{"id":1282,"date":"2018-01-26T14:34:14","date_gmt":"2018-01-26T13:34:14","guid":{"rendered":"http:\/\/lib.aua-toulouse.org\/BelvedeRPlus\/?p=1282"},"modified":"2018-02-16T10:15:42","modified_gmt":"2018-02-16T09:15:42","slug":"tiers-lieux-nouveaux-lieux-nouvelles-formes-de-travail-a-lheure-du-numerique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/tiers-lieux-nouveaux-lieux-nouvelles-formes-de-travail-a-lheure-du-numerique\/","title":{"rendered":"Tiers-lieux\u00a0: nouveaux lieux, nouvelles formes de travail a\u0300 l\u2019heure du nume\u0301rique\u00a0?"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"..\/..\/wp-content\/uploads\/PDF\/N2\/Nouveaux_lieux_et_formes_travail_numerique_BelvedeR_n2.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">T\u00e9l\u00e9chargez l&#8217;article au format PDF<\/a><\/p>\n<blockquote><p><em><strong>Mathieu VIDAL,<\/strong><br \/>\nMa\u00eetre de conf\u00e9rences en G\u00e9ographie et Am\u00e9nagement,<br \/>\nMembre du LISST-Cieu et du groupe de recherche PPES,<br \/>\nUniversit\u00e9 Toulouse II Jean Jaur\u00e8s,<br \/>\nInstitut National Universitaire Champollion Albi.<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p><strong>L\u2019expression \u00ab\u00a0tiers-lieux\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Third Places\u00a0\u00bb) est apparue en 1989 sous la plume de l\u2019\u00c9tasunien Ray Oldenburg, sociologue de l\u2019urbain <\/strong><a href=\"#note_de_bas_de_page_01\">1<\/a><strong>. C\u2019est ainsi qu\u2019il caract\u00e9risait certains lieux interm\u00e9diaires et hybrides entre lieux de travail et domicile, dont les caf\u00e9s, bars, centres communautaires, grands magasins, salons de beaut\u00e9, etc. Des lieux devenus selon lui source d\u2019\u00e9quilibre personnel et d\u2019inclusion sociale dans un contexte de fort \u00e9talement urbain. La notion a \u00e9volu\u00e9 pour devenir aujourd\u2019hui un mot-valise d\u00e9signant diff\u00e9rentes formes de nouveaux lieux clairement li\u00e9s \u00e0 la mont\u00e9e en puissance du num\u00e9rique dans nos soci\u00e9t\u00e9s.<\/strong><\/p>\n<p>Bien que certains le qualifient d\u2019\u00e9piph\u00e9nom\u00e8ne, le d\u00e9veloppement des tiers-lieux semble r\u00e9v\u00e9ler une tendance de fond \u2013 la France en compte pr\u00e8s d\u2019un millier. Concomitants de la soci\u00e9t\u00e9 de la connaissance et symboliques de nouvelles formes de travail et de sociabilit\u00e9, ces espaces peuvent \u00eatre sources de mutations urbaines du fait de leur r\u00f4le et de leurs cons\u00e9quences \u00e0 la fois sur l\u2019inclusion sociale, les mobilit\u00e9s des travailleurs, les pratiques d\u2019entrepreneuriat, l\u2019immobilier d\u2019entreprise, etc.<\/p>\n<h3>Les tiers-lieux\u00a0: de quoi parle-t-on vraiment\u00a0?<\/h3>\n<p>S\u2019il est commun\u00e9ment admis que les tiers-lieux constituent des espaces interm\u00e9diaires (autres que la maison ou le bureau), une tentative de d\u00e9finition pr\u00e9cise reste complexe en raison de leur vari\u00e9t\u00e9. Il y a les espaces de coworking, lieux de \u00ab\u00a0travail en commun\u00a0\u00bb, qui s\u2019adressent surtout aux <em>free-lances<\/em>, aux autoentrepreneurs, parfois aussi aux chercheurs d\u2019emploi. Ils permettent aux usagers, moyennant un abonnement, de sortir d\u2019un certain isolement et de b\u00e9n\u00e9ficier de ressources mutualis\u00e9es\u00a0: un d\u00e9bit Internet adapt\u00e9, des postes de travail en open space, des salles de travail et de r\u00e9union, des possibilit\u00e9s d\u2019impression, la fameuse caf\u00e9t\u00e9ria, etc. Au-del\u00e0, les travailleurs peuvent b\u00e9n\u00e9ficier des conseils d\u2019autres <em>coworkers<\/em>, voire profiter d\u2019opportunit\u00e9s d\u2019affaires. Les t\u00e9l\u00e9centres constituent une variante de ces espaces \u00ab\u00a0classiques\u00a0\u00bb de <em>coworking<\/em> et sont plut\u00f4t \u00e9quivalents \u00e0 des bureaux d\u00e9localis\u00e9s. Ils ciblent un public de salari\u00e9s \u00e0 qui ils offrent une solution pour travailler \u00e0 proximit\u00e9 de chez eux, une \u00e0 plusieurs fois par semaine. L\u2019on ne peut limiter ou brider la notion de tiers-lieux \u00e0 ces seuls espaces comme cela est souvent le cas. En font \u00e9galement partie les <em>FabLabs<\/em> \u2013 pour la contraction de la version anglaise de \u00ab\u00a0laboratoire de fabrication\u00a0\u00bb. Lieux ouverts de cr\u00e9ation et de prototypage d\u2019objets, ils s\u2019adressent \u00e0 un large public\u00a0: familles, \u00e9tudiants, artistes, entrepreneurs d\u00e9sireux de tester le prototype d\u2019un projet etc. Cr\u00e9\u00e9s et d\u00e9finis en 2004 par Neil Gershenfeld, du Massachussets Institute of Technology (MIT), les <em>FabLabs<\/em>, lieux \u00ab\u00a0d\u2019intelligence collective\u00a0\u00bb, proposent \u00e0 leurs adh\u00e9rents des machines \u00e0 commande num\u00e9rique\u00a0: d\u00e9coupeuses laser, imprimantes 2D et 3D, s\u00e9rigraphies pour antennes et circuits flexibles, fraiseuses pour circuits imprim\u00e9s et moules, etc. Polymorphes, ils peuvent \u00e9galement prendre d\u2019autres noms selon qu\u2019ils sont par exemple plut\u00f4t orient\u00e9s informatique et technologie (les <em>Hackerspaces<\/em>), fabrication (les <em>Makerspaces<\/em>), r\u00e9paration (les <em>Repair Caf\u00e9s<\/em>), etc. Une telle typologie des tiers-lieux n\u2019est pas exhaustive ; pour certains auteurs, il faudrait par exemple y int\u00e9grer les jardins partag\u00e9s (toutefois moins li\u00e9s au num\u00e9rique).<\/p>\n<h3>Un ph\u00e9nom\u00e8ne en forte croissance dans un contexte de mutation des formes de travail\u00a0?<\/h3>\n<p>Les tiers-lieux, dont le nombre a plus que tripl\u00e9 au cours des trois derni\u00e8res ann\u00e9es, ont pour point commun d\u2019\u00eatre des espaces d\u2019innovation (sociale, organisationnelle, technologique, etc.) qui semblent r\u00e9pondre \u00e0 un besoin ; besoin d\u2019usagers citoyens et\/ou travailleurs, qu\u2019il convient de resituer dans un contexte de mutations des formes de travail et des formes juridiques associ\u00e9es\u00a0: d\u00e9veloppement des autoentrepreneurs, des travailleurs ind\u00e9pendants, des <em>free-lances<\/em>\u2026 Ces nouveaux travailleurs, plus nombreux et qui cherchent \u00e0 sortir de leur isolement professionnel, constituent l\u2019essentiel de la client\u00e8le de cette offre nouvelle. Mais au-del\u00e0, ces espaces apportent aussi une r\u00e9ponse au d\u00e9veloppement du t\u00e9l\u00e9travail <a href=\"#note_de_bas_de_page_02\">2<\/a>, ph\u00e9nom\u00e8ne que l\u2019on voit cro\u00eetre avec l\u2019av\u00e8nement du num\u00e9rique.<\/p>\n<h3>Multiplicit\u00e9 des approches, vari\u00e9t\u00e9 des usages et des profils<\/h3>\n<p>Des entr\u00e9es compl\u00e9mentaires se recoupent dans les tiers-lieux et ouvrent sur diff\u00e9rents enjeux <a href=\"#note_de_bas_de_page_03\">3<\/a>. Une premi\u00e8re entr\u00e9e concerne les aspects \u00e9conomiques. De la valeur, (richesse financi\u00e8re ou non) se cr\u00e9e en effet autour de ces espaces qui sont des espaces de travail et d\u2019\u00e9change.<\/p>\n<p>L\u2019entr\u00e9e socioprofessionnelle a \u00e9galement une r\u00e9elle importance pour des lieux qui tendent \u00e0 faire r\u00e9f\u00e9rence dans l\u2019apprentissage ou la ma\u00eetrise de certains domaines innovants, dans la mesure o\u00f9 ils r\u00e9unissent professionnels et amateurs \u00e9clair\u00e9s de ces secteurs.<\/p>\n<p>Moins sp\u00e9cifiques au monde du travail, les tiers-lieux mettent \u00e9galement en exergue des enjeux sociologiques et culturels. Carrefours de rencontres, ils facilitent les interactions sociales qui se cr\u00e9ent autour de l\u2019entraide et \/ ou du portage collectif de projet. Les valeurs d\u2019ouverture, de partage, de solidarit\u00e9 qui y sont port\u00e9es, ont aussi pour ambition de transformer le \u00ab\u00a0simple usager\u00a0\u00bb en co-cr\u00e9ateur de projets, en citoyen proactif.<\/p>\n<p>Enfin, les tiers-lieux sont \u00e0 envisager selon une perspective territoriale. Consid\u00e9r\u00e9s comme des centres de ressources locaux, ils ont vocation \u00e0 interroger les pratiques locales et \u00e0 \u00eatre int\u00e9gr\u00e9s aux dynamiques territoriales dans toutes leurs dimensions, qu\u2019elles soient sociales et soci\u00e9tales, innovatrices, \u00e9conomiques, etc.<\/p>\n<h3>Les tiers-lieux, objets purement m\u00e9tropolitains\u00a0?<\/h3>\n<p>En France, la R\u00e9gion Occitanie constitue la seconde concentration de tiers-lieux apr\u00e8s la r\u00e9gion \u00celede- France\u00a0: 104 sont recens\u00e9s en novembre 2017 <a href=\"#note_de_bas_de_page_04\">4<\/a>, pour les seuls espaces de coworking (sans les FabLabs \u2013 un recensement partiel qui t\u00e9moigne de la difficult\u00e9 \u00e0 d\u00e9finir le p\u00e9rim\u00e8tre du concept\u00a0!) L\u2019agglom\u00e9ration toulousaine, avec ses 21 espaces de <em>coworking<\/em> illustre pleinement leur caract\u00e8re m\u00e9tropolitain. Le plus symbolique d\u2019entre eux est sans doute La Cantine port\u00e9e par l\u2019association La M\u00eal\u00e9e Num\u00e9rique et aujourd\u2019hui localis\u00e9e au Quai des Savoirs. La M\u00e9tropole n\u2019est pas en reste c\u00f4t\u00e9 <em>FabLabs<\/em>, comptant notamment dans ses rangs le fameux Artilect, structure localis\u00e9e dans le centre-ville (quartier Patte d\u2019Oie).<\/p>\n<p>Le d\u00e9ploiement des tiers-lieux (<em>coworking<\/em> et <em>FabLabs<\/em>) s\u2019effectue aussi au-del\u00e0 des m\u00e9tropoles sur l\u2019ensemble des territoires (on compte d\u00e9j\u00e0 13 espaces de <em>coworking<\/em> en Loz\u00e8re et 8 dans le Tarn\u00a0!). La R\u00e9gion Occitanie y voit des leviers pouvant participer \u00e0 relever de nombreux d\u00e9fis ainsi \u00e9num\u00e9r\u00e9s\u00a0: \u00ab\u00a0d\u00e9fis li\u00e9s au d\u00e9veloppement durable ; aux difficult\u00e9s de mobilit\u00e9 pour les salari\u00e9s dans les grandes aires urbaines (congestion des transports) ; \u00e0 l\u2019attractivit\u00e9 \u00e9conomique des territoires ruraux, en p\u00e9riph\u00e9rie urbaine et en reconversion ; \u00e0 l\u2019\u00e9mergence d\u2019une nouvelle \u00e9conomie collaborative et du manque de lieux favorisant son d\u00e9veloppement ; \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration des conditions de travail \u00e0 travers la mise en place de nouvelles organisations du travail dans les entreprises priv\u00e9es comme dans les collectivit\u00e9s\u00a0\u00bb <a href=\"#note_de_bas_de_page_05\">5<\/a>.<\/p>\n<p>Ces tiers-lieux qui semblent aujourd\u2019hui pl\u00e9biscit\u00e9s par certains travailleurs ne trouvant plus forc\u00e9ment leur compte dans l\u2019unique bureau classique, par des citoyens \u00e0 la recherche de valeurs d\u2019entraide\u2026 ne peuvent que prendre de l\u2019importance, \u00e0 l\u2019heure du num\u00e9rique, du t\u00e9l\u00e9travail, de l\u2019innovation \u00ab\u00a0par le bas\u00a0\u00bb\u2026 Mais le ph\u00e9nom\u00e8ne reste complexe tant dans ses formes, que dans les usages qui s\u2019y d\u00e9veloppent, et par ses impacts locaux. Il est donc particuli\u00e8rement pertinent pour l\u2019am\u00e9nageur d\u2019\u00e9tudier leur d\u00e9ploiement sur nos territoires.<\/p>\n<div style=\"background-color: #c5eff0; padding: 15px;\">\n<p><strong>D\u00e9veloppement du t\u00e9l\u00e9travail<\/strong><\/p>\n<p>Une enqu\u00eate du cabinet RH Kronos estime qu\u2019en 2016, 16,7 % des Fran\u00e7ais ont t\u00e9l\u00e9travaill\u00e9 plus d\u2019une journ\u00e9e par semaine . Les 2\/3 (64 %) le faisaient \u00ab\u00a0classiquement\u00a0\u00bb \u00e0 leur domicile, 21 % t\u00e9l\u00e9travaillaient dans des bureaux mis \u00e0 disposition par leur entreprise (type centres d\u2019affaires), 8 % dans des r\u00e9seaux de proximit\u00e9 (dont les t\u00e9l\u00e9centres) et 7 % dans des espaces de <em>coworking<\/em>. Cette enqu\u00eate indique que le t\u00e9l\u00e9travail permettrait, en moyenne\u00a0: une baisse de 5,5 jours par an d\u2019arr\u00eats maladie ; une augmentation de la productivit\u00e9 de 22 % ; une r\u00e9duction de 40 minutes du temps moyen de trajet domicile-travail ; une augmentation de 45 minutes du temps moyen de sommeil des salari\u00e9s.<\/p>\n<p>Cf. <a href=\"http:\/\/blog.kronos.fr\/les-chiffres-clefs-du-teletravail-en-2016\">http:\/\/blog.kronos.fr\/les-chiffres-clefs-du-teletravail-en-2016<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"notesBasDePage\">\n<strong id=\"note_de_bas_de_page_01\">1<\/strong>. Ray Oldenburg, <em>The Great Good Place: Caf\u00e9s, Coffee Shops, Community Centers, Beauty Parlors, General Stores, Bars, Hangouts, and how They Get You Through the Day<\/em>, Paragon House, 1989, 338 p.<br \/>\n<strong id=\"note_de_bas_de_page_02\">2<\/strong>. T\u00e9l\u00e9travail dont les enjeux sont d\u2019ailleurs int\u00e9gr\u00e9s \u00e0 la loi Travail vot\u00e9e le 28 XI 2017.<br \/>\n<strong id=\"note_de_bas_de_page_03\">3<\/strong>. Cette typologie est port\u00e9e par de nombreux auteurs. Mais cf. par exemple le site movilab.org, sp\u00e9cialis\u00e9 sur les tiers-lieux.<br \/>\n<strong id=\"note_de_bas_de_page_04\">4<\/strong>. Le site <a href=\"http:\/\/www.tierslieuxoccitanie.com\">http:\/\/www.tierslieuxoccitanie.com<\/a>.<br \/>\n<strong id=\"note_de_bas_de_page_05\">5<\/strong>. cf. <a href=\"https:\/\/www.laregion.fr\/Appela- Manifestation-d-Interet-Tiers-Lieux\">https:\/\/www.laregion.fr\/Appela- Manifestation-d- Interet-Tiers-Lieux<\/a>.\n<\/div>\n<p><strong>Bibliographie\u00a0:<\/strong> Michel LUSSAULT, <em>Hyper-lieux. Les nouvelles g\u00e9ographies de la mondialisation<\/em>, Seuil, 2017<\/p>\n<p><em>Photos \u00a9 P. Nin<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019expression \u00ab tiers-lieux \u00bb (\u00ab Third Places \u00bb) est apparue en 1989 sous la plume de l\u2019\u00c9tasunien Ray Oldenburg, sociologue de l\u2019urbain 1. C\u2019est ainsi qu\u2019il caract\u00e9risait certains lieux interm\u00e9diaires et hybrides entre lieux de travail et domicile, dont les caf\u00e9s, bars, centres communautaires, grands magasins, salons de beaut\u00e9, etc. Des lieux devenus selon lui source d\u2019\u00e9quilibre personnel et d\u2019inclusion sociale dans un contexte de fort \u00e9talement urbain. La notion a \u00e9volu\u00e9 pour devenir aujourd\u2019hui un mot-valise d\u00e9signant diff\u00e9rentes formes de nouveaux lieux clairement li\u00e9s \u00e0 la mont\u00e9e en puissance du num\u00e9rique dans nos soci\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":1283,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[5],"tags":[],"authors":[{"term_id":82,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"auat","display_name":"AUAT"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1282"}],"collection":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1282"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1282\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1774,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1282\/revisions\/1774"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1283"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1282"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1282"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1282"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}