{"id":2957,"date":"2019-07-31T16:11:02","date_gmt":"2019-07-31T14:11:02","guid":{"rendered":"https:\/\/revue-belveder.org\/?p=2957"},"modified":"2019-09-02T18:04:31","modified_gmt":"2019-09-02T16:04:31","slug":"toulouse-en-plans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/toulouse-en-plans\/","title":{"rendered":"Toulouse en plans"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">S\u2019il fallait trouver une origine \u00e0 la planification urbaine de Toulouse, elle serait probablement \u00e0 chercher dans la seconde moiti\u00e9 du XVIIIe si\u00e8cle. Alors que la ville conna\u00eet une augmentation sensible de sa population, et que les techniques cartographiques de repr\u00e9sentation progressent \u2013 nous sommes contemporains des Cassini\u202f\u2013, des personnalit\u00e9s \u00e9clair\u00e9es vont r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la rationalisation et \u00e0 l\u2019attractivit\u00e9 de la cit\u00e9. Ainsi, sous la houlette de Fran\u00e7ois Garipuy, de Joseph-Marie de Saget et de Louis de Mondran, des travaux d\u2019une ampleur jusqu\u2019ici inconnue vont \u00eatre projet\u00e9s puis r\u00e9alis\u00e9s entre 1750 et 1782.<\/p>\n<div id=\"attachment_2958\" style=\"width: 554px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_1.png\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2958\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-2958 size-full\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_1.png\" alt=\"\" width=\"544\" height=\"569\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_1.png 544w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_1-287x300.png 287w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_1-500x523.png 500w\" sizes=\"(max-width: 544px) 100vw, 544px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2958\" class=\"wp-caption-text\">\u00ab Plan de la ville de Toulouse\u202f\u00bb, 1777, Joseph-Marie de Saget. Version r\u00e9duite du plan de 1750 sur laquelle figurent les am\u00e9nagements r\u00e9alis\u00e9s et projet\u00e9s par Mondran, Garipuy et Saget\u202f: les cr\u00e9ations de l\u2019esplanade du Grand Rond, des quais de Garonne (du Pont-Neuf au Bazacle), du canal de Brienne et le remodelage du quartier Saint-Cyprien (cours Dillon, all\u00e9es Charles-de-Fitte, place int\u00e9rieure et ext\u00e9rieure Saint-Cyprien, port Viguerie). \u00a9 Biblioth\u00e8que de Toulouse, cote MS1169<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">En parall\u00e8le, les autorit\u00e9s se pr\u00e9occupent plus modestement de la bonne circulation au sein de la cit\u00e9. L\u2019id\u00e9e d\u2019un plan g\u00e9n\u00e9ral des alignements, pr\u00e9voyant la rectification et l\u2019\u00e9largissement des voies de la ville, \u00e9merge d\u00e8s cette \u00e9poque, mais ne se concr\u00e9tisera qu\u2019au mitan du XIXe si\u00e8cle sous la main de Joseph Vitry. Le document final, valid\u00e9 en 1842, restera en vigueur \u00e0 Toulouse jusqu\u2019en 1962. Cependant, malgr\u00e9 cette longue p\u00e9riode d\u2019effectivit\u00e9, son impact sur la structure urbaine est relativement faible.<\/p>\n<div id=\"attachment_2959\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_2.png\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2959\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-2959 size-large\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_2-1024x546.png\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"373\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_2-1024x546.png 1024w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_2-300x160.png 300w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_2-768x410.png 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_2-500x267.png 500w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_2.png 1260w\" sizes=\"(max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2959\" class=\"wp-caption-text\">\u00ab Plan de la ville de Toulouse \u00bb, extrait du rapport de M. de Clausade sur le projet d\u2019ouverture de rues nouvelles, s\u00e9ance du 10 janvier 1867, d\u2019apr\u00e8s Urbain Magu\u00e8s. Ironiquement, c\u2019est sur un fond de plan g\u00e9n\u00e9ral des alignements de Joseph Vitry qu\u2019est pr\u00e9sent\u00e9 ici le trac\u00e9 des futures rues d\u2019Alsace-Lorraine, de Metz et Ozenne. Les couleurs correspondent \u00e0 la r\u00e9partition des tranches de travaux entre la compagnie concessionnaire (en vert) et la Ville de Toulouse (en bleu), les parties en rose indiquant les tranches \u00e0 r\u00e9aliser plus tard. \u00a9 Ville de Toulouse, Archives municipales, cotes FRAC 20Fi442<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Ce syst\u00e8me avait d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9 ses limites et le principe, plus radical, de la perc\u00e9e avait \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9 \u00e0 Paris par le pr\u00e9fet Rambuteau d\u00e8s 1834, puis par Haussmann sous le Second Empire. S\u2019inspirant de ces r\u00e9alisations, l\u2019ing\u00e9nieur Urbain Magu\u00e8s propose deux ouvertures de voies perpendiculaires dans le centre ancien de Toulouse. Approuv\u00e9 en 1864, le projet va donner lieu au plus grand chantier qu\u2019ait connu la cit\u00e9 depuis un si\u00e8cle.<\/p>\n<div id=\"attachment_2960\" style=\"width: 501px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_3.png\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2960\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-2960 size-full\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_3.png\" alt=\"\" width=\"491\" height=\"773\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_3.png 491w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_3-191x300.png 191w\" sizes=\"(max-width: 491px) 100vw, 491px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2960\" class=\"wp-caption-text\">\u00ab Plan g\u00e9n\u00e9ral des alignements de la ville de Toulouse \u00bb, plan n\u00b0 62, 1842, Joseph Vitry. D\u00e9tail de la feuille concernant la place Saint-Georges et les rues adjacentes. En jaune les parties \u00e0 aligner, en rouge le nouvel alignement, en noir le b\u00e2ti non concern\u00e9. Le document ne prescrit les alignements que pour les immeubles v\u00e9tustes et les nouveaux b\u00e2timents, ce qui explique les fa\u00e7ades en dents de scie et autres murs pignons que l\u2019on remarque encore dans de nombreuses rues du vieux Toulouse. \u00a9 Ville de Toulouse, Archives municipales, cotes FRAC 39Fi2\/25<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: left\">C\u2019est dans ce contexte qu\u2019un jeune \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00e9cole municipale des Beaux-Arts va d\u00e9buter des \u00e9tudes d\u2019architecture qui le m\u00e8neront finalement \u00e0 devenir l\u2019un des membres fondateurs de la Soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise des urbanistes. L\u00e9on Jaussely est donc le candidat id\u00e9al pour r\u00e9aliser le plan d\u2019am\u00e9nagement, d\u2019embellissement et d\u2019extension de Toulouse que la loi de 1919 a rendu obligatoire pour les communes de plus de 10 000 habitants. Visionnaire \u00e0 bien des \u00e9gards, le projet qu\u2019il pr\u00e9sente en 1928 ne sera malheureusement pas suivi d\u2019effets.<\/p>\n<div id=\"attachment_2961\" style=\"width: 578px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_4.png\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2961\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-2961 size-full\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_4.png\" alt=\"\" width=\"568\" height=\"853\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_4.png 568w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_4-200x300.png 200w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_4-500x751.png 500w\" sizes=\"(max-width: 568px) 100vw, 568px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2961\" class=\"wp-caption-text\">\u00ab Plan d\u2019am\u00e9nagement, d\u2019embellissement et d\u2019extension\u202f: plan des zones \u00bb, 8 octobre 1931, L\u00e9on Jaussely. Ce plan d\u00e9coupe le territoire de la ville en zones distinctes : Toulouse centre (bleu), Toulouse ville (quadrillage), maisons familiales (blanc cercl\u00e9 d\u2019une frise), zone industrielle (carreaux), chemin de fer et gare (hachures), parcs et jardins (frise). On notera l\u2019importance des voies de communication avec de grands boulevards concentriques, dont certains \u00e9pousent le trac\u00e9 des futures rocades. \u00a9 Ville de Toulouse, Archives municipales, cotes FRAC ING321<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: left\">L\u2019affirmation reste toutefois \u00e0 relativiser car c\u2019est un ancien collaborateur de Jaussely, Charles Nicod, qui est choisi pour concevoir le plan suivant. Ce dernier s\u2019inspirera, en partie, des propositions de son ex-acolyte pour r\u00e9aliser le document dans le contexte de reconstruction et de planification de l\u2019apr\u00e8s-guerre. Le travail, achev\u00e9 en 1947, sera amend\u00e9 pour devenir le Plan d\u2019urbanisme directeur finalement approuv\u00e9 en 1962. Il aura fallu une gestation de plus de deux si\u00e8cles pour voir l\u2019av\u00e8nement du premier plan d\u2019urbanisme g\u00e9n\u00e9ral de la ville de Toulouse v\u00e9ritablement effectif. N\u00e9anmoins, d\u00e8s l\u2019ann\u00e9e suivante, il \u00e9tait mis en r\u00e9vision.<\/p>\n<div id=\"attachment_2962\" style=\"width: 739px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_5.png\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2962\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-2962 size-full\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_5.png\" alt=\"\" width=\"729\" height=\"852\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_5.png 729w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_5-257x300.png 257w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Gastou_5-500x584.png 500w\" sizes=\"(max-width: 729px) 100vw, 729px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2962\" class=\"wp-caption-text\">\u00ab Plan d\u2019urbanisme directeur et de d\u00e9tail \u00bb, feuille n\u00b0 5, d\u00e9cembre 1948, dress\u00e9 par l\u2019A\u00e9rotopographie \u00e0 Paris, imprim\u00e9 annot\u00e9 par Charles Nicod. Le projet pr\u00e9voit notamment la cr\u00e9ation d\u2019un \u00ab\u202fp\u00e9rim\u00e8tre d\u2019agglom\u00e9ration\u202f\u00bb d\u2019environ 4\u202f250\u202fha (limit\u00e9 par une ligne triple\u202f: discontinue noire, continue marron, bande blanche) dans lequel devaient se concentrer les nouvelles constructions, ainsi qu\u2019une zone de construction en ordre continu (limit\u00e9e par une double ligne : pointill\u00e9s noirs, bande grise). \u00a9 Ville de Toulouse, Archives municipales, cotes FRAC 5S576<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: left\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>S\u2019il fallait trouver une origine \u00e0 la planification urbaine de Toulouse, elle serait probablement \u00e0 chercher dans la seconde moiti\u00e9 du XVIIIe si\u00e8cle&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":2958,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[35],"tags":[36,11,16],"authors":[{"term_id":82,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"auat","display_name":"AUAT"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2957"}],"collection":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2957"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2957\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3012,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2957\/revisions\/3012"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2958"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2957"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2957"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2957"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}