{"id":3685,"date":"2021-04-08T10:03:56","date_gmt":"2021-04-08T08:03:56","guid":{"rendered":"https:\/\/revue-belveder.org\/?p=3685"},"modified":"2021-04-13T17:51:39","modified_gmt":"2021-04-13T15:51:39","slug":"entretien-avec-jacqueline-osty","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/entretien-avec-jacqueline-osty\/","title":{"rendered":"Entretien avec Jacqueline Osty"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>Vous avez re\u00e7u le Grand Prix de l\u2019urbanisme 2020. Pouvez-vous nous parler de la place du<\/strong><strong> projet de paysage dans l\u2019urbanisme\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Les paysagistes approchent la ville par les vides. Nous \u0153uvrons \u00e0 les pr\u00e9server, \u00e0 les qualifier en tant qu\u2019espaces publics. Cette approche par le vide est singuli\u00e8re car l\u2019id\u00e9e commun\u00e9ment admise lorsque l\u2019on consid\u00e8re le projet urbain par l\u2019angle de la programmation est que les espaces publics co\u00fbtent cher. Pourtant, il est tr\u00e8s important de penser la ville qui se refait sur elle-m\u00eame car une des questions qui se pose actuellement est de savoir comment redonner de la place aux espaces publics et r\u00e9intervenir sur la ville existante, autrement dit comment densifier tout en maintenant de la nature en ville.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Aussi, si la ville se con\u00e7oit aujourd\u2019hui beaucoup par d\u00e9coupage en ZAC, le projet de paysage permet pour sa part d\u2019appr\u00e9hender les choses dans une approche transversale et d\u00e9zoomm\u00e9e, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019aller chercher des informations dans un territoire plus large. Le projet de paysage convoque ainsi des dimensions qui d\u00e9passent le p\u00e9rim\u00e8tre m\u00eame du projet urbain. Il permet d\u2019assurer des continuit\u00e9s \u00e9cologiques, hydrauliques, v\u00e9g\u00e9tales, de mobilit\u00e9\u2026 d\u2019un espace \u00e0 l\u2019autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Le m\u00e9tier de paysagiste s\u2019exerce ainsi dans la transversalit\u00e9 totale. Le projet de paysage, c\u2019est l\u2019alchimie de toutes les donn\u00e9es, des contraintes techniques, de sols, de sites, des donn\u00e9es financi\u00e8res, de phasage, socioculturelles\u2026 C\u2019est un art qui int\u00e9gre toutes ces donn\u00e9es et dont l\u2019aboutissement est de faire des lieux qui soient pratiqu\u00e9s et o\u00f9 les gens se sentent bien.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Il ne faut pas non plus oublier la dimension po\u00e9tique et culturelle des projets de paysage. Ils donnent la possibilit\u00e9 d\u2019imaginer et de mettre en sc\u00e8ne le paysage. C\u2019est donc un m\u00e9tier passionnant\u00a0! Nous ne sommes pourtant que 3\u00a0000 paysagistes en France, ce qui est peu par rapport aux attentes qu\u2019il y a en face.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>Comment approchez-vous la question du sol dans vos projets<\/strong><strong>\u00a0? <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Comme je vous le disais, le travail de paysagiste d\u00e9passe le p\u00e9rim\u00e8tre du projet urbain pour mettre en place un socle, pr\u00e9parer le terrain, pour mieux g\u00e9rer les eaux pluviales, traiter les zones pollu\u00e9es\u2026 Le projet de paysage vient donc en amont et le projet urbain se construit en parall\u00e8le avec la gestion des rez-de-chauss\u00e9e, des parkings\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Le sol est un outil tr\u00e8s important pour fa\u00e7onner les paysages, notamment la topographie. Le travail sur ce volet consiste \u00e0 pr\u00e9parer le sol pour que le vivant puisse s\u2019y installer. Cela implique toute une gestion du sol en quantit\u00e9, de penser les continuit\u00e9s, la fertilit\u00e9&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Pour autant, il n\u2019y a pas toujours eu le souci de la gestion des sols. Pour preuve, \u00e0 une \u00e9poque, les terres issues des d\u00e9blais \u00e9taient jet\u00e9es sans r\u00e9flechir \u00e0 leur recyclage. La question des sols a depuis pris de l\u2019importance. Il y a par exemple une prise de conscience grandissante de la pleine terre dans la conception des rez-de-chauss\u00e9e et des sous-sols, mais la question des sols m\u00e9riterait un int\u00e9r\u00eat suppl\u00e9mentaire. Il faut toujours se battre pour imposer la prise en compte du sol. Heureusement, nous avons pour cela des outils d\u2019urbanisme r\u00e9glementaire, je pense notamment au coefficient de biotope par surface (CBS). Dans les phases op\u00e9rationnelles, il s\u2019agirait de faire des fiches de lots avec une plus grande attention port\u00e9e non pas \u00e0 la quantit\u00e9 mais \u00e0 la qualit\u00e9.<\/p>\n<p><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Osty-CBS.png\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img loading=\"lazy\" class=\"aligncenter wp-image-3893 size-full\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Osty-CBS.png\" alt=\"\" width=\"398\" height=\"627\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Osty-CBS.png 398w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Osty-CBS-190x300.png 190w\" sizes=\"(max-width: 398px) 100vw, 398px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>Pouvez-vous nous dire concr\u00e8tement comment vous avez pens\u00e9 cette dimension pour le projet de l\u2019\u00cele de Nantes<\/strong><strong>\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Pour le projet de l\u2019\u00cele de Nantes, nous avions imagin\u00e9 un syst\u00e8me de parc transversal qui va occuper 30\u00a0ha. Il s\u2019agit pour autant de g\u00e9rer 90\u00a0ha de bassin d\u2019\u00e9coulement des eaux (l\u2019\u00eele fait elle-m\u00eame 350\u00a0ha). Notre projet propose de jouer sur la topographie et sur le renouvellement des sols pour g\u00e9rer la ressource en place. C\u2019est un travail presque invisible en somme\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Comme le site est \u00e0 l\u2019endroit de l\u2019ancien MIN, il y a tr\u00e8s peu de traces historiques et on a h\u00e9rit\u00e9 d\u2019un sol plat sur un remblai. Au d\u00e9but, nous avons commenc\u00e9 par travailler une topographie pour orienter les rues, puis nous avons travaill\u00e9 des bassins versants pour g\u00e9rer au mieux les eaux. Il s\u2019agit donc de pr\u00e9parer une topographie en amont avec des points hauts et des points bas. C\u2019est un travail de m\u00e9canique de pr\u00e9cision que d\u2019ajuster ces articulations, que d\u2019\u00e9crire un am\u00e9nagement lisible afin qu\u2019il devienne en d\u00e9finitive invisible. Il s\u2019agit de mettre en place des syst\u00e8mes fiables qui ont leur propre vie. De ce travail sur l\u2019invisible, on ne per\u00e7oit que la gestion des vides et ce qui pousse. Dans les choses \u00ab\u00a0invisibles\u00a0\u00bb, il y a par exemple tout un syst\u00e8me de recueil et de parcours des eaux pluviales depuis les toitures jusqu\u2019\u00e0 la Loire.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Si l\u2019on veut parler strictement de sol, nous avons initialis\u00e9 toute la topographie des rues et mis en place des plates-formes de terres pour trier les terres pollu\u00e9es et utiliser les terres fertiles. Nous travaillons pour ce faire avec des sp\u00e9cialistes de l\u2019\u00e9conomie circulaire des terres. Nous essayons de g\u00e9rer au mieux la ressource sur place, de faire le moins d\u2019apports possible car la cr\u00e9ation d\u2019une topographie artificielle g\u00e9n\u00e8re un grand nombre de quantit\u00e9s de terres \u00e9tal\u00e9es sur des grandes distances. Nous travaillons aussi avec le service des espaces verts et de l\u2019environnement de Nantes M\u00e9tropole pour choisir des palettes v\u00e9g\u00e9tales adapt\u00e9es et simples en mati\u00e8re de gestion et d\u2019entretien. Tout cela fait du projet de l\u2019\u00cele de Nantes un projet assez exemplaire\u00a0!<\/p>\n<div id=\"attachment_3894\" style=\"width: 1450px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Osty-Ile-de-Nantes-1.png\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3894\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-3894 size-full\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Osty-Ile-de-Nantes-1.png\" alt=\"\" width=\"1440\" height=\"730\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Osty-Ile-de-Nantes-1.png 1440w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Osty-Ile-de-Nantes-1-300x152.png 300w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Osty-Ile-de-Nantes-1-768x389.png 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Osty-Ile-de-Nantes-1-1024x519.png 1024w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Osty-Ile-de-Nantes-1-500x253.png 500w\" sizes=\"(max-width: 1440px) 100vw, 1440px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3894\" class=\"wp-caption-text\"><em>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00cele de Nantes (projet en cours)<\/em><\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>Plusieurs m\u00e9tropoles ont r\u00e9cemment annonc\u00e9 la plantation en grande quantit\u00e9 d\u2019arbres en ville (un million pour Bordeaux par exemple). Ces d\u00e9marches sont-elles pertinentes et r\u00e9alistes compte tenu du sol urbain<\/strong><strong>\u00a0? <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Vous amenez l\u00e0 le sujet de la pleine terre. Quand on r\u00e9alise de nouveaux quartiers, on peut intervenir en amont dans les fiches de lots pour imposer un certain coefficient de pleine terre. Quand on travaille dans l\u2019existant, les choses sont plus complexes mais rien n\u2019est impossible. On h\u00e9rite simplement d\u2019un contexte, l\u2019am\u00e9nagement n\u2019est pas fig\u00e9. Cela n\u00e9cessite par contre des apports de terre mais aussi de choisir des essences et une palette v\u00e9g\u00e9tale adapt\u00e9es \u00e0 ces sols secs. Il s\u2019agit l\u00e0 de r\u00e9ponses techniques \u00e0 apporter pour rendre possible le projet. Il faut juste apporter ce qu\u2019il faut \u00e0 l\u2019arbre pour qu\u2019il se d\u00e9veloppe. Par exemple, on sait aujourd\u2019hui qu\u2019il faut faire de grandes fosses, faire du drainage. Il n\u2019y a pas d\u2019invention, il s\u2019agit juste de mettre en place les conditions. Avant, on faisait des fosses de 80\u00a0cm\u00a0x\u00a080\u00a0cm seulement. Il y a donc eu une vraie \u00e9volution depuis.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Mais ce n\u2019est pas qu\u2019une question de technique et de quantit\u00e9, mais bien une question de qualit\u00e9\u00a0! Dessiner un arbre, c\u2019est envisager qu\u2019il pourra faire 25\u00a0m de haut. Il faut anticiper son avenir, son d\u00e9veloppement. C\u2019est-\u00e0-dire que parfois, un seul arbre magnifique peut suffire par rapport \u00e0 une batterie de petits arbres. Il faut avoir en t\u00eate des questions d\u2019harmonie. La mani\u00e8re dont on choisit les arbres, leur feuillage\u2026 rel\u00e8ve d\u2019une approche qualitative. On ne fabrique pas l\u2019espace qu\u2019avec des b\u00e2timents mais aussi avec le v\u00e9g\u00e9tal. Ces espaces sont des vides qualifi\u00e9s, dessin\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Il faut aussi se rappeler qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque haussmannienne, planter un arbre relevait de l\u2019ornement. Aujourd\u2019hui, c\u2019est beaucoup plus complexe car on demande aux arbres de r\u00e9pondre \u00e0 des questions climatiques, biologiques, de biodiversit\u00e9, sociales et de sant\u00e9\u2026 En dehors des parcs et des squares, il est compliqu\u00e9 de planter des arbres en ville aujourd\u2019hui. On peut souligner la volont\u00e9 politique de planter des arbres en grande quantit\u00e9, mais cela doit se faire avec une approche qualitative des espaces.<\/p>\n<div id=\"attachment_3895\" style=\"width: 1450px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Osty-Ile-de-Nantes-2.png\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3895\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-3895 size-full\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Osty-Ile-de-Nantes-2.png\" alt=\"\" width=\"1440\" height=\"743\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Osty-Ile-de-Nantes-2.png 1440w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Osty-Ile-de-Nantes-2-300x155.png 300w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Osty-Ile-de-Nantes-2-768x396.png 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Osty-Ile-de-Nantes-2-1024x528.png 1024w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Osty-Ile-de-Nantes-2-500x258.png 500w\" sizes=\"(max-width: 1440px) 100vw, 1440px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3895\" class=\"wp-caption-text\"><em>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00cele de Nantes (projet en cours)<\/em><\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jacqueline Osty a re\u00e7u le Grand Prix de l\u2019urbanisme en 2020. Le minist\u00e8re de la Transition \u00e9cologique a salu\u00e9 le travail de la paysagiste comme \u00e9tant la d\u00e9monstration \u00ab\u00a0que l\u2019\u00e9cologie est l\u2019occasion de d\u00e9velopper un art urbain porteur d\u2019une po\u00e9tique de la nature qui peut mettre en sc\u00e8ne en pleine ville le spectacle des quatres saisons\u00a0\u00bb. Elle nous parle du sol comme socle du projet de paysage mais aussi comme dimension \u00ab\u00a0invisible\u00a0\u00bb de ce travail.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":3686,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[50],"tags":[13,51],"authors":[{"term_id":82,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"auat","display_name":"AUAT"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3685"}],"collection":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3685"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3685\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3956,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3685\/revisions\/3956"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3686"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3685"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3685"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3685"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}