{"id":3063,"date":"2019-07-31T16:03:00","date_gmt":"2019-07-31T14:03:00","guid":{"rendered":"https:\/\/revue-belveder.org\/?p=3063"},"modified":"2019-09-02T18:05:18","modified_gmt":"2019-09-02T16:05:18","slug":"la-catastrophe-dazf-vers-un-nouveau-dessein-du-territoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/la-catastrophe-dazf-vers-un-nouveau-dessein-du-territoire\/","title":{"rendered":"La catastrophe d\u2019AZF, vers un nouveau dess(e)in du territoire ?"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_3101\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/azf1.png\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3101\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-3101 size-large\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/azf1-1024x462.png\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"316\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/azf1-1024x462.png 1024w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/azf1-300x135.png 300w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/azf1-768x347.png 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/azf1-500x226.png 500w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/azf1-1018x460.png 1018w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/azf1.png 1384w\" sizes=\"(max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3101\" class=\"wp-caption-text\">Apr\u00e8s l&#8217;explosion : le site d&#8217;AZF, maisons et commerces alentour<\/p><\/div>\n<h5 style=\"text-align: left\">Replacer l\u2019\u00e9v\u00e9nement dans \u00ab l\u2019\u00e9paisseur du temps \u00bb<\/h5>\n<p style=\"text-align: left\">L\u2019histoire urbaine et industrielle du site d\u2019AZF montre une localisation relativement ancienne des activit\u00e9s chimiques dans le sud de Toulouse. Cette localisation est le fruit du d\u00e9placement, au milieu du XXe\u202fsi\u00e8cle, de la Poudrerie nationale, sur le principe hygi\u00e9niste d\u2019\u00e9loignement des industries \u00e0 risques du centre-ville, cet \u00e9tablissement ayant d\u00e9j\u00e0 explos\u00e9 plusieurs fois. Dans l\u2019entre-deux-guerres, l\u2019ONIA\u202f<span id='easy-footnote-1' class='easy-footnote-margin-adjust'><\/span><span class='easy-footnote'><a href='https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/la-catastrophe-dazf-vers-un-nouveau-dessein-du-territoire\/#easy-footnote-bottom-1' title='Office National Industriel de l\u2019Azote.'><sup>1<\/sup><\/a><\/span> (futur AZF) s\u2019implante \u00e0 proximit\u00e9 de la Poudrerie. Outre le foncier d\u00e9di\u00e9 \u00e0 leur activit\u00e9, ces deux entreprises du p\u00f4le chimique acqui\u00e8rent les terrains alentour afin de construire des logements et des services pour leurs employ\u00e9s. Jusqu\u2019en 1950, elles impriment fortement leur marque sur le territoire \u2013 au point que l\u2019on parle de <em>Poudreville<\/em> pour \u00e9voquer Toulouse pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Progressivement, \u00e0 partir des ann\u00e9es 1960, la chimie toulousaine entre dans un cycle de d\u00e9valorisation relative et est effac\u00e9e des documents de planification strat\u00e9gique de la ville. Le d\u00e9veloppement de secteurs d\u2019activit\u00e9 consid\u00e9r\u00e9s comme plus prometteurs, en particulier l\u2019a\u00e9ronautique et l\u2019informatique, va exclure le p\u00f4le chimique sud du processus de technopolisation de Toulouse. Parall\u00e8lement, la r\u00e9sidentialisation progressive des espaces environnants et la mont\u00e9e des pr\u00e9occupations environnementales commencent \u00e0 remettre en cause la pr\u00e9sence industrielle.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Quand survient l\u2019explosion du 21\u202fseptembre 2001, c\u2019est donc un secteur industriel et une zone g\u00e9ographique marginalis\u00e9s qui sont remis sur le devant de la sc\u00e8ne. La catastrophe est alors pour les acteurs publics l\u2019opportunit\u00e9 de r\u00e9inscrire le site dans le d\u00e9veloppement de l\u2019agglom\u00e9ration, et de b\u00e2tir un nouveau projet en coh\u00e9rence avec la revendication d\u2019une image d\u2019excellence pour Toulouse, et ce, aux d\u00e9pens des activit\u00e9s de production lourde.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">C\u2019est au terme de dix mois de conflit autour de l\u2019avenir des usines chimiques sud-toulousaines que le devenir du site se dessine : au-del\u00e0 de la restriction des activit\u00e9s industrielles qui donneront lieu \u00e0 une loi\u202f<span id='easy-footnote-2' class='easy-footnote-margin-adjust'><\/span><span class='easy-footnote'><a href='https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/la-catastrophe-dazf-vers-un-nouveau-dessein-du-territoire\/#easy-footnote-bottom-2' title='Loi du 30 juillet 2003, relative \u00e0 la pr\u00e9vention des risques technologiques et naturels et \u00e0 la r\u00e9paration des dommages dite \u00ab\u202floi Bachelot \u00bb.'><sup>2<\/sup><\/a><\/span>, la fermeture d\u2019AZF est d\u00e9cid\u00e9e en 2002, lib\u00e9rant ainsi le site.<\/p>\n<div id=\"attachment_3066\" style=\"width: 995px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/azf.png\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3066\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-3066 size-full\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/azf.png\" alt=\"\" width=\"985\" height=\"923\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/azf.png 985w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/azf-300x281.png 300w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/azf-768x720.png 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/azf-500x469.png 500w\" sizes=\"(max-width: 985px) 100vw, 985px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3066\" class=\"wp-caption-text\">D\u00e9g\u00e2ts sur le tissu urbain : des b\u00e2timents proches majoritairement enti\u00e8rement d\u00e9truits aux d\u00e9g\u00e2ts diss\u00e9min\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 plus de 5 km de l\u2019explosion<\/p><\/div>\n<h5 style=\"text-align: left\">Un projet \u00e0 courte \u00e9ch\u00e9ance et au fort portage politique<\/h5>\n<p style=\"text-align: left\">Un an apr\u00e8s la catastrophe, la Communaut\u00e9 d\u2019agglom\u00e9ration du Grand Toulouse annonce \u00ab <em>la cr\u00e9ation d\u2019une Cit\u00e9 des biotechnologies<\/em>\u202f\u00bb : un projet s\u2019inscrivant directement dans la lign\u00e9e des orientations d\u00e9finies dans le Sch\u00e9ma directeur d\u2019am\u00e9nagement de 1998, qui indiquait que \u00ab\u202f<em>le secteur de l\u2019industrie de la sant\u00e9 devait \u00eatre renforc\u00e9 et qu\u2019il faudrait d\u00e9signer un lieu \u00e0 forte valeur identitaire o\u00f9 seront regroup\u00e9s [&#8230;] un grand nombre de tous les secteurs de la sant\u00e9<\/em> \u00bb\u202f<span id='easy-footnote-3' class='easy-footnote-margin-adjust'><\/span><span class='easy-footnote'><a href='https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/la-catastrophe-dazf-vers-un-nouveau-dessein-du-territoire\/#easy-footnote-bottom-3' title='Extrait de la r\u00e9vision du Sch\u00e9ma directeur de l\u2019agglom\u00e9ration toulousaine, approuv\u00e9 le 11 d\u00e9cembre 1998.'><sup>3<\/sup><\/a><\/span>.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Tr\u00e8s vite, c\u2019est vers un centre de recherche sur le cancer que le projet s\u2019oriente, en convergence avec le Plan cancer lanc\u00e9 par Jacques Chirac, alors pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, et les projets de d\u00e9veloppement des groupes pharmaceutiques Pierre Fabre et Sanofi Aventis (d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent en limite du site). Le 31 mars 2004, le jour m\u00eame o\u00f9 il est nomm\u00e9 ministre de la sant\u00e9, Philippe Douste-Blazy, maire de Toulouse, annonce officiellement le projet d\u2019un canc\u00e9rop\u00f4le \u2013 aujourd\u2019hui d\u00e9nomm\u00e9 Oncopole \u2013 qui regroupera les activit\u00e9s de recherche et une clinique universitaire du cancer.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Le site pr\u00e9sente de multiples contraintes\u202f: risque d\u2019inondation, risque industriel, plan d\u2019exposition au bruit, pollution des terrains, dont le projet semble s\u2019\u00eatre nourri afin de d\u00e9velopper un nouveau mod\u00e8le de crue\u202f<span id='easy-footnote-4' class='easy-footnote-margin-adjust'><\/span><span class='easy-footnote'><a href='https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/la-catastrophe-dazf-vers-un-nouveau-dessein-du-territoire\/#easy-footnote-bottom-4' title='Plut\u00f4t que de se baser sur la plus grande crue connue de 1875, faisant valoir les modifications intervenues depuis (endiguement&amp;#8230;), les risques ont \u00e9t\u00e9 recalcul\u00e9s par mod\u00e9lisation, modifiant ainsi les zones d\u2019al\u00e9as forts et faibles.'><sup>4<\/sup><\/a><\/span>, d\u2019optimiser la d\u00e9pollution, de plaider en faveur d\u2019une modification des couloirs a\u00e9riens, etc. Pour n\u2019\u00e9voquer que l\u2019exemple du risque d\u2019inondation, le r\u00e9am\u00e9nagement des espaces inondables laiss\u00e9s en friche par la catastrophe a \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion de conduire de nouveaux arbitrages entre protection et d\u00e9veloppement urbain. Le risque a ainsi \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 la conception du plan d\u2019am\u00e9nagement et de l\u2019architecture des b\u00e2timents : d\u00e9limitation et optimisation de la partie constructible, b\u00e2timents sur pilotis \u00ab hydrauliquement transparents \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Un projet qui, au final, n\u2019a pas fait l\u2019objet de contestations, car il est apparu comme un moyen efficace d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer la mutation du site.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Cinq ans plus tard, fin 2009, les premiers b\u00e2timents ouvrent. Une r\u00e9alisation rapide qui, au-del\u00e0 de l\u2019opportunit\u00e9 du Plan cancer et des projet de d\u00e9veloppement des groupes Fabre et Sanofi, tient \u00e0 la r\u00e9union d\u2019un ensemble de conditions\u202f: la n\u00e9cessit\u00e9 de combler, symboliquement et mat\u00e9riellement, le vide laiss\u00e9 par la catastrophe ; la possibilit\u00e9 pour la collectivit\u00e9 de faire valoir sa position de \u00ab sinistr\u00e9e \u00bb pour attirer des fonds publics d\u00e9multipli\u00e9s\u202f; la recomposition d\u2019une strat\u00e9gie \u00e9conomique ; l\u2019affirmation de nouvelles \u00e9chelles territoriales d\u2019action&#8230;<\/p>\n<div id=\"attachment_3065\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/azf-2.png\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3065\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-3065 size-large\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/azf-2-1024x401.png\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"274\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/azf-2-1024x401.png 1024w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/azf-2-300x118.png 300w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/azf-2-768x301.png 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/azf-2-500x196.png 500w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/azf-2.png 1842w\" sizes=\"(max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3065\" class=\"wp-caption-text\">L\u2019Oncopole en 2019<\/p><\/div>\n<h5 style=\"text-align: left\">Une absence d\u2019ancrage urbain<\/h5>\n<p style=\"text-align: left\">Aux franges de l\u2019emprise AZF, o\u00f9 les d\u00e9g\u00e2ts ont aussi \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rables, l\u2019absence de portage d\u2019une strat\u00e9gie d\u2019ensemble et la fragmentation du foncier et des acteurs impliqu\u00e9s vont favoriser des reconstructions au coup par coup, dans des logiques propres \u00e0 chaque \u00e9tablissement ou entreprise concern\u00e9s. Aujourd\u2019hui, l\u2019Oncopole appara\u00eet comme une entit\u00e9 ind\u00e9pendante, peu connect\u00e9e \u00e0 sa p\u00e9riph\u00e9rie imm\u00e9diate\u202f: peu de lien avec l\u2019h\u00f4pital psychiatrique Marchant voisin, pas plus qu\u2019avec le Grand Projet de Ville\u202f<span id='easy-footnote-5' class='easy-footnote-margin-adjust'><\/span><span class='easy-footnote'><a href='https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/la-catastrophe-dazf-vers-un-nouveau-dessein-du-territoire\/#easy-footnote-bottom-5' title='Le p\u00e9rim\u00e8tre du Grand Projet de Ville (GPV), \u00e9largi suite \u00e0 l\u2019explosion d\u2019AZF, concerne les quartiers du Grand Mirail, de Bagatelle et d\u2019Empalot, tous proches du site industriel et sur lesquels des projets de restructuration et des op\u00e9rations massives de d\u00e9molition-reconstruction sont pr\u00e9vus.'><sup>5<\/sup><\/a><\/span>&#8230; Beaucoup ont soulign\u00e9 aussi la faiblesse de la dimension urbaine du projet et son manque d\u2019accroche \u00e0 la ville. Certains ont ainsi insist\u00e9 sur la n\u00e9cessit\u00e9 de pr\u00e9voir les services publics, les infrastructures de transport, la voirie, les commerces qui accompagnent un programme d\u2019une telle ampleur, pour que la dynamique urbaine insuffl\u00e9e par le projet profite, par effet d\u2019entra\u00eenement, aux espaces alentour. En 2020, une \u00e9tape devrait \u00eatre franchie avec l\u2019ouverture d\u2019un t\u00e9l\u00e9ph\u00e9rique urbain sud reliant le site au m\u00e9tro Universit\u00e9 Paul Sabatier en passant par le centre hospitalier universitaire de Rangueil et la desserte par une ligne de bus \u00e0 haut niveau de service (Lin\u00e9o L5). D\u2019autres interrogations demeurent aussi d\u2019un point de vue \u00e9conomique suite au retrait de certains financeurs, notamment la capacit\u00e9 du site \u00e0 s\u2019inscrire dans une fili\u00e8re large \u2013 voire \u00e0 la structurer \u2013 pour porter une dynamique \u00e9conomique d\u2019\u00e9chelle m\u00e9tropolitaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Ces \u00e9volutions paraissent fondamentales pour l\u2019avenir du sud-ouest toulousain et pour un projet qui, m\u00eame s\u2019il est pr\u00e9sent\u00e9 comme un projet \u00ab\u202fde rupture\u202f\u00bb, s\u2019inscrit en de nombreux points dans la continuit\u00e9 des \u00e9volutions territoriales et des perspectives d\u2019am\u00e9nagement de l\u2019agglom\u00e9ration.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: left\">Article \u00e9crit avec le concours de Marion Cauhop\u00e9, auteure de la th\u00e8se de doctorat <em>De la Poudrerie nationale de Toulouse \u00e0 l\u2019Oncopole. La catastrophe d\u2019AZF dans les dynamiques territoriales d\u2019un espace industriel urbain (1850-2008)<\/em>, th\u00e8se soutenue en 2011.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 21 septembre 2001, entre 300 et 400 tonnes de nitrate d\u2019ammonium d\u00e9class\u00e9 stock\u00e9es dans un hangar de l\u2019usine AZF\u202f  Grande-Paroisse explosent. La d\u00e9flagration est ressentie dans toute l\u2019agglom\u00e9ration toulousaine. 31 personnes perdent la vie, des milliers sont bless\u00e9es. L\u2019explosion de l\u2019usine occasionne des d\u00e9g\u00e2ts mat\u00e9riels consid\u00e9rables dans pr\u00e8s du tiers de la commune. Sur le site m\u00eame, elle creuse un vaste crat\u00e8re et d\u00e9vaste de nombreux b\u00e2timents. Une catastrophe qu\u2019il est int\u00e9ressant d\u2019envisager sous l\u2019angle de sa puissance transformatrice, comme l\u2019occasion de remodeler les espaces sinistr\u00e9s, de changer le dess(e)in d\u2019un territoire. Nous nous int\u00e9ressons donc ici \u00e0 l\u2019histoire du site, de l\u2019origine des installations chimiques aux lendemains de la catastrophe et au projet de canc\u00e9rop\u00f4le, c\u2019est-\u00e0-dire jusqu\u2019\u00e0 la fin des ann\u00e9es 2000.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":3098,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[35],"tags":[36],"authors":[{"term_id":82,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"auat","display_name":"AUAT"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3063"}],"collection":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3063"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3063\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3103,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3063\/revisions\/3103"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3098"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3063"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3063"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3063"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}