{"id":2121,"date":"2018-06-08T15:22:05","date_gmt":"2018-06-08T13:22:05","guid":{"rendered":"https:\/\/revue-belveder.org\/?p=2121"},"modified":"2018-06-29T08:50:29","modified_gmt":"2018-06-29T06:50:29","slug":"derriere-les-palissades","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/derriere-les-palissades\/","title":{"rendered":"Derri\u00e8re les palissades"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: left;\">Entretien avec Ph\u00e9raille, Metteur en jeu de la compagnie le Phun<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_2128\" style=\"width: 480px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Photo\u00a9JordiiBover_4540-retouche.jpg\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2128\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-2128\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Photo\u00a9JordiiBover_4540-retouche-300x184.jpg\" alt=\"\" width=\"470\" height=\"288\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Photo\u00a9JordiiBover_4540-retouche-300x184.jpg 300w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Photo\u00a9JordiiBover_4540-retouche-768x472.jpg 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Photo\u00a9JordiiBover_4540-retouche-1024x630.jpg 1024w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Photo\u00a9JordiiBover_4540-retouche-500x307.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 470px) 100vw, 470px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2128\" class=\"wp-caption-text\">Habitants du quartier autour de la palissade de Mme Bouphar<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>Catherine Aventin : Pour r\u00e9sumer \u00ab\u202fPalissades\u202f\u00bb, on peut dire qu\u2019il s\u2019agit de madame Bouphar, architecte d\u2019un cabinet de prospective urbaine, qui s\u2019installe avec ses coll\u00e8gues sur une place publique, pour partager sa r\u00e9flexion sur l\u2019avenir des villes. Pendant une semaine, les habitants peuvent rencontrer les six personnages de ces palissades et, \u00e0 la fin, ils sont invit\u00e9s \u00e0 partager un moment convivial, avant le d\u00e9part du cabinet.<br \/>\n<\/strong><br \/>\n<strong>Ph\u00e9raille :<\/strong> Madame Bouphar est le symbole de l\u2019architecture humaniste qui, plut\u00f4t que s\u2019enfermer dans son bureau avec son \u00e9quipe et faire des plans sans rencontrer ceux qui vont occuper les futurs b\u00e2timents ou espaces publics, a d\u00e9cid\u00e9 il y a trois ans de faire le tour des villes et d\u2019interroger les citadins. Ainsi, lorsqu\u2019elle rentrera dans son bureau, elle aura acquis cette connaissance des envies humaines contemporaines. De plus, on n\u2019a jamais assez conscience de l\u2019histoire d\u2019une ville, de la mani\u00e8re dont elle a \u00e9t\u00e9 construite, comment elle \u00e9volue, qui d\u00e9cide de quoi, comment \u00e7a se passe, etc. On transmet tout cela avec humour et po\u00e9sie.<\/p>\n<div id=\"attachment_2126\" style=\"width: 588px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Photo\u00a9JordiiBover_4762-copia.jpg\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2126\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-2126\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Photo\u00a9JordiiBover_4762-copia-300x180.jpg\" alt=\"\" width=\"578\" height=\"347\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Photo\u00a9JordiiBover_4762-copia-300x180.jpg 300w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Photo\u00a9JordiiBover_4762-copia-768x461.jpg 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Photo\u00a9JordiiBover_4762-copia-1024x615.jpg 1024w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Photo\u00a9JordiiBover_4762-copia-500x300.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 578px) 100vw, 578px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2126\" class=\"wp-caption-text\">Dans la \u00ab\u202fcoquerie\u202f\u00bb avec Mme Bouphar (au centre)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>Vous proposez le \u00ab\u202fbien voisiner ensemble\u202f\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire\u202f?<\/strong><br \/>\nLe \u00ab\u202fbien vivre ensemble\u202f\u00bb, tel qu\u2019il est d\u00e9fini par les professionnels, devient pour nous \u00ab\u202fbien voisiner ensemble\u202f\u00bb. Parce que la question est\u202f: comment fait-on pour vivre en voisinage\u202f? C\u2019est la vraie question. Bien vivre ensemble, c\u2019est quoi\u202f? \u00c7a veut dire bien prendre le m\u00e9tro, \u00eatre bien rang\u00e9s&#8230; Donc juste changer un terme, \u00e7a change pas mal de choses.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>D\u2019une certaine fa\u00e7on, \u00ab\u202fPalissades\u202f\u00bb parle ou montre les coulisses de la ville\u202f?<\/strong><br \/>\nPour moi, il n\u2019y a pas de coulisses de la ville. Il y a les interstices dans la r\u00e9alit\u00e9 de la ville, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019on peut s\u2019inscrire dans celle-ci<br \/>\net la d\u00e9caler un petit peu. Chacun cr\u00e9e les coulisses, mais elles n\u2019existent pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>\u00ab\u202fPalissades\u202f\u00bb, c\u2019est aussi la ville en train de se faire, avec la participation des habitants\u202f?<\/strong><br \/>\nIl faut le temps de discuter pour que les habitants prennent la mesure de tout ce que l\u2019imaginaire pourrait apporter. Cela rend les choses plus paisibles et plus r\u00e9fl\u00e9chies. Et l\u2019on s\u2019aper\u00e7oit que quand on les laisse r\u00e9fl\u00e9chir, ils r\u00e9fl\u00e9chissent\u202f! Et bien. M\u00eame sans \u00eatre professionnels. Ils nous disent ce qui leur ferait plaisir pour continuer leur vie. C\u2019est \u00e0 peu pr\u00e8s tout, mais \u00e7a d\u00e9clenche des relations plus humaines, parce qu\u2019on prend le temps d\u2019\u00e9changer. Car il y a l\u2019espace public, mais il y a aussi le temps public. Combien de temps faut-il pour rencontrer ceux qui habitent cet espace, pour les rencontrer vraiment\u202f? Il faut du temps pour que chacun prenne confiance, exprime sa vision de l\u2019urbain, en d\u00e9couvre d\u2019autres et que des liens se cr\u00e9ent. Nous voulons faire un peu bouger les choses. On sait bien qu\u2019on ne changera pas le monde.<br \/>\nLe th\u00e9\u00e2tre, c\u2019est le plus beau mensonge. On l\u2019accepte, il n\u2019y a pas p\u00e9ril. Ce n\u2019est pas du vrai ou du faux, c\u2019est de l\u2019imaginaire qui apporte un suppl\u00e9ment \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. C\u2019est important dans une vie d\u2019avoir ces possibilit\u00e9s d\u2019imaginaire, \u00e9ph\u00e9m\u00e8res bien s\u00fbr, mais qui sont pr\u00e9cieuses pour le bien-\u00eatre g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: left;\">A propos de la compagnie le Phun<\/h3>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>Pouvez-vous pr\u00e9senter le Phun\u202f?<\/strong><br \/>\nC\u2019est une compagnie de th\u00e9\u00e2tre de rue, c\u2019est-\u00e0-dire qui officie dans l\u2019espace public, o\u00f9 les gens vivent, se rencontrent, dans une d\u00e9marche populaire. Depuis 30 ans que le Phun existe, on voit que beaucoup de personnes ont l\u2019impression que le th\u00e9\u00e2tre n\u2019est pas pour eux. Nous utilisons le th\u00e9\u00e2tre pour entrer en relation avec celles et ceux qui n\u2019y ont pas acc\u00e8s, n\u2019en ont pas l\u2019occasion, ou n\u2019ont pas d\u2019ambition \u00ab\u202fartistique\u202f\u00bb.<br \/>\nNous essayons de changer un peu l\u2019angle de vue de ce que chacun per\u00e7oit en premier, c\u2019est-\u00e0-dire cette r\u00e9alit\u00e9 induite par l\u2019architecture, le mobilier urbain, le rythme de vie&#8230; mais pleine d\u2019interstices pour l\u2019imaginaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>Comment jouez-vous avec ce quotidien ordinaire\u202f?<\/strong><br \/>\nLes com\u00e9diens ont un travail tr\u00e8s particulier puisqu\u2019ils sont en permanence dans un espace qui est difficile (nuisances sonores, rapport aux passants&#8230;), bas\u00e9 sur l\u2019improvisation et la bienveillance. Tout est \u00e9crit \u00e0 la fa\u00e7on du th\u00e9\u00e2tre de rue, c\u2019est-\u00e0-dire que c\u2019est \u00e9crit mais rien n\u2019est fix\u00e9 car l\u2019espace public est mouvant en permanence. On rencontre des personnes que l\u2019on ne rencontrerait jamais autrement. Nous faisons des spectacles tous publics et c\u2019est tr\u00e8s important.<\/p>\n<div id=\"attachment_2127\" style=\"width: 366px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Photo\u00a9JordiiBover-Panorama.jpg\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2127\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-2127\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Photo\u00a9JordiiBover-Panorama-257x300.jpg\" alt=\"\" width=\"356\" height=\"416\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Photo\u00a9JordiiBover-Panorama-257x300.jpg 257w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Photo\u00a9JordiiBover-Panorama-768x895.jpg 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Photo\u00a9JordiiBover-Panorama-878x1024.jpg 878w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Photo\u00a9JordiiBover-Panorama-500x583.jpg 500w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Photo\u00a9JordiiBover-Panorama.jpg 1512w\" sizes=\"(max-width: 356px) 100vw, 356px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2127\" class=\"wp-caption-text\">Panorama de l\u2019ensemble de \u00ab Palissades \u00bb sur la place de la Maourine<\/p><\/div>\n<div class=\"mceTemp\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A propos de la cr\u00e9ation de th\u00e9\u00e2tre de rue \u00ab\u202fPalissades\u202f\u00bb, install\u00e9e en septembre 2017 au Carr\u00e9 de la Maourine \u00e0 Borderouge, qui met en sc\u00e8ne un cabinet de prospective urbaine.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":2128,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[29],"tags":[13,30],"authors":[{"term_id":82,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"auat","display_name":"AUAT"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2121"}],"collection":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2121"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2121\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2470,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2121\/revisions\/2470"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2128"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2121"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2121"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2121"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}