{"id":3460,"date":"2020-09-21T09:02:52","date_gmt":"2020-09-21T07:02:52","guid":{"rendered":"https:\/\/revue-belveder.org\/?p=3460"},"modified":"2020-09-21T09:49:22","modified_gmt":"2020-09-21T07:49:22","slug":"observer-les-rues-pour-comprendre-les-villes-et-leurs-transformations","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/observer-les-rues-pour-comprendre-les-villes-et-leurs-transformations\/","title":{"rendered":"Observer les rues pour comprendre les villes et leurs transformations"},"content":{"rendered":"<h3>La rue entre formes et ambiances<\/h3>\n<p>La rue peut d\u2019abord \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e spatialement. Elle est ainsi l\u2019un des \u00e9l\u00e9ments structurants des trames urbaines. Avec les autres espaces publics qu\u2019elle met en r\u00e9seau, elle fait partie de ces faux \u00ab\u00a0vides\u00a0\u00bb auxquels s\u2019opposent les \u00ab\u00a0pleins\u00a0\u00bb des espaces b\u00e2tis. La longueur et la largeur des rues, leur sinuosit\u00e9, les types les plus fr\u00e9quents de leurs connexions ou leur disposition les unes par rapport aux autres contribuent ainsi \u00e0 donner forme \u00e0 une ville. \u00c0 mesure que les villes croissent horizontalement et verticalement, g\u00e9n\u00e9rant des espaces urbains aux densit\u00e9s contrast\u00e9es, les trames urbaines se diff\u00e9rencient. Des rues m\u00e9di\u00e9vales \u00e0 celles des zones d\u2019activit\u00e9s, des lotissements p\u00e9riurbains ou des quartiers r\u00e9cents, les variations formelles sont si nombreuses qu\u2019elles en viennent \u00e0 interroger l\u2019utilisation m\u00eame du mot \u00ab\u00a0rue\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00c0 son \u00e9chelle, la rue correspond \u00e0 un alignement de b\u00e2timents de part et d\u2019autre d\u2019un axe de circulation. Cet axe peut \u00eatre subdivis\u00e9. La chauss\u00e9e en occupe la partie centrale et est, aujourd\u2019hui, principalement utilis\u00e9e pour la circulation des v\u00e9hicules motoris\u00e9s. Les trottoirs correspondent aux parties lat\u00e9rales de la rue\u00a0; leur usage est r\u00e9serv\u00e9 aux pi\u00e9tons et ils assurent la jonction entre les fa\u00e7ades des \u00e9difices. Cette organisation, la plus r\u00e9pandue, conna\u00eet des transformations notables\u00a0: certaines rues, se fermant \u00e0 la circulation automobile, perdent leurs trottoirs\u00a0; d\u2019autres voient appara\u00eetre des voies cyclables\u00a0; dans d\u2019autres, on replante des arbres. Ainsi, qu\u2019est-ce qui caract\u00e9rise encore l\u2019espace-rue\u00a0?<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de ces aspects spatiaux et formels, les rues ont des ambiances. Leurs formes visibles et praticables en sont une composante, certes majeure, mais parmi d\u2019autres. Elles peuvent \u00eatre diff\u00e9remment \u00e9clair\u00e9es, roulantes ou marchables. Renvoyer \u00e0 des odeurs agr\u00e9ables certains jours de march\u00e9 ou \u00eatre difficilement respirables du fait du trafic automobile. On peut \u00e9couter leurs empreintes sonores, les rep\u00e9rer sur une carte des temp\u00e9ratures\u2026 Ces perceptions multisensorielles peuvent \u00eatre mesur\u00e9es par des capteurs ou ressenties par des personnes et, dans ce second cas, pass\u00e9es par le prisme de leurs repr\u00e9sentations. La rue anim\u00e9e des uns sera alors peut-\u00eatre la rue bruyante des autres. Ces perceptions d\u00e9pendent par ailleurs, et on le red\u00e9couvre particuli\u00e8rement lorsqu\u2019on s\u2019int\u00e9resse aux modes de d\u00e9placement dits actifs, des capacit\u00e9s physiques des individus. La longueur d\u2019une rue ou la hauteur de ses b\u00e2timents ne sont ainsi pas les m\u00eames, pourrait-on dire, pour un pi\u00e9ton de 7 ou de 77 ans\u00a0! Dans un temps o\u00f9 la sensibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019environnement, au sens large, s\u2019est particuli\u00e8rement accentu\u00e9e, comment ces perceptions interagissent-elles avec les dimensions formelles des rues\u00a0?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>La rue pour se d\u00e9placer mais pas seulement\u2026<\/h3>\n<p>La mobilit\u00e9 est un des usages majeurs de la rue, assez souvent sa fonction dominante. En ce sens, la rue est un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 du fonctionnement urbain. La circulation doit toujours y \u00eatre possible, pour tous, de l\u2019usager aux riverains, du taxi aux services de secours. Mais que de modes de d\u00e9placement divers derri\u00e8re cette fonction, avec leurs vitesses vari\u00e9es, leurs diff\u00e9rences d\u2019encombrement\u00a0! Le Code de la route et les r\u00e8glements de voiries permettent de g\u00e9rer cela, mais sont particuli\u00e8rement interpell\u00e9s du fait d\u2019une remise en question des usages de l\u2019automobile, \u00e0 cause aussi de l\u2019influence grandissante des technologies et des usages num\u00e9riques sur les pratiques de mobilit\u00e9s. Dans le m\u00eame temps, certaines pratiques \u00ab\u00a0<em>low tech<\/em>\u00a0\u00bb telles que la marche (Monnet, 2019) ou l\u2019usage du v\u00e9lo (H\u00e9ran, 2015) reprennent de la vigueur et enrichissent, en la complexifiant, la palette des modes de d\u00e9placement.<\/p>\n<p>Bien que largement d\u00e9di\u00e9e au d\u00e9placement, la rue permet aussi le s\u00e9jour, la station ou des mobilit\u00e9s dont l\u2019objectif n\u2019est pas principalement la liaison de deux points. Les rues commer\u00e7antes ou touristiques proposent de nombreuses occasions d\u2019arr\u00eat, devant une vitrine ou en terrasse. Mais l\u2019arr\u00eat dans la rue peut aussi prendre la forme d\u2019un rendez-vous \u00ab\u00a0au coin de la rue\u00a0\u00bb. Dans des rues o\u00f9 la fonction r\u00e9sidentielle domine, le s\u00e9jour correspond aux conversations entre voisins sur le pas de la porte ou \u00e0 des usages de la rue t\u00e9moignant d\u2019une extension du domaine priv\u00e9, comme avec les pratiques de bricolage automobile par exemple. La station dans la rue dit quelque chose de son confort d\u2019usage, mais parle aussi des normes juridiques et sociales. Les d\u00e9bats r\u00e9cents sur le mobilier urbain dissuasif, et plus largement sur la pr\u00e9vention situationnelle (Landauer, 2009), ou ceux sur la privatisation de fait de certaines rues autour d\u2019usages marchands en sont des exemples que certaines propositions d\u2019urbanisme temporaire viennent aussi, \u00e0 leur mani\u00e8re, souligner et probl\u00e9matiser.<\/p>\n<p>Plus g\u00e9n\u00e9ralement, la rue renvoie \u00e0 la fonction paradoxale de s\u00e9parer et de relier. Elle est ainsi support de circulation entre des points distincts mais connect\u00e9s. Comme d\u00e9pendance du domaine public, la rue garantit la libert\u00e9 fondamentale de circuler. Mais au-del\u00e0 du droit formel, cette libert\u00e9 de circuler donne acc\u00e8s \u00e0 la ville et, \u00e0 ce titre, est une des composantes majeures du droit \u00e0 la ville (Lefebvre, 2009). Des pratiques de r\u00e9appropriation se d\u00e9clinent dans ce sens, comme certains usages \u00ab\u00a0v\u00e9lorutionnaires\u00a0\u00bb de la bicyclette en t\u00e9moignent \u00e0 travers les villes du monde. Comment ces d\u00e9clinaisons de diff\u00e9rentes formes de droits, en s\u2019actualisant, transforment-elles les rues et leurs usages\u00a0?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Faire rue \u00e0 partir des usages<\/h3>\n<p>Au-del\u00e0 de ses formes et de ses fonctions, la rue est aussi \u00ab\u00a0fabriqu\u00e9e\u00a0\u00bb au quotidien par ses usages dans leurs diversit\u00e9s (De Certeau, 1994). Depuis plusieurs d\u00e9cennies, la tension entre appropriation et privatisation des rues est identifi\u00e9e comme une interrogation majeure des recompositions urbaines. En France, la stricte fermeture de rues est rare. Cependant, des dispositifs de restriction d\u2019acc\u00e8s s\u2019observent parfois, ainsi que des formes de privatisation de fait durables, au sens d\u2019une orientation tr\u00e8s majoritaire d\u2019une rue autour d\u2019usages r\u00e9sidentiels par exemple. Si l\u2019on sait bien analyser ces formes de privatisation (Loudier-Malgouyres, 2013) et les contrepoints qu\u2019elles trouvent parfois dans la publicisation de lieux priv\u00e9s, il convient de les \u00e9tudier sous toutes leurs facettes, depuis l\u2019architecture des lieux jusqu\u2019\u00e0 leurs effets sur les usages, sans oublier leur justification en termes de politiques urbaines. On s\u2019aper\u00e7oit alors que s\u2019y (re)joue perp\u00e9tuellement, mais avec des formes renouvel\u00e9es, un jeu autour d\u2019une fronti\u00e8re public-priv\u00e9 complexe, mouvante et ayant des formes plus vari\u00e9es qu\u2019on ne l\u2019imagine.<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019il est moins question de privatisation que d\u2019appropriation par les habitants (mais la limite parfois floue entre ces deux notions m\u00e9rite l\u2019attention), c\u2019est de la rue comme espace commun qu\u2019il s\u2019agit, au sens d\u2019un lieu support d\u2019usages et de socialisations. Dans cette perspective, l\u2019appropriation permet \u00e0 la rue de ne pas seulement \u00eatre un espace de passage, anonyme et purement fonctionnel. Ainsi, certaines rues dans des quartiers r\u00e9sidentiels offrent leur espace aux enfants ou aux relations de voisinage, y enrichissant l\u2019habiter par l\u2019appropriation et non par la propri\u00e9t\u00e9. Dans des villes, particuli\u00e8rement des m\u00e9tropoles, o\u00f9 l\u2019aspiration au bien-\u00eatre est mise en tension tant par les prix de l\u2019immobilier d\u2019une partie de l\u2019offre urbaine que par les difficult\u00e9s de circulation, comment les rues sont-elles alors les objets de ces processus de privatisation et\/ou d\u2019appropriation\u00a0?<\/p>\n<p>L\u2019approche par les usages et l\u2019appropriation implique aussi de consid\u00e9rer que la rue est un lieu o\u00f9 vivent ou travaillent ceux qui n\u2019ont pas d\u2019autres lieux o\u00f9 aller et qui, parfois, en sont aussi chass\u00e9s. On pense ici par exemple aux personnes sans domicile ou aux vendeurs \u00ab\u00a0ambulants\u00a0\u00bb. Mais au-del\u00e0 de ces figures, les nouvelles formes de pauvret\u00e9, l\u2019actualit\u00e9 de la question des r\u00e9fugi\u00e9s ou les impasses des politiques du logement et de l\u2019h\u00e9bergement conduisent \u00e0 augmenter, en en diversifiant les formes, les situations des personnes \u00e0 la rue. La rue rappelle ainsi que la ville est aussi constitu\u00e9e de ses marges, dont certaines sont cach\u00e9es et d\u2019autres bien visibles. La prostitution comme certains trafics en constituent d\u2019autres usages qui marquent fortement certaines rues et participent de l\u2019univers \u00ab\u00a0de la rue\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La rue comme marge peut aussi prendre un sens diff\u00e9rent si l\u2019on pense la marge comme un espace o\u00f9 le champ des possibles est plus ouvert. La marge permet ici la libert\u00e9 et celle-ci s\u2019exprime notamment par le jeu, celui des adolescents, mais plus seulement, pour qui la rue est un espace d\u2019appropriation ludique (Escaffre, 2011), ou par la cr\u00e9ation comme en t\u00e9moignent les fresques, les grafs mais aussi les spectacles de rue. Si de tels usages peuvent prendre des formes alternatives revendiqu\u00e9es, ils peuvent cependant \u00eatre utilis\u00e9s par des pouvoirs urbains pour repenser les usages de la ville ou, plus fr\u00e9quemment, seulement \u00e0 des fins de marketing territorial.<\/p>\n<p>La rue appelle ainsi une analyse de la ville qui ne reste pas cantonn\u00e9e aux seuls usages dominants. Cette perspective est d\u2019autant plus n\u00e9cessaire qu\u2019une m\u00eame rue conna\u00eet des temporalit\u00e9s d\u2019usage diff\u00e9rentes \u00e0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019une journ\u00e9e, en fonction des saisons ou selon les \u00e9v\u00e8nements qui s\u2019y d\u00e9roulent. Du repas de voisins ou du vide-grenier qui font qu\u2019on la ferme \u00e0 la circulation \u00e0 son inaccessibilit\u00e9 pour cause de manifestation politique ou d\u2019accident, le temps d\u2019une rue n\u2019est pas si lin\u00e9aire ni cyclique qu\u2019il y para\u00eet. Cette perspective \u00e9largie sur tous les usages de la rue est aussi indispensable lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019ouvrir l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la rue \u00e0 des habitants pour qui cela peut \u00eatre difficile, voire impossible, comme dans le cas de personnes en situation de handicap, ou comme l\u2019indiquent, par exemple, certaines mobilisations r\u00e9centes de femmes.<\/p>\n<p>La rue, comme les autres espaces publics, fait donc la part belle \u00e0 la diversit\u00e9\u00a0: celle des formes et des ambiances, celle des usages et des usagers, ou encore celle des repr\u00e9sentations\u2026 Elle est un lieu de cohabitation, donc de compromis, mais aussi de conflits (Simmel, 1995), potentiels ou effectifs, en tout cas et avec des nuances un lieu d\u2019interactions (Goffman, 1974).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>DE CERTEAU, M.\u00a0; GIARD, L. et MAYOL, P., <em>L\u2019Invention du quotidien. 2. Habiter, cuisiner<\/em>, Folio essais, Gallimard, 1994, 448p.<\/p>\n<p>ESCAFFRE, F., \u00ab\u00a0Espaces publics et pratiques ludo-sportives\u00a0: l\u2019expression d\u2019une urbanit\u00e9 sportive\u00a0\u00bb, <em>Annales de G\u00e9ographie<\/em>, n\u00b0 680, pp. 405-424, Armand Colin, 2011.<\/p>\n<p>GOFFMAN, E.,<em> Les Rites d\u2019interaction<\/em>, Les \u00c9ditions de Minuit, \u00ab\u00a0Le sens commun\u00a0\u00bb, 1974, 230 p.<\/p>\n<p>H\u00c9RAN, F., <em>Le Retour de la bicyclette. Une histoire des d\u00e9placements urbains en Europe, de 1817 \u00e0 2050<\/em>, La D\u00e9couverte, 2015, 256 p.<\/p>\n<p>LANDAUER, P., <em>L\u2019Architecte, la ville et la s\u00e9curit\u00e9<\/em>, Presses Universitaires de France, \u00ab\u00a0La Ville en d\u00e9bat\u00a0\u00bb, 2009, 104 p.<\/p>\n<p>LEFEBVRE, H., <em>Le Droit \u00e0 la ville<\/em>, Economica, 2009, 135 p.<\/p>\n<p>LOUDIER-MALGOUYRES, C., <em>Le Retrait r\u00e9sidentiel. \u00c0 l\u2019heure de la m\u00e9tropolisation<\/em>, Presses Universitaires de France, \u00ab\u00a0La Ville en d\u00e9bat\u00a0\u00bb, 2013, 104 p.<\/p>\n<p>MONNET, J., \u00ab\u00a0Marcher en ville\u00a0: technique, technologie et infrastructure (s)lox tech\u00a0?\u00a0\u00bb, <em>Urbanit\u00e9s<\/em>, 2019 (<a href=\"http:\/\/www.revue-urbanites.fr\/12-monnet\/\">http:\/\/www.revue-urbanites.fr\/12-monnet\/<\/a>).<\/p>\n<p>SIMMEL, G., <em>Le Conflit<\/em>, Circ\u00e9, 1995, 158p.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Analyser une ville depuis ses rues, c\u2019est op\u00e9rer une r\u00e9duction pour traiter d\u2019un tout \u00e0 partir d\u2019une de ses parties, mais c\u2019est aussi rapprocher deux objets qui, dans la p\u00e9riode actuelle, conservent des invariants historiques tout en connaissant des \u00e9volutions transformatrices. Ainsi, la rue que l\u2019urbanisme a tent\u00e9, il n\u2019y a pas si longtemps, de faire dispara\u00eetre puis qu\u2019il a r\u00e9habilit\u00e9e, ne cesse d\u2019interroger. En tant qu\u2019espace, dans ses formes, ses volumes et comme objet technique\u00a0? Comme support d\u2019usages et lieu d\u2019interactions sociales\u00a0? Elle peut aussi \u00eatre questionn\u00e9e en tant que marge, comme espace de rel\u00e9gation et de tensions. G\u00e9r\u00e9e, am\u00e9nag\u00e9e, contr\u00f4l\u00e9e, son organisation et son fonctionnement ob\u00e9issent \u00e0 des normes juridiques mais aussi sociales r\u00e9sonnant avec les choix politiques. On l\u2019aura compris, ces quelques \u00e9l\u00e9ments indiquent combien le champ de r\u00e9flexion sur l\u2019objet \u00ab\u00a0rue\u00a0\u00bb est vaste, mais combien il est aussi central \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 l\u2019urbanisation g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e transforme les cadres et les modes de vie.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":3462,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[47],"tags":[],"authors":[{"term_id":82,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"auat","display_name":"AUAT"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3460"}],"collection":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3460"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3460\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3463,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3460\/revisions\/3463"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3462"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3460"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3460"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3460"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}