{"id":1365,"date":"2018-01-26T17:11:25","date_gmt":"2018-01-26T16:11:25","guid":{"rendered":"http:\/\/lib.aua-toulouse.org\/BelvedeRPlus\/?p=1365"},"modified":"2018-02-07T11:21:56","modified_gmt":"2018-02-07T10:21:56","slug":"prix-ecrire-la-ville-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/prix-ecrire-la-ville-2017\/","title":{"rendered":"Prix \u00c9CRIRE LA VILLE 2017"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"..\/..\/wp-content\/uploads\/PDF\/N2\/Prix_ecrire_la_ville_BelvedeR_n2.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">T\u00e9l\u00e9chargez l&#8217;article au format PDF<\/a><\/p>\n<p><strong>Chaque ann\u00e9e, le Prix <em>\u00c9crire la Ville<\/em> salue une oeuvre contemporaine qui se distingue par ses qualit\u00e9s litt\u00e9raires et par un regard original et fort sur la ville. Pour sa deuxi\u00e8me \u00e9dition, le jury pr\u00e9sid\u00e9 par Aur\u00e9lien Bellanger a d\u00e9cern\u00e9 le prix 2017 \u00e0 Laurence Coss\u00e9 pour son livre <em>La Grande Arche<\/em>.<\/strong><\/p>\n<h5>LAUR\u00c9AT 2017\u00a0:<\/h5>\n<p><em><strong>La Grande Arche,<\/strong><\/em> Laurence Coss\u00e9,\u00a0Gallimard, 2016.<\/p>\n<p>Il existe \u00e0 travers le monde une l\u00e9gende presque universelle, selon laquelle on ne peut pas construire un monument si un \u00eatre humain n\u2019est pas sacrifi\u00e9. Sinon, le b\u00e2timent s\u2019\u00e9croule, et s\u2019\u00e9croule toutes les fois qu\u2019on essaye de le remonter. Pour conjurer cette mal\u00e9diction, il faut emmurer quelqu\u2019un de vivant dans les fondations. On recense plus de sept cents versions de cette histoire. Celle de la Grande Arche de la D\u00e9fense est la plus r\u00e9cente.<\/p>\n<p>Ce r\u00e9cit brosse l\u2019\u00e9pop\u00e9e de la construction d\u2019un des monuments les plus connus de Paris, dont on ignore qu\u2019il fut l\u2019enjeu de luttes politiques au couteau sous le r\u00e8gne de Fran\u00e7ois Mitterrand. C\u2019est surtout le portrait et l\u2019histoire de son cr\u00e9ateur, Johan Otto von Spreckelsen, un architecte danois tr\u00e8s secret, professeur aux Beaux-Arts de Copenhague.<\/p>\n<p>Laur\u00e9at d\u2019un prestigieux concours international en 1983, f\u00eat\u00e9 pour son projet \u00e0 son arriv\u00e9e \u00e0 Paris, cet homme du Nord d\u00e9couvre avec stup\u00e9faction la d\u00e9sinvolture et les revirements \u00e0 la fran\u00e7aise. L\u2019affaire finit tragiquement pour lui, alors que se construit ce portique de marbre qui para\u00eet la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 m\u00eame.<\/p>\n<p>Dans ce roman puissant, Laurence Coss\u00e9 conjugue l\u2019art de la narration romanesque et la pr\u00e9cision d\u2019une longue enqu\u00eate pour \u00e9voquer un destin d\u2019architecte parmi les plus beaux et les plus paradoxaux, les plus absolus et les plus violents du XXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0La Grande Arche est un grand monument et le roman de Laurence Coss\u00e9 est porteur de cette monumentalit\u00e9. [\u2026] Le prix est all\u00e9 \u00e0 un livre et non au monument\u00a0! Avec La Grande Arche, Laurence Coss\u00e9 a trouv\u00e9 un objet romanesque merveilleux\u00a0! [\u2026] Il fait revivre la figure oubli\u00e9e du grand architecte et joue avec cette figure. [\u2026] Son ampleur romanesque et sa geste singuli\u00e8re en font un excellent laur\u00e9at\u00a0!\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\n<strong>Aur\u00e9lien Bellanger, pr\u00e9sident du jury<\/strong><\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Ce roman retrace l\u2019odyss\u00e9e de la construction d\u2019un des b\u00e2timents les plus symboliques de France car il est l\u2019expression d\u2019un paradoxe que retranscrit l\u2019auteur dans le r\u00e9cit du d\u00e9roulement de son \u00e9dification.\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\n<strong>G\u00e9rard Huet, membre du jury<\/strong><\/p>\n<h5>LES AUTRES OUVRAGES EN COMP\u00c9TITION \/ LA BIBLIOTH\u00c8QUE ID\u00c9ALE 2017<\/h5>\n<p><em><strong>Chroniques de J\u00e9rusalem<\/strong><\/em>, Guy Delisle, Delcourt, 2011.<br \/>\n<em><strong>Les Ann\u00e9es insulaires<\/strong><\/em>, Philippe Le Guillou, Gallimard, 2014.<br \/>\n<em><strong>Ceci n\u2019est pas une ville<\/strong><\/em>, Laure Murat, Flammarion, 2016.<br \/>\n<em><strong>B\u00e9ton arm\u00e9<\/strong><\/em>, Philippe Rahmy, La Table Ronde, 2015.<br \/>\n<em><strong>Le Bourreau de Gaud\u00ed<\/strong><\/em>, Aro Sainz de la Maza, Actes Sud, 2014.<br \/>\n<em><strong>L\u2019Inhabitable<\/strong><\/em>, Joy Sorman, Gallimard, 2016.<\/p>\n<p><em>Photo mise en avant\u00a0\u00a9 Gallimard<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il existe \u00e0 travers le monde une l\u00e9gende presque universelle, selon laquelle on ne peut pas construire un monument si un \u00eatre humain n\u2019est pas sacrifi\u00e9. 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