{"id":279,"date":"2016-12-06T14:19:14","date_gmt":"2016-12-06T13:19:14","guid":{"rendered":"http:\/\/lib.aua-toulouse.org\/BelvedeRPlus\/?p=279"},"modified":"2018-02-07T11:45:49","modified_gmt":"2018-02-07T10:45:49","slug":"le-fait-urbain-un-atout-pour-la-construction-metropolitaine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/le-fait-urbain-un-atout-pour-la-construction-metropolitaine\/","title":{"rendered":"Le fait urbain, <br>un atout pour la construction m\u00e9tropolitaine"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"..\/..\/wp-content\/uploads\/PDF\/N0\/Fait_Urbain_BelvedeR_n0.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">T\u00e9l\u00e9chargez l&#8217;article au format PDF<\/a><\/p>\n<blockquote><p><em><strong>Yann Cabrol,<br \/>\n<\/strong>Responsable Planification et Grands Territoires \u00e0 l&#8217;aua\/T<\/em><strong><br \/>\n<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p>Le fait urbain est aujourd\u2019hui l\u2019\u00e9l\u00e9ment majeur de la structuration des territoires. Les villes organisent dor\u00e9navant l\u2019espace au-del\u00e0 des limites de l\u2019urbain tout en intensifiant les relations entre elles. C\u2019est donc un regard renouvel\u00e9 sur \u00ab\u2009la ville\u2009\u00bb qu\u2019il convient de porter\u00a0: les sp\u00e9cificit\u00e9s de cet espace que l\u2019on dit m\u00e9tropolitain ne sont-elles pas \u00e0 chercher autant dans les relations entre agglom\u00e9rations que dans sa construction dans le temps\u2009?<strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Traditionnellement, la ville rassemble en un m\u00eame lieu diff\u00e9rentes activit\u00e9s non li\u00e9es \u00e0 l\u2019exploitation de la terre. Centre de d\u00e9cision, la ville assure des fonctions politiques, productives et commerciales. \u00c0 ces fonctions s\u2019ajoute une dynamique de flux\u00a0: la ville est un centre d\u2019\u00e9changes o\u00f9 convergent marchandises et migrations. D\u00e9sormais majoritaires \u00e0 l\u2019\u00e9chelle plan\u00e9taire, les habitants des villes, qui y travaillent, qui y habitent, sont \u00e0 l\u2019origine de l\u2019essentiel de la production, des \u00e9changes, de la consommation, de la diffusion culturelle et des connaissances. Ces citadins sont un \u00e9l\u00e9ment fort de l\u2019identit\u00e9 des villes, mais celles-ci se distinguent avant tout par les fonctions (fonctions strat\u00e9giques de cr\u00e9ation, d\u2019innovation, de d\u00e9cision et de contr\u00f4le) et le pouvoir \u2014 notamment \u00e9conomique \u2014 qu\u2019elles concentrent. Outre les activit\u00e9s du quotidien, elles r\u00e9unissent ainsi une large gamme d\u2019activit\u00e9s \u00e0 forte valeur ajout\u00e9e (hautes technologies, services aux entreprises, \u00e9ducation, sant\u00e9, recherche) et accueillent les si\u00e8ges sociaux de grands groupes.<\/p>\n<p>Chaque ville appartient \u00e0 un syst\u00e8me urbain organis\u00e9 qui suppose une coordination pour l\u2019\u00e9change et la circulation des biens et de l\u2019information, m\u00eame si la forme de ces \u00e9changes a chang\u00e9 de nature au fil du temps. Ces interactions conduisent aujourd\u2019hui les villes \u00e0 se mesurer entre elles, au regard de leur taille, mais \u00e9galement des services et \u00e9quipements offerts. Dans un jeu subtil entre alliance et confrontation avec les diff\u00e9rentes institutions, les grandes m\u00e9tropoles s\u2019affirment \u00e0 ces diff\u00e9rentes \u00e9chelles, cr\u00e9ant en cons\u00e9quence des liens de compl\u00e9mentarit\u00e9 et d\u2019interd\u00e9pendance. Au final, ce sont ces relations, la mise en r\u00e9seau d\u2019un ensemble de villes \u2014 l\u2019espace m\u00e9tropolitain \u2014 et la qualit\u00e9 des \u00e9changes (flux, maillage, poids des unit\u00e9s urbaines, homog\u00e9n\u00e9it\u00e9) qui sont les indicateurs de la r\u00e9ussite politique de la gouvernance locale.<\/p>\n<h3>Le fait m\u00e9tropolitain toulousain, une dynamique en cours<\/h3>\n<p>Le ph\u00e9nom\u00e8ne de m\u00e9tropolisation dans le grand bassin toulousain trouve son origine dans les ann\u00e9es\u00a01960, lorsque l\u2019\u00c9tat d\u00e9cide de favoriser l\u2019\u00e9mergence de m\u00e9tropoles r\u00e9gionales afin de contrebalancer le d\u00e9veloppement galopant de la r\u00e9gion parisienne. Identifi\u00e9e comme une \u00ab\u2009m\u00e9tropole d\u2019\u00e9quilibre\u2009\u00bb, Toulouse b\u00e9n\u00e9ficie alors de nombreuses d\u00e9localisations (a\u00e9ronautique, spatial, \u00e9coles d\u2019ing\u00e9nieurs, M\u00e9t\u00e9o France\u2026) qui joueront un r\u00f4le d\u00e9terminant dans la structuration de son syst\u00e8me productif et universitaire. Au d\u00e9but des ann\u00e9es\u00a01990, la notion de m\u00e9tropole est \u00e0 nouveau explor\u00e9e dans diff\u00e9rentes \u00e9tudes prospectives, et notamment \u00ab\u2009Les Chemins de 2010 Midi-Pyr\u00e9n\u00e9es en prospective\u2009\u00bb, ou encore le projet d\u2019agglom\u00e9ration Toulouse M\u00e9tropole\u00a02015, qui font appara\u00eetre le concept de \u00ab\u2009R\u00e9gion M\u00e9tropole\u2009\u00bb pour d\u00e9finir le socle d\u2019une \u00ab\u2009m\u00e9tropole multipolaire\u2009\u00bb susceptible de peser \u00e0 l\u2019international, tout en luttant contre les effets n\u00e9gatifs de cette m\u00e9tropolisation. En 2005, Toulouse est identifi\u00e9e par la DATAR comme un \u00ab\u2009territoire de coop\u00e9ration m\u00e9tropolitaine\u2009\u00bb, soit une agglom\u00e9ration en pleine croissance \u2014 d\u00e9mographique et \u00e9conomique \u2014 au c\u0153ur d\u2019un syst\u00e8me urbain en \u00e9toile avec les villes de son espace r\u00e9gional proche.<\/p>\n<p>Plus r\u00e9cemment, en 2008, la Vision strat\u00e9gique de l\u2019InterSCoT propose l\u2019aire m\u00e9tropolitaine comme \u00e9chelle pertinente pour un d\u00e9veloppement durable de la m\u00e9tropole toulousaine. En 2009, la R\u00e9gion mentionne \u00e9galement cette \u00e9chelle de projet dans son sch\u00e9ma d\u2019am\u00e9nagement du territoire. Enfin, en 2012, une \u00e9tude comparative de la DATAR sur les syst\u00e8mes urbains fran\u00e7ais fait clairement appara\u00eetre les dynamiques \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans l\u2019aire m\u00e9tropolitaine de Toulouse. Celle-ci \u00ab\u2009tient\u2009\u00bb dor\u00e9navant la comparaison avec d\u2019autres m\u00e9tropoles europ\u00e9ennes. Depuis 2005, plusieurs dialogues entre les intercommunalit\u00e9s de la grande agglom\u00e9ration toulousaine \u2012 les agglom\u00e9rations de Montauban, Albi, Castres-Mazamet, Saint-Gaudens, Auch et plus r\u00e9cemment Carcassonne, Cahors et Rodez \u2012 se sont engag\u00e9s pour construire un espace m\u00e9tropolitain fort, solidaire et concourir \u00e0 sa reconnaissance.<\/p>\n<p>Ce long processus trouve aujourd\u2019hui une premi\u00e8re forme de reconnaissance \u00e0 travers les lois NOTRe et MAPTAM qui non seulement renforcent la place des m\u00e9tropoles, mais permettent \u00e9galement, au travers des nouvelles comp\u00e9tences r\u00e9gionales, de placer le fait urbain au service d\u2019une r\u00e9elle \u00e9quit\u00e9 territoriale que pourra traduire le futur Sch\u00e9ma R\u00e9gional d\u2019Am\u00e9nagement, de D\u00e9veloppement Durable et d\u2019\u00c9quilibre du Territoire (SRADDET).<\/p>\n<p>On le voit, l\u2019histoire du fait urbain s\u2019\u00e9crit sans que l\u2019on sache si c\u2019est la mise en place d\u2019une gouvernance propre qui d\u00e9finit l\u2019espace m\u00e9tropolitain, ou si c\u2019est la construction de cet espace par les hommes, les entreprises\u2026 qui appelle une organisation sp\u00e9cifique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le fait urbain est aujourd\u2019hui l\u2019\u00e9l\u00e9ment majeur de la structuration des territoires. 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