{"id":3730,"date":"2021-04-08T10:11:55","date_gmt":"2021-04-08T08:11:55","guid":{"rendered":"https:\/\/revue-belveder.org\/?p=3730"},"modified":"2021-05-03T17:25:44","modified_gmt":"2021-05-03T15:25:44","slug":"vie-et-survie-des-sols-de-toulouse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/vie-et-survie-des-sols-de-toulouse\/","title":{"rendered":"Vie et survie des sols de Toulouse"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: left\">Mais avant de d\u00e9crire les sols toulousains d\u2019aujourd\u2019hui, il faut remonter le temps. Il y a 40 millions d\u2019ann\u00e9es les Pyr\u00e9n\u00e9es se soulevaient. Pendant l\u2019oligoc\u00e8ne, entre -33 et -23 millions d\u2019ann\u00e9es, l\u2019\u00e9rosion favoris\u00e9e par un climat chaud et tr\u00e8s humide a permis le transport de grandes quantit\u00e9s de mat\u00e9riaux issus des montagnes. Accumul\u00e9s en couches h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes appel\u00e9s mollasses, ils ont ainsi form\u00e9 le sous-sol au nord des Pyr\u00e9n\u00e9es. Ces couches ont \u00e9t\u00e9 ensuite fa\u00e7onn\u00e9es en collines, vall\u00e9es et vallons.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">C\u2019est dans ces mollasses que la Garonne creuse son lit \u00e0 Toulouse. La vall\u00e9e est ainsi dissym\u00e9trique. En rive gauche s\u2019\u00e9tagent une large plaine alluviale et trois terrasses successives s\u00e9par\u00e9es par des talus plus ou moins nets. En rive droite, la plaine alluviale est plus haute, \u00e9troitement bord\u00e9e par les coteaux de Jolimont, et plus en amont la Garonne s\u2019appuie directement sur les coteaux de Pech-David. Trois types de sols se sont alors constitu\u00e9s sur ces reliefs\u00a0: les sols bruns, les boulb\u00e8nes et les terreforts.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4 style=\"text-align: left\"><strong><em>Sols bruns<\/em><\/strong><\/h4>\n<p style=\"text-align: left\">Les sols de la plaine alluviale, d\u2019un \u00e0 deux m\u00e8tres de profondeur, comportent un lit de cailloux recouvert par des d\u00e9p\u00f4ts fins, sables, limons et argiles, avec une bonne proportion de mati\u00e8re organique qui conf\u00e8re \u00e0 la terre une couleur brun fonc\u00e9. La proportion d\u2019argile ne d\u00e9passe pas 20\u00a0% et ces sols sont filtrants. L\u00e9g\u00e8rement calcaires, ils sont bien structur\u00e9s et donc stables et favorables \u00e0 une agriculture diversifi\u00e9e. Ainsi, jusque dans les ann\u00e9es 1960, Toulouse \u00e9tait entour\u00e9e de vastes espaces de mara\u00eechage, vergers, vignes, c\u00e9r\u00e9ales\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Ces sols bruns sont encore visibles dans les jardins des pavillons, notamment \u00e0 la Faourette, \u00e0 Lardenne ou aux Minimes. Les cultures doivent y \u00eatre arros\u00e9es en \u00e9t\u00e9 car les sols s\u2019essorent vite. Par contre, les arbres dont les racines s\u2019enfoncent facilement en profondeur peuvent aller chercher de l\u2019eau dans la nappe phr\u00e9atique.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">La premi\u00e8re terrasse est s\u00e9par\u00e9e de la plaine par la \u00ab\u00a0margelle\u00a0\u00bb, un talus continu de 10 \u00e0 20\u00a0m de hauteur sur un axe nord-sud. Les sols bruns y sont plus profonds, plus riches en argile, neutres ou un peu acides. Ils restent riches en mati\u00e8re organique et fertiles.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4 style=\"text-align: left\"><strong><em>Boulb\u00e8nes<\/em><\/strong><\/h4>\n<p style=\"text-align: left\">Sur les terrasses plus hautes, les sols ont \u00e9volu\u00e9 avec une proportion plus \u00e9lev\u00e9e d\u2019argile (plus de 30\u00a0%). Ils ont \u00e9t\u00e9 lessiv\u00e9s et sont acides. Ces sols, appel\u00e9s boulb\u00e8nes, sont moins polyvalents, durs \u00e0 travailler et s\u2019engorgent facilement.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">La terrasse la plus haute et la plus ancienne pr\u00e9sente des sols tr\u00e8s pauvres, constitu\u00e9s de limons tr\u00e8s acides reposant sur une couche d\u2019argile durcie, le grep. Ils sont humides tout l\u2019hiver et, au contraire, tr\u00e8s secs en \u00e9t\u00e9. Impropre \u00e0 l\u2019agriculture, cette ancienne terrasse a \u00e9t\u00e9 en partie utilis\u00e9e en p\u00e2turages extensifs, mais aujourd\u2019hui sa vocation est exclusivement foresti\u00e8re (for\u00eat de Bouconne).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4 style=\"text-align: left\"><strong><em>Terreforts<\/em><\/strong><\/h4>\n<p style=\"text-align: left\">Sur les collines de mollasses de Jolimont, de Pech-David et des coteaux qui encadrent l\u2019Hers, les sols sont en g\u00e9n\u00e9ral profonds, argileux et calciques. Ce sont les terreforts du sud-ouest, difficiles \u00e0 travailler mais tr\u00e8s favorables aux grandes cultures c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res et prot\u00e9agineuses.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4 style=\"text-align: left\"><strong><em>Les anciens sols forestiers de Toulouse <\/em><\/strong><\/h4>\n<p style=\"text-align: left\">Comme la tr\u00e8s grande majorit\u00e9 des sols fran\u00e7ais, avant leur d\u00e9frichement par les premiers habitants, les sols de la r\u00e9gion de Toulouse \u00e9taient enti\u00e8rement bois\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Dans les for\u00eats, sans labour ni amendement, les arbres trouvent une nourriture abondante et produisent plusieurs tonnes \u00e0 l\u2019hectare de tissus v\u00e9g\u00e9taux tous les ans (bois, feuilles, fleurs et fruits). La fertilit\u00e9 des sols y est favoris\u00e9e par le microclimat des sous-bois\u00a0: tr\u00e8s peu de vent, pas de soleil direct, de l\u2019air humide et une liti\u00e8re \u00e9paisse et continue qui prot\u00e8ge et nourrit la terre en produisant une grande quantit\u00e9 d\u2019humus. Enfin, les racines activent la vie bact\u00e9rienne \u00e0 tous les niveaux du sol. Elles absorbent en profondeur des oligo\u00e9l\u00e9ments qui sont ramen\u00e9s en surface lors de la chute des feuilles. Les milieux forestiers constituent alors des \u00e9cosyst\u00e8mes r\u00e9silients, moins froids en hiver, plus humides et moins chauds en \u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">\u00c0 l\u2019exception de la for\u00eat de Bouconne qui est tr\u00e8s \u00e9tendue, les bois sont devenus rares \u00e0 Toulouse. Ils ont fait place \u00e0 l\u2019agriculture puis \u00e0 la ville. Les ramiers, les grands parcs et les jardins toulousains constituent alors les derniers \u00eelots de biodiversit\u00e9, associ\u00e9s \u00e0 des sols pr\u00e9serv\u00e9s et vivants.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Ce sont notamment les bois des versants et des vallons de Pech-David, les trois jardins de Jolimont (parc de l\u2019Observatoire, jardins F\u00e9lix Lavit et Villa M\u00e9ricant) ou encore les espaces extra-muros con\u00e7us par l\u2019urbaniste Mondran au milieu du XVIII<sup>e<\/sup>\u00a0: le Jardin royal, le jardin des Plantes, le parc du palais Niel, le square Boulingrin et les six all\u00e9es plant\u00e9es qui rayonnent autour du Grand Rond. Ce dernier constitue aujourd\u2019hui un important \u00eelot de biodiversit\u00e9 et de fra\u00eecheur en plein centre-ville.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Enfin, au-del\u00e0 du p\u00e9riph\u00e9rique, une succession de parcs occupe la \u00ab\u00a0margelle\u00a0\u00bb (talus de la premi\u00e8re terrasse), avec le parc d\u2019Ancely, le jardin du Barry, le parc du Mirail, le parc et le jardin de la Reynerie et le bois de Bellefontaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Ces secteurs constituent de v\u00e9ritables poumons verts pour la ville, avec des sols profonds o\u00f9 les eaux pluviales ruissellent lentement et s\u2019infiltrent vers la nappe. Ils sont pour la plupart prot\u00e9g\u00e9s par un classement en espaces bois\u00e9s class\u00e9s (EBC) au titre de l\u2019article L130 du Code de l\u2019urbanisme qui permet de pr\u00e9server leur vocation foresti\u00e8re. Le d\u00e9classement ne peut intervenir qu\u2019avec l\u2019accord de la commission d\u00e9partementale de la nature, des paysages et des sites (CDNPS).<\/p>\n<div id=\"attachment_3913\" style=\"width: 994px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/SOULA-1.jpg\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3913\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-3913 size-full\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/SOULA-1.jpg\" alt=\"\" width=\"984\" height=\"802\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/SOULA-1.jpg 984w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/SOULA-1-300x245.jpg 300w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/SOULA-1-768x626.jpg 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/SOULA-1-500x408.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 984px) 100vw, 984px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3913\" class=\"wp-caption-text\"><em>G\u00e9omorphologie de Toulouse \u00e0 partir du plan topographique IGN de G\u00e9oportail<\/em><\/p><\/div>\n<h4 style=\"text-align: left\"><strong><em>Isol\u00e9s, rapport\u00e9s, pollu\u00e9s, masqu\u00e9s, confin\u00e9s ou perch\u00e9s\u2026 les sols en survie dans la ville<\/em><\/strong><\/h4>\n<p style=\"text-align: left\">Comme dans toutes les villes, partout dans Toulouse les sols ont \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9s pour faire place aux voies et aux constructions. La ville m\u00e9di\u00e9vale ne comportait pas de v\u00e9g\u00e9tation hormis quelques jardins priv\u00e9s dans les cours int\u00e9rieures des h\u00f4tels particuliers et dans les communaut\u00e9s religieuses. Apr\u00e8s le quartier du Grand Rond et du jardin des Plantes, de nombreux jardins ont \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9s aux espaces publics de Toulouse, souvent gr\u00e2ce \u00e0 des dons ou \u00e0 l\u2019acquisition de jardins priv\u00e9s. La r\u00e9alisation de grands ensembles, notamment au Mirail, a \u00e9t\u00e9 aussi l\u2019occasion de cr\u00e9er des espaces verts \u00e9tendus. La proportion de sols pr\u00e9serv\u00e9s en parcs et jardins reste pourtant faible par rapport aux villes du nord de l\u2019Europe. En dehors des jardins, les sols de pleine terre sont tr\u00e8s fractionn\u00e9s sur les espaces publics\u00a0: petits carr\u00e9s au pied des arbres, \u00eelots r\u00e9siduels de pelouses entre les voiries, terre-pleins centraux fleuris\u2026 Ces sols isol\u00e9s sont fragiles, souvent sur\u00e9lev\u00e9s et tr\u00e8s secs en \u00e9t\u00e9. La v\u00e9g\u00e9tation ne pourra s\u2019y d\u00e9velopper qu\u2019avec des arrosages et amendements r\u00e9guliers.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Par ailleurs, m\u00eame dans les jardins priv\u00e9s ou dans les espaces verts des grands ensembles, les sols sont souvent \u00ab\u00a0<strong><em>rapport\u00e9s<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb. Il s\u2019agit de remblais issus de terrassements, de gravi\u00e8res ou d\u2019autres installations industrielles. Souvent h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes, ils constituent des substrats pauvres pour la v\u00e9g\u00e9tation, avec des discontinuit\u00e9s d\u00e9favorables au d\u00e9veloppement des racines des arbres. Parfois <strong><em>pollu\u00e9s<\/em><\/strong>, ils n\u00e9cessitent d\u2019\u00eatre substitu\u00e9s ou trait\u00e9s avec des pr\u00e9cautions particuli\u00e8res, notamment pour les jardins vivriers.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Les sols des villes sont aussi souvent <strong><em>masqu\u00e9s<\/em><\/strong> par une couverture min\u00e9rale. Dans les rues, les arbres d\u2019alignement (notamment les platanes, les micocouliers, les sophoras\u2026) ont un comportement remarquable\u00a0: leur appareil racinaire tr\u00e8s \u00e9tendu trouve un chemin sous les chauss\u00e9es et les trottoirs. Le b\u00e9ton bitumeux a heureusement une certaine porosit\u00e9 permettant les \u00e9changes gazeux et l\u2019infiltration d\u2019une partie des eaux pluviales, le pire \u00e9tant le b\u00e9ton de ciment totalement imperm\u00e9able et rigide. Dans tous les cas, il est n\u00e9cessaire de d\u2019offrir aux arbres un espace de pleine terre autour du tronc, si possible prot\u00e9g\u00e9 par un <em>mulch<\/em> ou plant\u00e9 d\u2019un couvre-sol.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Les sols <em>\u00ab\u00a0<strong>confin\u00e9s<\/strong><\/em>\u00a0\u00bb dans des jardini\u00e8res ou sur les toits sont des sols dont la survie est d\u00e9pendante d\u2019interventions r\u00e9guli\u00e8res, co\u00fbteuses en main-d\u2019\u0153uvre et en eau. Les sols y sont soumis \u00e0 des variations de temp\u00e9rature plus importantes. Le d\u00e9veloppement de la microflore microbienne ainsi que de la faune, notamment des vers de terre, est plus faible. La r\u00e9silience des milieux est \u00e9videmment tr\u00e8s r\u00e9duite.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Sur certains <strong><em>toits<\/em><\/strong> il est possible d\u2019installer des sols assez profonds avec une couverture v\u00e9g\u00e9tale continue et p\u00e9renne. Mais il n\u2019est pas s\u00fbr que l\u2019empreinte carbone li\u00e9e \u00e0 la construction du toit soit compens\u00e9e par les performances d\u2019isolation thermiques du sol ou les effets positifs de la photosynth\u00e8se&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Les <strong><em>pot\u00e9es et jardini\u00e8res<\/em><\/strong> sur l\u2019espace public sont des \u00ab\u00a0objets de luxe\u00a0\u00bb tr\u00e8s co\u00fbteux en eau et amendements, particuli\u00e8rement sujets aux maladies, et la plupart des villes les suppriment peu \u00e0 peu pour pr\u00e9f\u00e9rer les grands massifs de pleine terre ou les plantations de pied de fa\u00e7ade. Elles sont toutefois justifi\u00e9es dans les immeubles pour garnir les balcons, afin d\u2019offrir un peu de verdure, de fleurs et parfois de l\u00e9gumes aux habitants qui n\u2019ont pas de jardin. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019une fa\u00e7ade, elles peuvent constituer un ombrage et un filtre contre les poussi\u00e8res et pollutions diverses.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Enfin, les <strong><em>murs v\u00e9g\u00e9taux<\/em><\/strong> peuvent constituer de v\u00e9ritables \u0153uvres d\u2019art\u00a0: celui de la cl\u00f4ture du mus\u00e9e des Arts premiers quai Branly \u00e0 Paris, celui du mus\u00e9um \u00e0 Toulouse ou encore celui du passage sous la voie ferr\u00e9e rue du faubourg Bonnefoy sont des r\u00e9f\u00e9rences remarquables. Mais il s\u2019agit \u00e0 la fois d\u2019une performance technique et d\u2019un milieu extr\u00eame d\u2019un point de vue de l\u2019\u00e9cologie des sols. Seules les parois sans soleil direct peuvent accueillir un mur v\u00e9g\u00e9tal. Celui-ci doit \u00eatre en permanence perfus\u00e9 (eau, sels min\u00e9raux), m\u00eame si certains substrats tourbeux permettent de garder l\u2019humidit\u00e9 efficacement.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">La voie pour installer durablement la nature dans la ville reste donc principalement la restauration ou la pr\u00e9servation des sols profonds, en lien avec le sous-sol et les nappes phr\u00e9atiques. Ils doivent \u00eatre prot\u00e9g\u00e9s et nourris par des paillages, des <em>mulchs<\/em> et des couvre-sols, afin de temp\u00e9rer les variations de temp\u00e9rature, les effets de dess\u00e8chement du vent ou de tassement de la pluie. Ils ne doivent pas \u00eatre sur\u00e9lev\u00e9s afin de recevoir les eaux pluviales des sols min\u00e9ralis\u00e9s alentour. Aussi, avec la transition agro-\u00e9cologique, il est important retrouver des pratiques en synergie avec la nature o\u00f9 sol et v\u00e9g\u00e9tation temp\u00e8rent les exc\u00e8s climatiques et favorisent l\u2019\u00e9panouissement de la biodiversit\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme la plupart des grandes villes d\u2019Europe, Toulouse est implant\u00e9e au bord d\u2019un grand fleuve, la Garonne, juste en aval de la confluence de l\u2019Ari\u00e8ge o\u00f9 la vall\u00e9e devient tr\u00e8s large (plus de 26 km) et \u00e9tag\u00e9e en plaines et terrasses fertiles. Diff\u00e9rents types de sols naturels s\u2019y sont form\u00e9s puis ont \u00e9t\u00e9 transform\u00e9s par l\u2019action de l\u2019homme\u00a0: cultiv\u00e9s d\u2019abord, puis supprim\u00e9s, isol\u00e9s, rapport\u00e9s, pollu\u00e9s, masqu\u00e9s, ou confin\u00e9s\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":3731,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[50],"tags":[51],"authors":[{"term_id":82,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"auat","display_name":"AUAT"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3730"}],"collection":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3730"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3730\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3989,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3730\/revisions\/3989"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3731"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3730"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3730"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3730"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}