{"id":2079,"date":"2018-06-05T15:22:06","date_gmt":"2018-06-05T13:22:06","guid":{"rendered":"https:\/\/revue-belveder.org\/?p=2079"},"modified":"2018-06-29T10:00:30","modified_gmt":"2018-06-29T08:00:30","slug":"la-face-cachee-dune-entree-de-ville","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/la-face-cachee-dune-entree-de-ville\/","title":{"rendered":"La face cach\u00e9e d\u2019une entr\u00e9e de ville"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: left;\">Zoom sur la Route de Paris<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3 style=\"text-align: left;\">Un territoire construit par une superposition d\u2019usages sur un temps long<\/h3>\n<p style=\"text-align: left;\">Au XVIIIe si\u00e8cle, la Route de Paris \u00e9tait la voie \u00ab\u202froyale\u202f\u00bb de l\u2019entr\u00e9e sur Toulouse depuis Montauban. L\u2019infrastructure territoriale traversait la plaine de la Garonne en grandes lignes droites plant\u00e9es d\u2019arbres d\u2019alignement. Le canal lat\u00e9ral \u00e0 la Garonne puis, \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle, le chemin de fer sont construits et viennent compl\u00e9ter le syst\u00e8me d\u2019infrastructures \u00e0 proximit\u00e9 de la route. L\u2019agriculture est omnipr\u00e9sente avec, comme souvent dans la plaine de la Garonne \u00e0 cette \u00e9poque, une part importante de vignobles. La ville s\u2019est \u00e9tendue au-del\u00e0 des remparts et l\u2019urbanisation s\u2019\u00e9tend sur la route royale, souvent en lien avec l\u2019activit\u00e9 agricole et mara\u00eech\u00e8re. En 1950, c\u2019est encore une voie dans la campagne, traversant un territoire mara\u00eecher riche et tr\u00e8s \u00e9tendu. L\u2019espace est structur\u00e9 par ce syst\u00e8me dominant, compos\u00e9 de tr\u00e8s longues et minces parcelles mara\u00eech\u00e8res accompagn\u00e9es de long\u00e8res, de fermes install\u00e9es en bordure de voies de communication et de r\u00e9seaux de canaux irrigant les terres.<br \/>\nLa seconde moiti\u00e9 du XXe si\u00e8cle voit l\u2019av\u00e8nement de l\u2019\u00e9talement urbain, facilit\u00e9 par le d\u00e9veloppement de la voiture pour tous. L\u2019urbanisme se construit suivant des poches de fonctions sp\u00e9cifiques, et le zonage devient une m\u00e9thode de planification urbaine. Les entr\u00e9es de ville s\u2019uniformisent, accueillant activit\u00e9s tertiaires et commerciales entour\u00e9es de vastes parkings. Cette fa\u00e7ade caract\u00e9rise l\u2019ensemble du territoire travers\u00e9 et lui donne sa \u00ab\u202fmarque\u202f\u00bb, comme le fait l\u2019abondante signal\u00e9tique des enseignes pr\u00e9sentes tout au long de l\u2019avenue.<br \/>\nAu-del\u00e0, \u00e0 partir des chemins et des hameaux ruraux, se construit un p\u00e9riurbain domin\u00e9 par l\u2019habitat pavillonnaire.<br \/>\nPourtant, le territoire est \u00e0 l\u2019image des parchemins que les auteurs m\u00e9di\u00e9vaux grattaient pour y d\u00e9ployer un nouveau texte\u202f<span id='easy-footnote-1' class='easy-footnote-margin-adjust'><\/span><span class='easy-footnote'><a href='https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/la-face-cachee-dune-entree-de-ville\/#easy-footnote-bottom-1' title=' CORBOZ A., Le Territoire comme palimpseste et autres essais, Les \u00e9ditions de l\u2019imprimeur, 2001. '><sup>1<\/sup><\/a><\/span>\u202f: il reste toujours des traces des anciennes utilisations qui se superposent aux nouvelles. Ces fragments, d\u00e9laiss\u00e9s ou r\u00e9utilis\u00e9s, \u00e9mergent par endroits et conf\u00e8rent une diversit\u00e9 et un caract\u00e8re particulier \u00e0 l\u2019entr\u00e9e nord de l\u2019agglom\u00e9ration toulousaine.<\/p>\n<div style=\"width: 100%;\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/1800EtatMajor-255x300.jpg\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone\" style=\"width: 174px;\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/1800EtatMajor-255x300.jpg\" alt=\"\" width=\"255\" height=\"204\" \/><\/a><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/1965Aerien-266x300.jpg\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone\" style=\"width: 181px;\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/1965Aerien-266x300.jpg\" alt=\"\" width=\"266\" height=\"204\" \/><\/a><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/RouteParisAerien-300x239.jpg\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone\" style=\"width: 256px;\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/RouteParisAerien-300x239.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"204\" \/><\/a><\/div>\n<p style=\"text-align: left;\"><em> Secteur de la Route de Paris au XIXe si\u00e8cle (carte d&#8217;\u00e9tat-major), en 1965 et aujourd&#8217;hui<\/em><\/p>\n<div><\/div>\n<h3 style=\"text-align: left;\">L\u2019empreinte des anciennes activit\u00e9s mara\u00eech\u00e8res et des exploitations de gravi\u00e8res<\/h3>\n<p style=\"text-align: left;\">D\u2019anciens parcellaires mara\u00eechers subsistent, trames donnant une orientation en diagonale \u00e0 de nombreuses implantations d\u2019activit\u00e9s aux abords de la route, mais aussi \u00e0 certains habitats pavillonnaires en vis-\u00e0-vis de lotissements g\u00e9n\u00e9riques. Ici, c\u2019est une demeure li\u00e9e \u00e0 l\u2019activit\u00e9 agricole qui subsiste avec son parc bois\u00e9 comme le ch\u00e2teau de Fenouillet isol\u00e9 dans une ancienne zone de d\u00e9p\u00f4ts, l\u00e0 une maison de ma\u00eetre r\u00e9habilit\u00e9e en maison de retraite, une ancienne ferme reconvertie en habitat\u2026<br \/>\nAu d\u00e9tour d\u2019un chemin, on d\u00e9couvre des lacs entour\u00e9s d\u2019arbres, havres de nature en bord d\u2019autoroute et \u00e0 l\u2019arri\u00e8re d\u2019un entrep\u00f4t, avec quelques p\u00eacheurs \u00e0 la ligne et un joggeur : ce sont d\u2019anciennes gravi\u00e8res qui pars\u00e8ment le territoire \u00e0 proximit\u00e9 de la Garonne. Elles faisaient partie d\u2019une industrie florissante exploitant les sous-sols du lit majeur du fleuve, puis elles ont progressivement disparu au profit de la zone d\u2019activit\u00e9s commerciales.<br \/>\nDans ces zones dont le fonctionnement a engendr\u00e9 un am\u00e9nagement recouvrant uniform\u00e9ment le sol de bitume, subsistent n\u00e9anmoins des espaces d\u00e9laiss\u00e9s, isol\u00e9s en bord de route\u202f: larges parcelles inaccessibles ou parfois encore cultiv\u00e9es, plantations pr\u00e9serv\u00e9es qui permettent \u00e0 la pleine terre d\u2019\u00eatre pr\u00e9sente. \u00c0 l\u2019arri\u00e8re de la Route de Paris, le paysage devient juxtaposition et confrontation de deux modes d\u2019appropriation de l\u2019espace.<\/p>\n<div id=\"attachment_2100\" style=\"width: 592px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/coupe-territoriale-fenouillet1.jpg\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2100\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-2100\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/coupe-territoriale-fenouillet1-300x99.jpg\" alt=\"\" width=\"582\" height=\"192\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/coupe-territoriale-fenouillet1-300x99.jpg 300w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/coupe-territoriale-fenouillet1-768x254.jpg 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/coupe-territoriale-fenouillet1-1024x338.jpg 1024w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/coupe-territoriale-fenouillet1-500x165.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 582px) 100vw, 582px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2100\" class=\"wp-caption-text\">Coupe territoriale et ambiances paysag\u00e8res et sonores du secteur de Fenouillet<\/p><\/div>\n<h3 style=\"text-align: left;\">La trame interrompue des chemins et des r\u00e9seaux d\u2019eau<\/h3>\n<p style=\"text-align: left;\">Le territoire est aussi compos\u00e9 d\u2019un syst\u00e8me de r\u00e9seaux qui se superposent et s\u2019opposent.<br \/>\nLes anciens chemins ruraux tracent encore souvent les rues d\u2019aujourd\u2019hui, donnant \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de la Route de Paris la sensation d\u2019\u00eatre encore dans des terres agricoles construites de hangars. Leur configuration \u00e9troite, les foss\u00e9s, les sinuosit\u00e9s de leur parcours contrastent fortement avec les am\u00e9nagements routiers des voies d\u2019acc\u00e8s \u00e0 la ville. D\u2019anciens chemins finissent en impasses sur l\u2019autoroute A62, barri\u00e8re quasi infranchissable. D\u2019autres traversent des <em>no man\u2019s lands<\/em> pour venir se raccorder au canal, coinc\u00e9 au bord de la voie ferr\u00e9e, et permettent tout \u00e0 coup de changer de temps et d\u2019espace, de partir loin dans la vision et dans la promenade&#8230;<br \/>\nLes chemins de l\u2019eau sont tout autant chahut\u00e9s. Le syst\u00e8me hydraulique dans la plaine de la Garonne \u00e9tait dense\u202f: ruisseaux allant vers le fleuve, r\u00e9seaux de canaux irrigant les parcelles agricoles et mara\u00eech\u00e8res. Cette ressource a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rablement mise \u00e0 mal par les implantations des grandes activit\u00e9s bordant la Route de Paris. Les ruisseaux et les canaux furent en grande partie enterr\u00e9s pour les uns, d\u00e9truits pour les autres. Il subsiste cependant des bribes de lignes d\u2019eau ouvertes, accompagn\u00e9es d\u2019arbres qui constituent un maillage en pointill\u00e9 du territoire.<\/p>\n<div id=\"attachment_2102\" style=\"width: 449px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/route-de-paris-2.jpg\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2102\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-2102\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/route-de-paris-2-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"439\" height=\"329\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/route-de-paris-2-300x225.jpg 300w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/route-de-paris-2-768x576.jpg 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/route-de-paris-2-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/route-de-paris-2-500x375.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 439px) 100vw, 439px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2102\" class=\"wp-caption-text\">Le long de la Route de Paris<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3 style=\"text-align: left;\">La face cach\u00e9e, nouvelle ressource du territoire\u202f?<\/h3>\n<p style=\"text-align: left;\">Les entr\u00e9es de ville ne sont plus aujourd\u2019hui la vitrine attractive d\u2019un mod\u00e8le de consommation tous azimuts. Partout, une \u00e9volution des zones commerciales anciennes et parfois obsol\u00e8tes se profile. L\u2019exigence en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement durable, les nouveaux rapports au commerce avec des retours vers les proximit\u00e9s, le commerce num\u00e9rique, sont en train de modifier les comportements des usagers et les actions des groupes commerciaux.<br \/>\nL\u2019identit\u00e9 multiple existant \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de ces zones, le substrat contenu dans des lieux plus cach\u00e9s, les usages distendus, de l\u2019habitat \u00e0 l\u2019artisanat ou \u00e0 l\u2019agriculture, en font des espaces mixtes, difficilement r\u00e9ductibles \u00e0 une qualification\u2026 Les architectes urbanistes et les paysagistes se soucient aujourd\u2019hui de ces traces qui montrent l\u2019\u00e9paisseur et la complexit\u00e9 d\u2019un territoire, dont ils font souvent la base d\u2019un projet de requalification. Les am\u00e9nageurs comprennent l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019une intervention qui red\u00e9couvre les sols et les r\u00e9seaux, les trames vertes et bleues, en g\u00e9rant de mani\u00e8re plus l\u00e9g\u00e8re le rapport entre un site et l\u2019empreinte de l\u2019homme.<br \/>\nEt si demain l\u2019envers du d\u00e9cor devenait le point d\u2019accroche pour une recomposition future\u202f?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/strong><\/p>\n<p>BOURRET J., ESCAFFRE F., JAILLET M.-C., P\u00c9R\u00c9 A., \u00ab\u202fLes fragilit\u00e9s urbaines d\u2019une m\u00e9tropole attractive\u202f\u00bb, Une trajectoire m\u00e9tropolitaine &#8211; l\u2019exemple de Toulouse, Le Moniteur, 2016, pp. 69-103.<br \/>\nMANGIN D., La Ville franchis\u00e9e\u202f: formes et structures de la ville contemporaine, \u00c9ditions de la Villette, 2004.<br \/>\nCORBOZ A., Le Territoire comme palimpseste et autres essais, Les \u00e9ditions de l\u2019imprimeur, 2001.<br \/>\nMAROT S., L\u2019Art de la m\u00e9moire, le territoire et l\u2019architecture, \u00c9ditions de la Villette, 2010.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour les Toulousains, la Route de Paris est synonyme d\u2019un axe \u00e0 majorit\u00e9 commerciale domin\u00e9 par le trafic des voitures et des camions. Le paysage urbain \u00ab\u202fstandardis\u00e9\u202f\u00bb s\u2019allonge ind\u00e9finiment dans une juxtaposition de bo\u00eetes et de b\u00e2timents h\u00e9t\u00e9roclites.<br \/>\nPourtant, au-del\u00e0 du regard de l\u2019automobiliste et du consommateur d\u2019espaces commerciaux, le tissu et les usages sont bien plus complexes qu\u2019il n\u2019y para\u00eet. <\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":2089,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[29],"tags":[],"authors":[{"term_id":82,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"auat","display_name":"AUAT"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2079"}],"collection":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2079"}],"version-history":[{"count":26,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2079\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2525,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2079\/revisions\/2525"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2089"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2079"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2079"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2079"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}