{"id":3477,"date":"2020-09-21T09:04:51","date_gmt":"2020-09-21T07:04:51","guid":{"rendered":"https:\/\/revue-belveder.org\/?p=3477"},"modified":"2020-09-21T09:50:29","modified_gmt":"2020-09-21T07:50:29","slug":"la-rue-mais-quelle-rue-de-lanonymat-a-la-familiarite-les-variations-sociales-de-la-rue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/la-rue-mais-quelle-rue-de-lanonymat-a-la-familiarite-les-variations-sociales-de-la-rue\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0La rue, mais quelle rue\u00a0?\u00a0\u00bb\u00a0De l\u2019anonymat \u00e0 la familiarit\u00e9, les variations sociales de la rue"},"content":{"rendered":"<h3>Les variations du jeu social de la rue<\/h3>\n<p>La rue est un lieu d\u2019interactions sociales, elle est espace social. Mais selon sa dynamique de fr\u00e9quentation, elle peut se ranger du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019espace public, anonyme, ou du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019espace de quartier, familier<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. Il faut regarder son jeu social pour qualifier et caract\u00e9riser une rue. Si l\u2019on suit l\u2019exemple de ce jeune homme qui travaille dans le centre-ville de Toulouse et habite dans le faubourg des Minimes, on se rend compte qu\u2019au cours de ses p\u00e9r\u00e9grinations, il a fr\u00e9quent\u00e9 deux grands types de \u00ab\u00a0rues\u00a0\u00bb, ici incarn\u00e9es par les boulevards du centre-ville de Toulouse et les rues de faubourg qui encerclent le centre-ville<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p>Sur le boulevard, se croisent des publics diff\u00e9rents, d\u2019horizons divers. C\u2019est ce qui fait sa singularit\u00e9 en tant qu\u2019espace social. Et cela tient \u00e0 sa position dans la ville et \u00e0 sa vocation\u00a0: \u00eatre un lieu de passage et de flux, mais aussi de destination, dans un secteur de centralit\u00e9, aux fonctions riveraines mixtes et attractives (bus et m\u00e9tro, commerces, services, loisirs\u2026). Le boulevard fait ainsi se croiser une somme d\u2019individus, qui ne se connaissent pas mais partagent ensemble la m\u00eame sc\u00e8ne d\u2019usages. C\u2019est ainsi un espace public comme le d\u00e9crit le sociologue Isaac Joseph, un lieu de copr\u00e9sence dans l\u2019anonymat d\u2019individus r\u00e9unis par la fr\u00e9quentation d\u2019un m\u00eame espace. Cette coexistence d\u2019inconnus rend compte d\u2019un type de sociabilit\u00e9s particulier, celui des sociabilit\u00e9s publiques, que l\u2019on pourrait aussi appeler des sociabilit\u00e9s de c\u00f4toiement. Dans ces sociabilit\u00e9s, on ne se conna\u00eet donc pas mais on se c\u00f4toie, on est ainsi acteur d\u2019une forme d\u2019interaction, qui se caract\u00e9rise par son caract\u00e8re \u00e9ph\u00e9m\u00e8re et anonyme mais aussi par son \u00ab\u00a0autor\u00e9gulation spontan\u00e9e\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019on respecte une juste mise \u00e0 distance les uns des autres pour ne pas tomber les uns sur les autres<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>\u2026<\/p>\n<div id=\"attachment_3479\" style=\"width: 3082px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/sociabilit\u00e9s-publiques.jpg\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3479\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-3479 size-full\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/sociabilit\u00e9s-publiques.jpg\" alt=\"\" width=\"3072\" height=\"2304\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/sociabilit\u00e9s-publiques.jpg 3072w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/sociabilit\u00e9s-publiques-300x225.jpg 300w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/sociabilit\u00e9s-publiques-768x576.jpg 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/sociabilit\u00e9s-publiques-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/sociabilit\u00e9s-publiques-500x375.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 3072px) 100vw, 3072px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3479\" class=\"wp-caption-text\">\u00a9 C\u00e9line Loudier-Malgouyres<\/p><\/div>\n<p>Dans les rues de faubourgs, c\u2019est une autre dynamique sociale qui se joue. Les publics en copr\u00e9sence sont moins divers, moins vari\u00e9s, l\u2019\u00e9chelle de fr\u00e9quentation est plus locale et la rue r\u00e9unit des individus qui font partie d\u2019un m\u00eame territoire de vie. De ce fait, les interactions sociales qui caract\u00e9risent la rue de faubourg se rangent du c\u00f4t\u00e9 des sociabilit\u00e9s de quartier ou sociabilit\u00e9s locales, o\u00f9 les relations d\u2019interconnaissances ou de familiarit\u00e9 priment. (Ce qui ne veut pas dire que les sociabilit\u00e9s publiques en sont absentes, mais elles n\u2019y sont pas majoritaires, \u00e0 l\u2019inverse de ce qu\u2019il se passe sur les boulevards.) On se conna\u00eet et on se reconna\u00eet donc plus ou moins dans ce milieu de vie partag\u00e9. Les initiatives collectives et partag\u00e9es, comme les repas de quartier, constituent comme des points d\u2019orgue de ces relations d\u2019interconnaissance.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/CLM.png\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img loading=\"lazy\" class=\"aligncenter wp-image-3480 size-full\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/CLM.png\" alt=\"\" width=\"602\" height=\"918\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/CLM.png 602w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/CLM-197x300.png 197w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/CLM-500x762.png 500w\" sizes=\"(max-width: 602px) 100vw, 602px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Passant de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre, du boulevard \u00e0 la rue de faubourg, des sociabilit\u00e9s publiques aux sociabilit\u00e9s de quartier, ce jeune homme exp\u00e9rimente ou vit des interactions sociales diff\u00e9rentes marqu\u00e9es par des degr\u00e9s de sociabilit\u00e9s diff\u00e9rentes. Ainsi, notre jeune homme ne se r\u00e9sume ni ne se r\u00e9duit \u00e0 l\u2019une de ces sociabilit\u00e9s. Dans son mode de vie, il vit les deux. Il vit aussi par ailleurs des sociabilit\u00e9s priv\u00e9es, qui sont celles de ses relations amicales, familiales et associatives par exemple. Mais davantage, il faut qu\u2019il vive les deux, et c\u2019est bien l\u00e0 un enjeu pour la ville aujourd\u2019hui que de le lui permettre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Revaloriser l\u2019anonymat de la rue ordinaire<\/h3>\n<p>On sent bien qu\u2019aujourd\u2019hui, dans la ville, les foules solitaires ont mauvaise presse. Encore plus avec le risque sanitaire, peu nombreux d\u00e9sormais sont les discours qui valorisent le va-et-vient anonyme de la rue. \u00c0 l\u2019inverse, on met en avant les repas de quartier et toutes les initiatives habitantes qui visent \u00e0 l\u2019appropriation de la rue, c\u2019est-\u00e0-dire son activation sociale par l\u2019intensification de ses usages par les habitants. L\u2019enjeu et la g\u00e9n\u00e9ralisation des d\u00e9marches de concertation qui l\u2019accompagnent concernent la possibilit\u00e9 et la l\u00e9gitimit\u00e9 de s\u2019installer, d\u2019occuper, d\u2019utiliser ces espaces pour des usages autres que le simple fait du passant anonyme. Car \u00eatre un passant anonyme ne suffit plus, ne suffit pas \u00e0 la condition du citadin. Ce qui semble aller au-del\u00e0 du plaisir de l\u2019action collective, c\u2019est finalement la volont\u00e9 de ren\u00e9gocier sa place en tant qu\u2019habitant, c\u2019est la volont\u00e9 de participer, de faire et de d\u00e9cider des usages et du devenir de son environnement urbain, et donc de sa rue. \u00ab\u00a0La rue est \u00e0 nous\u00a0\u00bb est l\u2019expression embl\u00e9matique de cette volont\u00e9 de ren\u00e9gocier le rapport entre les institutions publiques qui \u00ab\u00a0gouvernent\u00a0\u00bb la ville (les collectivit\u00e9s) et l\u2019initiative priv\u00e9e qui la fait vivre (individuelle ou collective). Et c\u2019est bien un d\u00e9bat sur les formes de la d\u00e9mocratie dont il s\u2019agit.<\/p>\n<p>Pourtant, il faut bien peser la valeur de l\u2019anonymat urbain. Car ce qui se joue dans la copr\u00e9sence dans l\u2019anonymat n\u2019est pas rien, au contraire. Sur les boulevards (pour reprendre cette figure type), \u00ab\u00a0chacun peut agir librement parmi les autres, prendre place sans avoir \u00e0 rendre de compte ni sur ce qui il est, ni d\u2019o\u00f9 il vient\u00a0\u00bb, rappelle Mich\u00e8le Jol\u00e9<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. En maintenant l\u2019ind\u00e9termination de chacun, la rue des sociabilit\u00e9s publiques et anonymes permet \u00e0 chacun de trouver sa place, de se sentir autoris\u00e9 et l\u00e9gitime \u00e0 \u00eatre l\u00e0 et \u00e0 se tenir aux c\u00f4t\u00e9s des autres. L\u2019anonymat va donc avec l\u2019accessibilit\u00e9. Mais parce que cette copr\u00e9sence sans parole se caract\u00e9rise aussi par les ajustements que chacun fait pour partager le m\u00eame espace<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>, on comprend aussi que les rapports sociaux dans la rue anonyme soulignent la conscience de l\u2019autre et, plus encore, l\u2019acceptation d\u2019appartenir au m\u00eame ensemble que les autres\u00a0: concr\u00e8tement, la rue, mais symboliquement plus, la soci\u00e9t\u00e9 peut-\u00eatre. La rue est ainsi un espace public ou \u00ab\u00a0l\u2019unit\u00e9 du multiple, c\u2019est-\u00e0-dire la cristallisation des uns et des autres dans une m\u00eame figure\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Le r\u00f4le de l\u2019espace public dans la ville<\/h3>\n<p>La pratique ordinaire de la rue induit une \u00e9quivalence entre tous ceux qui s\u2019y trouvent et, par notre fa\u00e7on de la fr\u00e9quenter, l\u2019acceptation d\u2019un lien avec des inconnus et des \u00e9trangers (\u00e0 soi). En consid\u00e9rant cela, on valorise la dimension politique des rapports sociaux de la rue, et une dimension politique \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de ses usage(r)s du quotidien. Ce n\u2019est pas seulement dans les mouvements d\u2019appropriation des rues que l\u2019on n\u00e9gocie la relation entre le priv\u00e9 et le public, l\u2019individu et la soci\u00e9t\u00e9\u00a0: c\u2019est aussi en revalorisant la pratique ordinaire de la rue anonyme pour entretenir et pr\u00e9server les rapports sociaux qui s\u2019y jouent.<\/p>\n<p>L\u2019on peut s\u2019interroger alors d\u2019abord sur la capacit\u00e9 de la ville \u00e0 rendre possible ce type de rapports sociaux, et ensuite sur sa capacit\u00e9 \u00e0 les rendre positifs. Car d\u2019une part, cette exp\u00e9rience du c\u00f4toiement avec des inconnus (qui plus est diff\u00e9rents de soi) se r\u00e9duit face \u00e0 diff\u00e9rents ph\u00e9nom\u00e8nes qui tendent \u00e0 s\u00e9parer les groupes sociaux les uns des autres (s\u00e9gr\u00e9gations territoriales et s\u00e9parations sociales) et \u00e0 freiner l\u2019accessibilit\u00e9 des espaces publics \u00e0 tous (privatisation et s\u00e9curisation). Et d\u2019autre part, les moyens de gestion et de r\u00e9gulation des rues ne sont pas toujours \u00e0 la hauteur, en particulier dans les espaces urbains ordinaires hors des centres-villes qui concentrent, eux, toute l\u2019attention publique. C\u2019est bien l\u2019enjeu de l\u2019espace public qui se pose, et notamment celui de l\u2019organisation et de la gestion d\u2019une armature urbaine continue de rues, d\u00e8s lors accessibles et disponibles \u00e0 la vari\u00e9t\u00e9 des usages sociaux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Voir les travaux de Perla Serfaty-Garzon, de Louis Qu\u00e9r\u00e9 ou de Carole-Anne Rivi\u00e8re.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Nous choisissons ici deux types de rues, mais d\u2019autres variations existent encore (cf. l\u2019article de Lionel Roug\u00e9 sur les rues pavillonnaires).<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Voir notamment les travaux de Cynthia Ghorra-Gobin sur ce caract\u00e8re anonyme et \u00e9ph\u00e9m\u00e8re.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Intervention \u00ab\u00a0L\u2019espace public comme espace du public\u00a0\u00bb lors de la formation continue \u00ab\u00a0Espaces publics, espace public\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019IEP de Toulouse, co-anim\u00e9e par Pierre Roca d\u2019Huyteza et C\u00e9line Loudier-Malgouyres.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Des ajustements dans les gestes et les comportements, c\u2019est \u00ab\u00a0l\u2019inattention civile\u00a0\u00bb d\u2019Erving Goffman. Voir aussi les travaux de Carole Gayet-Viaud d\u2019ethnographie de l\u2019exp\u00e9rience et des \u00e9preuves de la coexistence dans les espaces publics, notamment sur la notion de civilit\u00e9.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> BEAUCHARD Jacques et MONCOMBLE Fran\u00e7oise, <em>L&#8217;Architecture du vide. Espace public et lien civil<\/em>, Presses universitaires de Rennes, 2013.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>18\u00a0h\u00a000\u00a0: un jeune homme sort du travail et rentre chez lui, en empruntant les boulevards. En marchant l\u00e0, il croise d\u2019autres actifs fatigu\u00e9s de leur journ\u00e9e, mais aussi des parents press\u00e9s et des enfants bien dociles, et puis des personnes \u00e2g\u00e9es qui marchent lentement, des jeunes qui fl\u00e2nent, et des marginaux \u00e0 l\u2019arr\u00eat. 18\u00a0h\u00a030\u00a0: il arrive dans le faubourg des Minimes, marche vers sa rue, reconnait le comptable de son association de sport \u00e0 la boulangerie, puis salue ses voisins. 19\u00a0h\u00a030\u00a0: il sort de chez lui, avec une bouteille de vin et un paquet de chips et s\u2019installe \u00e0 la table du repas de quartier de sa rue. Il y passe la soir\u00e9e. Dans son parcours, ce jeune homme a v\u00e9cu diff\u00e9rentes sc\u00e8nes sociales, qui se distinguent principalement par le degr\u00e9 de connaissance qu\u2019ont les usagers les uns des autres. Or, chaque degr\u00e9 compte pour faire de nous des citadins et des citoyens.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":3479,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[47],"tags":[],"authors":[{"term_id":82,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"auat","display_name":"AUAT"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3477"}],"collection":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3477"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3477\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3486,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3477\/revisions\/3486"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3479"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3477"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3477"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3477"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}