{"id":3484,"date":"2020-09-21T09:05:51","date_gmt":"2020-09-21T07:05:51","guid":{"rendered":"https:\/\/revue-belveder.org\/?p=3484"},"modified":"2020-09-21T09:50:55","modified_gmt":"2020-09-21T07:50:55","slug":"les-usages-de-la-rue-dans-les-espaces-pavillonnaires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/les-usages-de-la-rue-dans-les-espaces-pavillonnaires\/","title":{"rendered":"Les usages de la rue dans les espaces pavillonnaires"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00ab\u00a0<em>Hors de chez soi, il n\u2019y a plus de lieu possible. Tr\u00e8s rapidement, dehors, hors du pavillon \u2013 l\u2019enclos de l\u2019\u00e9go \u2013 le non-lieu (n\u00e9gation absolue), le lieu de transit devient une norme, car dans ces conditions, seul ce qui a trait \u00e0 l\u2019\u00e9go dans son enclos peut \u00eatre qualifi\u00e9 positivement. Le reste, l\u2019ailleurs, le dehors, l\u2019espace entre, est condamn\u00e9 par la force des choses \u00e0 \u00eatre vid\u00e9 de toute humanit\u00e9 au profit de la marchandise<\/em>\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L\u2019accusation est cat\u00e9gorique. Les espaces pavillonnaires ne configureraient pas l\u2019espace public, ils contribueraient m\u00eame \u00e0 le nier et ainsi \u00e0 r\u00e9duire son incarnation \u2013 la rue \u2013 \u00e0 un simple axe de transit automobile. Morphologies anti-urbaines \u2013 particuli\u00e8rement d\u00e8s qu\u2019il s\u2019agit de lotissements, ces espaces ne participeraient pas \u00e0 faire ville. Mod\u00e8le d\u2019une mise \u00e0 l\u2019\u00e9cart d\u00e9sir\u00e9e ou subie, les zones pavillonnaires ne seraient-elles pas pourtant, sur le temps long, davantage marqu\u00e9es par des situations de cohabitations pacifi\u00e9es et des sociabilit\u00e9s constructives\u00a0? D\u2019un instrument de la \u00ab\u00a0bonne distance\u00a0\u00bb \u00e0 un levier de \u00ab\u00a0bonne proximit\u00e9\u00a0\u00bb, en quoi les usages de la rue pavillonnaire viennent dire quelque chose de la ville \u2013 de sa pratique et de ses repr\u00e9sentations\u00a0\u2013 de l\u2019\u00e9chelle du voisinage \u00e0 celle de la m\u00e9tropole\u00a0?<\/p>\n<p>Pour circonscrire le propos et tenter de l\u2019illustrer, prenons comme arch\u00e9type la rue d\u2019un lotissement suburbain compos\u00e9 de m\u00e9nages de la classe moyenne travers\u00e9 par un renouvellement de son peuplement et par une transformation de son environnement urbain. Faisons l\u2019hypoth\u00e8se que ce type de configuration traverse nombre d\u2019ensembles pavillonnaires de l\u2019agglom\u00e9ration toulousaine et que cette trajectoire \u2013 bien que non lin\u00e9aire \u2013 est susceptible de venir activer un glissement vers la rue d\u2019une domesticit\u00e9 jusqu\u2019alors inscrite dans le p\u00e9rim\u00e8tre du logement et de la parcelle. Ce nouveau rapport entre la rue et les maisons qui la bordent\u00a0viendrait souligner un moment de s\u00e9dimentation incertaine propice \u00e0 un accompagnement par les professionnels de la ville, de l\u2019urbanisme et de l\u2019architecture.<\/p>\n<p>Fonctionnant d\u2019abord, par le biais de l\u2019automobile, dans sa relation circulatoire entre le domicile et les grands axes routiers, la rue pavillonnaire est un sas d\u2019intensit\u00e9 de flux et de vitesse par rapport \u00e0 son environnement urbain. Peu emprunt\u00e9e en dehors des horaires \u00ab\u00a0de travail\u00a0\u00bb sauf parfois \u00e0 \u00eatre, selon sa configuration, un circuit de d\u00e9tour quand les grandes art\u00e8res sont bouch\u00e9es, elle offre \u00e0 ses r\u00e9sidents \u00ab\u00a0calme et tranquillit\u00e9\u00a0\u00bb comme ils se plaisent \u00e0 le dire. Si cette mise \u00e0 l\u2019\u00e9cart des flux peut traduire une appropriation exclusive, l\u2019instrument d\u2019un \u00ab\u00a0retrait r\u00e9sidentiel\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>, elle peut aussi s\u2019analyser comme levier d\u2019un dialogue entre sph\u00e8res priv\u00e9e et publique, v\u00e9cues non pas de mani\u00e8re continue mais plut\u00f4t de mani\u00e8re distincte. Bien souvent, la voirie est, soit doubl\u00e9e d\u2019une contre-all\u00e9e \u2013 dans les lotissements les plus r\u00e9cents, soit am\u00e9nag\u00e9e de telle sorte qu\u2019une vitesse excessive n\u2019y soit pas possible (trottoirs, stationnements d\u00e9cal\u00e9s, bandes cyclables, zones 30\u2026). Ces am\u00e9nagements sont alors propices \u00e0 des sociabilit\u00e9s apais\u00e9es et facilitent une cohabitation en continuit\u00e9 du jardin<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>. Pens\u00e9e pour la circulation des voitures, la fonction de la rue mute, \u00e0 force de temps et d\u2019appropriations r\u00e9sidentes, vers un espace plus adapt\u00e9 \u00e0 la circulation des corps. Cette oscillation, entre corridor de circulation et lieu de ralentissement, vient ainsi intercaler des temps plus propices aux mobilit\u00e9s actives (v\u00e9los, rollers, trottinettes\u2026)\u00a0et \u00e0 la marche. En dialogue avec les jardins et l\u2019appropriation des parcelles, ces usages, jusqu\u2019alors rep\u00e9rables dans les tissus urbains \u00e0 dominante pavillonnaire, s\u2019observent aussi dans les lotissements p\u00e9riurbains et suburbains les plus anciens o\u00f9 se formalisent des logiques d\u2019ancrages et o\u00f9 op\u00e8re une maturation<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. Voisinage, promenades avec ou sans chien, appropriation des contre-all\u00e9es et des impasses par les enfants, discussions improvis\u00e9es sur les trottoirs ou aux coins des rues par les habitants plus \u00e2g\u00e9s, murs\u00a0de s\u00e9paration d\u00e9tourn\u00e9s pour devenir mobiliers propices \u00e0 la rencontre et \u00e0 la discussion\u00a0\u2026 autant d\u2019usages qui fabriquent du lieu et engendrent des sociabilit\u00e9s de moins en moins \u00ab\u00a0discr\u00e8tes\u00a0\u00bb. La rue \u00ab\u00a0voirie\u00a0\u00bb se publicise ainsi doucement en s\u2019ouvrant \u00e0 l\u2019alt\u00e9rit\u00e9, par exemple par le percement d\u2019un cheminement vers d\u2019autres secteurs ou, plus rarement, par transformation de la trame viaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_3489\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/IMG_4425-copie.jpg\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3489\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-3489 size-large\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/IMG_4425-copie-1024x768.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"525\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/IMG_4425-copie-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/IMG_4425-copie-300x225.jpg 300w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/IMG_4425-copie-768x576.jpg 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/IMG_4425-copie-500x375.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3489\" class=\"wp-caption-text\">\u00a9 Lionel Roug\u00e9<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Rentrer dans une rue pavillonnaire, c\u2019est faire l\u2019exp\u00e9rience d\u2019un contraste \u2013 moins de bruit, moins de hauteur, moins de vitesse. Ce \u00ab\u00a0sas\u00a0\u00bb qui prot\u00e9gerait \u2013 de la ville et de ses nuisances \u2013 on le ressent. En week-end, c\u2019est un peu diff\u00e9rent\u00a0: avec le ballet des tondeuses \u00e0 gazon, c\u2019est aussi l\u2019odeur, \u00e0 la fois bucolique et artificielle \u2013 qui est saisissante. Car c\u2019est bien par les jardins que semblent se fabriquer la valeur et la qualit\u00e9 de la rue pavillonnaire, sa valeur marchande et sa valeur d\u2019usage. En ville, dans les quartiers p\u00e9ricentraux en proie \u00e0 une densification, comme en banlieue, la somme des jardins pavillonnaires coupl\u00e9e aux d\u00e9marches municipales (plantation d\u2019arbres\u2026) et \u00e0 l\u2019amorce de reconqu\u00eates v\u00e9g\u00e9tales plus ou moins sauvages des trottoirs, fonctionne comme autant d\u2019oasis qui deviennent \u00e0 la belle saison des lieux de promenades pour en appr\u00e9cier arbres en fleurs, glycines, rosiers ou hortensias\u2026 La rue devient alors, le temps d\u2019un week-end ou en d\u00e9but de soir\u00e9e, espace de fl\u00e2nerie et de r\u00e9cr\u00e9ation o\u00f9 se rencontrent occupants des maisons savourant les am\u00e9nit\u00e9s de leur jardin et passants qui profitent des senteurs et des couleurs, d\u00e9ambulent et se sentent invit\u00e9s \u00e0 ralentir, voire \u00e0 \u00e9changer avec les pavillonnaires sur cette esth\u00e9tique de l\u2019ordinaire \u2013 conseils de bricolage ou de d\u00e9coration, dons de fleurs, de fruits ou de l\u00e9gumes.<\/p>\n<p>Marcher dans une rue pavillonnaire, c\u2019est aussi se prendre \u00e0 observer les seuils des maisons. Ces deux \u00e0 trois m\u00e8tres, qui se donnent au public tout en appartenant au priv\u00e9, r\u00e9v\u00e8lent une semi-intimit\u00e9 et sont une mani\u00e8re d\u2019acc\u00e9der \u00e0 la connaissance intime de ces morceaux de ville et de leurs habitants. Ces rencontres, parfois seulement ponctu\u00e9es d\u2019un signe de la main, sont \u2013 au m\u00eame titre que l\u2019objet maison individuelle \u2013 un signe symbole de la force du mod\u00e8le pavillonnaire. La rue devient, en \u00e9cho aux travaux sur les parties communes des ensembles collectifs valoris\u00e9s, un espace dans lequel s\u2019op\u00e8re un \u00ab\u00a0jeu r\u00e9gl\u00e9 d\u2019\u00e9vitements et d\u2019ajustements, de respect et de reconnaissance qui autorise une qu\u00eate furtive de familiarit\u00e9\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>. Ce jeu social fait d\u2019implicite et de cordialit\u00e9 s\u2019appuie sur des \u00ab\u00a0accords pr\u00e9existants plus ou moins formalis\u00e9s\u00a0\u00bb qui se d\u00e9clinent selon les processus de construction et de s\u00e9dimentation de ces ensembles pavillonnaires. Toute cette gamme d\u2019accords tend \u00e0 fabriquer des urbanit\u00e9s \u00ab\u00a0douces\u00a0\u00bb &#8211; \u00ab\u00a0domestiques\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a> &#8211; qui traduisent aussi un ordre, une \u00e9thique, bien distincte des quartiers et secteurs voisins, surtout si ces derniers sont compos\u00e9s majoritairement d\u2019immeubles. Une telle distinction est aussi pouvoir, parce que derri\u00e8re cet ordre s\u2019op\u00e8re un contr\u00f4le social propre \u00e0 l\u2019univers pavillonnaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_3492\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/LR2.png\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3492\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-3492 size-large\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/LR2-1024x777.png\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"531\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/LR2-1024x777.png 1024w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/LR2-300x228.png 300w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/LR2-768x583.png 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/LR2-500x379.png 500w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/LR2.png 1219w\" sizes=\"(max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3492\" class=\"wp-caption-text\">\u00a9 Lionel Roug\u00e9<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Observer et approcher les usages de la rue dans les zones pavillonnaires, c\u2019est venir souligner qu\u2019\u00ab\u00a0hors de chez soi\u00a0\u00bb un lieu est possible, qu\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9 du transit automobile la rue permet aussi des sc\u00e8nes de contacts plus ou moins informels. Alors, certes, ces usages peuvent, comme ailleurs, \u00eatre les signes d\u2019appropriations exclusives, voire d\u2019une volont\u00e9 de privatisation, mais ils d\u00e9voilent \u00e9galement des potentialit\u00e9s cr\u00e9atrices d\u2019un commun. Il y a l\u00e0, peut-\u00eatre, mati\u00e8re \u00e0 interroger dans le d\u00e9tail la diversit\u00e9 des configurations pavillonnaires\u00a0: certaines sont-elles plus propices que d\u2019autres \u00e0 ces glissements\u00a0? \u00c0 la faveur d\u2019une s\u00e9dimentation et de l\u2019ancrage des r\u00e9sidents, la rue pavillonnaire devient support d\u2019une transition relationnelle entre l\u2019habiter domestique et l\u2019habiter m\u00e9tropolitain\u00a0; un \u00ab\u00a0sas\u00a0\u00bb de ralentissement et d\u2019interconnaissance. Consolider la d\u00e9sirabilit\u00e9 m\u00e9tropolitaine ne passerait-il pas, entre autres, par la r\u00e9conciliation avec cet urbanisme de maisons, d\u00e8s lors qu\u2019il offrirait la possibilit\u00e9 de quartiers jardins dot\u00e9s de services et d\u2019espaces collectifs, supports d\u2019une d\u00e9mocratie de proximit\u00e9 et o\u00f9 viendraient s\u2019hybrider initiatives habitantes autant que d\u00e9marches publiques\u00a0?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a>\u00a0DEBRY Jean-Luc, <em>Le Cauchemar pavillonnaire<\/em>, \u00c9ditions L\u2019\u00e9chapp\u00e9e, 2012.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> LOUDIER MALGOUYRES C\u00e9line, \u00ab\u00a0Le retrait r\u00e9sidentiel\u00a0\u00bb, <em>Esprit<\/em>, n\u00b0\u00a0393, 2013, p. 45-60.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> JAILLET Marie-Christine, ROUG\u00c9 Lionel, THOUZELLIER Christiane, \u00ab\u00a0Vivre en maison individuelle en lotissement\u00a0\u00bb, <em>in<\/em> TAPIE Guy (dir.), <em>Maison individuelle, architecture, urbanit\u00e9<\/em>, \u00c9ditions de l\u2019Aube, coll. \u00ab\u00a0Monde en cours\u00a0\u00bb, 2005, p. 11-23.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> BERGER Martine, ARAGAU Claire, ROUG\u00c9 Lionel, \u00ab\u00a0Vers une maturit\u00e9 des territoires p\u00e9riurbains\u00a0?\u00a0\u00bb, <em>EchoG\u00e9o<\/em>, 27\/2014, mis en ligne le 02 avril 2014, consult\u00e9 le 02 mai 2020. URL\u00a0: http:\/\/journals.openedition.org\/echogeo\/13683\u00a0; DOI\u00a0: https:\/\/doi.org\/10.4000\/echogeo.13683.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> PARIS Herv\u00e9, \u00ab\u00a0L\u2019inconnu familier, les interactions dans les parties communes d\u2019un immeuble lyonnais\u00a0\u00bb, <em>in<\/em> HAUMONT Bernard et MOREL Alain (dir.), <em>La Soci\u00e9t\u00e9 des voisins<\/em>, MSH, 2005, p. 132-147.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> BONY Laurent, DONNADIEU Brigitte, HARARI Jean, \u00ab\u00a0Urbanit\u00e9s domestiques face au territoire\u00a0\u00bb, <em>in<\/em> TAPIE Guy (dir.), <em>Maison individuelle, architecture, urbanit\u00e9<\/em>, \u00c9ditions de l\u2019Aube, coll. \u00ab\u00a0Monde en cours\u00a0\u00bb, 2005, p. 150-164.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019accusation est cat\u00e9gorique. Les espaces pavillonnaires ne configureraient pas l\u2019espace public, ils contribueraient m\u00eame \u00e0 le nier et ainsi \u00e0 r\u00e9duire son incarnation \u2013 la rue \u2013 \u00e0 un simple axe de transit automobile. Morphologies anti-urbaines \u2013 particuli\u00e8rement d\u00e8s qu\u2019il s\u2019agit de lotissements, ces espaces ne participeraient pas \u00e0 faire ville. Mod\u00e8le d\u2019une mise \u00e0 l\u2019\u00e9cart d\u00e9sir\u00e9e ou subie, les zones pavillonnaires ne seraient-elles pas pourtant, sur le temps long, davantage marqu\u00e9es par des situations de cohabitations pacifi\u00e9es et des sociabilit\u00e9s constructives\u00a0? D\u2019un instrument de la \u00ab\u00a0bonne distance\u00a0\u00bb \u00e0 un levier de \u00ab\u00a0bonne proximit\u00e9\u00a0\u00bb, en quoi les usages de la rue pavillonnaire viennent dire quelque chose de la ville \u2013 de sa pratique et de ses repr\u00e9sentations\u00a0\u2013 de l\u2019\u00e9chelle du voisinage \u00e0 celle de la m\u00e9tropole\u00a0?<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":3490,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[47],"tags":[48],"authors":[{"term_id":82,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"auat","display_name":"AUAT"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3484"}],"collection":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3484"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3484\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3496,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3484\/revisions\/3496"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3490"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3484"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3484"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3484"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}