts (diffusion en direct via des outils tels P\u00e9riscope, capacit\u00e9 de regroupements \u00ab&nbsp;imm\u00e9diats&nbsp;\u00bb via les r\u00e9seaux sociaux\u2026). Il contribue \u00e9galement \u00e0 transformer les lieux physiques du commerce et des services, de la culture, de l\u2019\u00e9ducation, des services publics ou encore du travail. Dans certains cas (banques en ligne, MOOC \u2013 Massive Open Online Course\u2026), il s\u2019agit de s\u2019affranchir des contraintes physiques <a href=\"#note_de_bas_de_page_04\">4<\/a> et de leur co\u00fbt ; mais les habitants des territoires continueront \u00e0 sortir de chez eux.<\/p>\n<p>Dans d\u2019autres cas, le num\u00e9rique aide \u00e0 r\u00e9inventer les espaces physiques, \u00e0 les programmer autrement, \u00e0 les adapter aux nouvelles incertitudes du monde et aux besoins d\u2019adaptabilit\u00e9, de mutualisation, de r\u00e9versibilit\u00e9 qui ont \u00e9merg\u00e9. Loin de d\u00e9crire une ville num\u00e9rique \u00ab&nbsp;en ligne&nbsp;\u00bb, il s\u2019agit d\u00e8s lors de repenser les \u00e9quipements et les infrastructures avec l\u2019aide de dispositifs num\u00e9riques qui peuvent permettre de limiter la capacit\u00e9 exc\u00e9dentaire, de faciliter les mod\u00e8les \u00e9conomiques, de mieux coller aux usages. En d\u00e9passant la sid\u00e9ration, il est possible de renforcer la ma\u00eetrise collective de nos territoires aux prises avec les leviers num\u00e9riques et de mettre ceux-ci au service des d\u00e9fis principaux auxquels nous sommes confront\u00e9s. Parmi ces d\u00e9fis, si nous voulons des villes et territoires durables, nous avons \u00e0 faire le choix d\u2019approches num\u00e9riques plus sobres et moins gourmandes en ressources, plus d\u00e9mocratiques et appropriables, et fond\u00e9es sur un meilleur partage de la connaissance et des donn\u00e9es.<\/p>\n<div class=\"notesBasDePage\">\n<strong id=\"note_de_bas_de_page_01\">1<\/strong>. Cf. La Fing, <em>Questions Num\u00e9riques<\/em>, Cahier d\u2019enjeux et de prospective Transitions, 2015.<br \/>\n<strong id=\"note_de_bas_de_page_02\">2<\/strong>. Le num\u00e9rique rendrait la ville ingouvernable. C\u2019est l\u2019hypoth\u00e8se de d\u00e9part de l\u2019exp\u00e9dition Audacities men\u00e9e en 2017-2018 par la Fing et l\u2019Iddri. Elle propose des pistes de nouvelle gouvernance.<br \/>\n<strong id=\"note_de_bas_de_page_03\">3<\/strong>. La culture de la donn\u00e9e est le th\u00e8me de la campagne <em>\u00ab&nbsp;Parlez-vous data\u00a0?&nbsp;\u00bb<\/em> que la Fing conduit avec un ensemble d\u2019acteurs territoriaux.<br \/>\n<strong id=\"note_de_bas_de_page_04\">4<\/strong>. Cf. exp\u00e9dition <em>Softplace<\/em> conduite par la Fing dans quatre territoires pilotes.\n<\/div>\n<h3 id=\"contenuAdditionnel\">Contenu additionnel\u00a0:<\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>Num\u00e9rique et transitions\u00a0: Cahier d&#8217;enjeux <em>Questions num\u00e9riques-Transitions<\/em>, chapitres Ville, Territoire, Action publique,&#8230;. <a href=\"http:\/\/reseau.fing.org\/qntransitions\">http:\/\/reseau.fing.org\/qntransitions<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>Mutation des lieux physiques et des services du territoire\u00a0: <em>SoftPlace\u00a0&#8211; Syst\u00e8mes et strat\u00e9gies des lieux partag\u00e9s<\/em> (Fing-Iddri). <a href=\"http:\/\/fing.org\/?SoftPlace\">http:\/\/fing.org\/?SoftPlace<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li><em>Audacities\u00a0<\/em>&#8211; Gouverner et innover dans la ville num\u00e9rique r\u00e9elle (Fing-Fabrique des territoires innovants)\u00a0:<br \/>\n<a href=\"http:\/\/fing.org\/?AudaCities\">http:\/\/fing.org\/?AudaCities<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li><em>Sharevolution<\/em> &#8211; La consommation collaborative, niche ou nouveau paradigme\u00a0? (Fing-OuiShare).<br \/>\n<a href=\"http:\/\/fing.org\/?ShaREvolution\">http:\/\/fing.org\/?ShaREvolution<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li><em>Domino<\/em> &#8211; Faire des pratiques collaboratives un levier vers des modes de vie durables. Recherche-action conduite par Collporterre avec IMT Atlantique et la Fing.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.bretagne-consommation-collaborative.net\/\">http:\/\/www.bretagne-consommation-collaborative.net\/<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li><em>Transitions2 &#8211; Agir local<\/em> &#8211; Le num\u00e9rique au service des d\u00e9marches environnementales des territoires. <a href=\"http:\/\/www.transitions2.net\/catalogue\/view\/1020\/kit-agirlocal\">http:\/\/www.transitions2.net\/catalogue\/view\/1020\/kit-agirlocal<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>Culture de la donn\u00e9e, open data\u00a0: <em>Parlez-vous data\u00a0?<\/em> <a href=\"http:\/\/fing.org\/?Infolab\">http:\/\/fing.org\/?Infolab<\/a><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sommes-nous en pr\u00e9sence d\u2019une r\u00e9volution num\u00e9rique qui balaierait sur son passage tous les fondamentaux de la compr\u00e9hension des territoires ? 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