{"id":4048,"date":"2021-11-26T09:55:49","date_gmt":"2021-11-26T08:55:49","guid":{"rendered":"https:\/\/revue-belveder.org\/?p=4048"},"modified":"2021-11-26T10:28:12","modified_gmt":"2021-11-26T09:28:12","slug":"la-cooperation-culturelle-au-service-de-la-fabrique-urbaine-a-oakland-et-saint-denis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/la-cooperation-culturelle-au-service-de-la-fabrique-urbaine-a-oakland-et-saint-denis\/","title":{"rendered":"La coop\u00e9ration culturelle au service de la fabrique urbaine \u00e0 Oakland et Saint-Denis"},"content":{"rendered":"<h3>Un dialogue international et transdisciplinaire<\/h3>\n<p>Oakland, situ\u00e9e dans la baie de San Francisco, et Saint-Denis, localis\u00e9 au nord de Paris, connaissent une incroyable vitalit\u00e9 artistique. \u00c0 l\u2019oppos\u00e9 de l\u2019image de \u00ab banlieues \u00bb marginalis\u00e9es et d\u00e9valoris\u00e9es qui leur est souvent accol\u00e9e, ces villes concentrent de nombreux lieux d\u2019innovations culturelles et urbaines. Marqu\u00e9es par d\u2019importantes dynamiques de projets \u2013 d\u00e9veloppement de la Silicon Valley d\u2019une part, Grand Paris Express et Jeux olympiques de 2024 d\u2019autre part \u2013, elles subissent une forte hausse des prix de l\u2019immobilier qui s\u2019accompagne d\u2019un mouvement de gentrification et d\u2019enjeux urbains nouveaux. Attir\u00e9s il y a dix-quinze ans par un foncier accessible et de grandes surfaces libres, les artistes, comme les plus d\u00e9munis, sont aujourd\u2019hui progressivement repouss\u00e9s dans les franges de ces territoires. Face \u00e0 ces enjeux, de nouvelles formes de cr\u00e9ation, de mutualisation et de mobilisation des acteurs et des lieux y sont invent\u00e9es.<\/p>\n<p>Le projet de coop\u00e9ration Oakland\/Saint-Denis est n\u00e9 du besoin d\u2019\u00e9changer, de croiser les exp\u00e9riences, de rendre visible, pour changer le regard port\u00e9 sur ces espaces et aussi pour concevoir de nouvelles mani\u00e8res d\u2019y fabriquer la ville. Il prend appui sur un dialogue international mais aussi transdisciplinaire. Une grande diversit\u00e9 d\u2019acteurs et de points de vue sont impliqu\u00e9s : artistes, urbanistes, entrepreneurs, universitaires, \u00e9lus et habitants. Cette diversit\u00e9 oblige \u00e0 un effort de traduction \u2013 d\u2019une culture \u00e0 l\u2019autre, d\u2019une langue \u00e0 l\u2019autre, d\u2019un m\u00e9tier \u00e0 l\u2019autre \u2013, contribuant \u00e0 faire \u00e9merger de nouvelles perspectives de travail et d\u2019autres modes de faire.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<h3>La culture au centre de la fabrique de la ville<\/h3>\n<p>Ces \u00e9changes ont permis de questionner le r\u00f4le de la culture et des artistes dans la fabrique de la ville, pour favoriser une production urbaine plus qualitative et plus inclusive. Les exp\u00e9riences des deux territoires montrent que des solutions existent pour inclure la voix des artistes et des habitants d\u00e8s la phase de conception des projets : diagnostic sensible, commandes artistiques int\u00e9gr\u00e9es au projet urbain, am\u00e9nagements con\u00e7us de mani\u00e8re participative. Des exemples d\u2019actions mises en oeuvre dans les deux territoires montrent que les d\u00e9marches culturelles et artistiques peuvent aussi contribuer \u00e0 donner du sens aux \u00e9volutions urbaines, en permettant de garder la m\u00e9moire de certains lieux ou en accompagnant les grandes dynamiques de projets, tels que le futur m\u00e9tro du Grand Paris Express. Le Downtown Oakland Specific Plan d\u00e9cline des outils tr\u00e8s concrets pour soutenir l\u2019expression culturelle \u00e0 Oakland : mise en valeur des expressions culturelles des communaut\u00e9s dans les projets, bonus de densification des nouvelles constructions accord\u00e9s en \u00e9change de locaux culturels abordables, obligation des promoteurs de proposer de nouveaux lieux aux entreprises culturelles contraintes de d\u00e9m\u00e9nager.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Garder les artistes et les lieux culturels dans les villes : les exemples de Safer DIY Spaces et Shadetree \u00e0 Oakland<\/h3>\n<p>Des actions concr\u00e8tes, d\u2019initiative publique ou priv\u00e9e, sont \u00e9galement mises en oeuvre dans ces deux territoires pour favoriser le maintien des artistes et des lieux cr\u00e9atifs. Diff\u00e9rents lieux et acteurs cl\u00e9s d\u2019Oakland ont \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9s et mis en avant dans le cadre d\u2019\u00e9changes t\u00e9moignant d\u2019une diversit\u00e9 de montages adapt\u00e9s aux diff\u00e9rents contextes.<\/p>\n<p>Une association, Safer DIY Spaces, cr\u00e9\u00e9e \u00e0 Oakland juste apr\u00e8s l\u2019incendie du Ghost Ship en 2016 qui a marqu\u00e9 un tournant majeur pour la p\u00e9rennisation des lieux alternatifs, accompagne la mise aux normes de ces lieux en veillant \u00e0 ce que les r\u00e9sidents ne soient pas d\u00e9log\u00e9s. Face aux risques d\u2019expulsion, les communaut\u00e9s artistiques manifestent une certaine d\u00e9fiance envers les autorit\u00e9s publiques. Safer DIY Spaces fait figure de tiers de confiance et sert d\u2019interm\u00e9diaire avec les propri\u00e9taires. Elle fournit aux espaces de cr\u00e9ation une expertise dans les domaines de mise aux normes du b\u00e2ti, formalit\u00e9s juridiques et financement. L\u2019association travaille par ailleurs avec la Ville pour r\u00e9viser son code de la construction et s\u00e9curiser les lieux artistiques. Elle a cr\u00e9\u00e9 un fonds permettant aux propri\u00e9taires d\u2019emprunter pour s\u00e9curiser leurs b\u00e2timents en contrepartie de loyers abordables.<\/p>\n<p>Shadetree est un des plus anciens lieux collectifs de vie et de cr\u00e9ation d\u2019Oakland. Menac\u00e9 d\u2019\u00e9viction en 2016, Shadetree a cr\u00e9\u00e9 une organisation collective \u00e0 but non lucratif et lev\u00e9 2,8 millions de dollars en un an afin d\u2019acqu\u00e9rir la propri\u00e9t\u00e9. Elle a ensuite constitu\u00e9 un fonds permettant de micro-investissements, pour achever la mise aux normes. Elle est devenue un mod\u00e8le de r\u00e9sistance citoyenne \u00e0 la pression immobili\u00e8re, d\u2019acc\u00e8s \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 et d\u2019animation d\u2019un lieu culturel ind\u00e9pendant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_4051\" style=\"width: 543px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-4051\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-4051\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Shadetree_cc-Apur-\u2013-Emilie-Moreau-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"533\" height=\"400\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Shadetree_cc-Apur-\u2013-Emilie-Moreau-300x225.jpg 300w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Shadetree_cc-Apur-\u2013-Emilie-Moreau-768x576.jpg 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Shadetree_cc-Apur-\u2013-Emilie-Moreau-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Shadetree_cc-Apur-\u2013-Emilie-Moreau-500x375.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 533px) 100vw, 533px\" \/><p id=\"caption-attachment-4051\" class=\"wp-caption-text\">Shadetree \u00a9 Apur \u2013 Emilie Moreau<\/p><\/div>\n<h3>La coop\u00e9ration en r\u00e9ponse aux besoins des acteurs : l\u2019exemple de La Main 9-3.0 et du 6b \u00e0 Saint-Denis<\/h3>\n<p>Pionni\u00e8re parmi les friches culturelles fran\u00e7aises, l\u2019\u00e9quipe du centre d\u2019art multidisciplinaire Mains d\u2019OEuvres s\u2019est install\u00e9e il y a vingt ans dans une ancienne usine \u00e0 Saint-Ouen. Fin 2019, elle est expuls\u00e9e \u00e0 la demande du maire. Apr\u00e8s une mobilisation sans pr\u00e9c\u00e9dent, Mains d\u2019OEuvres a finalement gagn\u00e9 son proc\u00e8s et r\u00e9int\u00e9gr\u00e9 ses locaux d\u00e9but 2020. Pour trouver un \u00e9quilibre financier et conserver ses ambitions de production et de diffusion artistiques, Main d\u2019OEuvres et ses partenaires ont lanc\u00e9 une fonci\u00e8re culturelle et citoyenne. La Main 9-3.0, soci\u00e9t\u00e9 coop\u00e9rative d\u2019int\u00e9r\u00eat collectif (SCIC), r\u00e9unit plusieurs lieux et une centaine de soci\u00e9taires (associations gestionnaires des lieux, collectivit\u00e9s locales, habitants, usagers, b\u00e9n\u00e9voles, partenaires priv\u00e9s) qui sont collectivement propri\u00e9taires de la SCIC, qui peut elle-m\u00eame devenir propri\u00e9taire des lieux. Les emplois li\u00e9s aux ressources propres (bar, restaurant, location d\u2019espace, etc.), les fonctions support (juridique, administratif, financier), une partie du mat\u00e9riel et certaines actions (fonds de coproduction artistique) sont mutualis\u00e9s. Les \u00e9conomies d\u2019\u00e9chelle r\u00e9alis\u00e9es et le temps lib\u00e9r\u00e9 permettent aux \u00e9quipes de se concentrer sur la diffusion et la production artistiques. La surface \u00e9conomique offerte par le nombre de lieux et les financements propres \u00e0 la SCIC (vente de prestations, financements europ\u00e9ens\u2026) permettent d\u2019obtenir des capacit\u00e9s d\u2019investissement que les lieux seuls n\u2019auraient pas, des garanties aupr\u00e8s des banques, mais surtout, \u00e0 terme, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 collective.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_4049\" style=\"width: 609px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-4049\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-4049\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/EM-JD-LG-1-300x200.png\" alt=\"\" width=\"599\" height=\"400\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/EM-JD-LG-1-300x200.png 300w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/EM-JD-LG-1-768x513.png 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/EM-JD-LG-1-1024x683.png 1024w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/EM-JD-LG-1-500x334.png 500w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/EM-JD-LG-1.png 1389w\" sizes=\"(max-width: 599px) 100vw, 599px\" \/><p id=\"caption-attachment-4049\" class=\"wp-caption-text\">Centre d\u2019art multidisciplinaire Mains d\u2019OEuvres, Saint-Ouen \u00a9 Jeanne Franck &#8211; Atelier 13<\/p><\/div>\n<p>Autre exemple, le 6b, lieu artistique et culturel situ\u00e9 \u00e0 Saint-Denis dans les anciens bureaux d\u2019Alstom, doit se r\u00e9inventer pour r\u00e9nover le b\u00e2timent et maintenir son activit\u00e9. L\u2019objectif est de r\u00e9ussir \u00e0 p\u00e9renniser le lieu, tout en conservant l\u2019\u00e9clectisme artistique et en assurant la diversit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 des publics. Le projet repose sur une organisation bic\u00e9phale : l\u2019association qui continue d\u2019assurer l\u2019animation du lieu et une SCIC cr\u00e9\u00e9e pour acqu\u00e9rir et r\u00e9habiliter le b\u00e2timent, qui rassemble l\u2019association, les usagers et les collectivit\u00e9s selon une gouvernance partag\u00e9e. Les subventions lev\u00e9es par la SCIC permettront \u00e0 terme de limiter le loyer et les charges des r\u00e9sidents et d\u2019assurer une redevance pr\u00e9f\u00e9rentielle pour les acteurs et artistes locaux. Les n\u00e9gociations pour acter le montant de l\u2019acquisition du b\u00e2timent n\u2019ont toutefois pas encore abouti.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_4052\" style=\"width: 610px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-4052\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-4052\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/6B_cc-Apur-\u2013-David-Boureau-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"400\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/6B_cc-Apur-\u2013-David-Boureau-300x200.jpg 300w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/6B_cc-Apur-\u2013-David-Boureau-768x512.jpg 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/6B_cc-Apur-\u2013-David-Boureau-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/6B_cc-Apur-\u2013-David-Boureau-500x333.jpg 500w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/6B_cc-Apur-\u2013-David-Boureau.jpg 1600w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><p id=\"caption-attachment-4052\" class=\"wp-caption-text\">Le 6B \u00a9 Apur \u2013 David Boureau<\/p><\/div>\n<p>Le projet de coop\u00e9ration Saint-Denis\/Oakland favorise les rencontres, les \u00e9changes et les apprentissages mutuels sur d\u2019autres fa\u00e7ons de concevoir la ville en y int\u00e9grant arts et culture. Par nature, il aspire \u00e0 \u00e9largir le dialogue \u00e0 d\u2019autres territoires partageant les m\u00eames enjeux et inventant d\u2019autres types de r\u00e9ponses.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<h3>Le projet de coop\u00e9ration Oakland \/ Saint-Denis<\/h3>\n<p>Port\u00e9 par la Villa San Francisco et California Humanities en partenariat avec l\u2019Institut fran\u00e7ais, la French American Cultural Society, L\u00e9gendes urbaines, et associant l\u2019Atelier parisien d\u2019urbanisme, le projet de coop\u00e9ration rassemble une pluralit\u00e9 d\u2019acteurs de diff\u00e9rents profils. Il se d\u00e9cline en plusieurs actions \u00e0 travers l\u2019organisation de conf\u00e9rences, de r\u00e9sidences d\u2019artistes, d\u2019ateliers et des productions collectives de diff\u00e9rents formats. Il a donn\u00e9 lieu \u00e0 deux voyages d\u2019\u00e9tudes interdisciplinaires organis\u00e9s en octobre et en novembre 2019 : une d\u00e9l\u00e9gation de Californiens \u00e0 Saint-Denis, une d\u00e9l\u00e9gation de Franciliens \u00e0 Oakland, partis \u00e0 la d\u00e9couverte des deux villes pour comprendre le r\u00f4le des artistes dans la transformation de ces territoires et partager des outils innovants pour faire la ville autrement. Ces \u00e9changes se sont traduits par la r\u00e9alisation d\u2019un documentaire en mai 2020 <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> retra\u00e7ant les rencontres et enseignements des deux d\u00e9l\u00e9gations.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<h3>Des productions collectives pour faire la ville autrement<\/h3>\n<p>D\u2019autres dynamiques ont \u00e9merg\u00e9 dans le cadre du projet, au travers de cr\u00e9ations artistiques \u2013 telles que le projet SPACES <a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a> qui invite les habitants de Saint-Denis et d\u2019Oakland \u00e0 raconter leurs histoires et interroger leurs identit\u00e9s et liens d\u2019attachement \u00e0 la ville, \u00e0 l\u2019occasion de d\u00e9ambulations chor\u00e9graphiques dans l\u2019espace public \u2013, mais aussi au travers de l\u2019organisation de d\u00e9bats entre acteurs des deux villes (\u00e9lus, am\u00e9nageurs, artistes\u2026) ou encore d\u2019\u00e9changes avec d\u2019autres territoires confront\u00e9s aux m\u00eames enjeux, comme Chicago et D\u00e9troit. Ce projet de coop\u00e9ration a \u00e9galement donn\u00e9 lieu \u00e0 la production d\u2019un ouvrage co-\u00e9crit avec les partenaires californiens et fran\u00e7ais associ\u00e9s au projet, ayant pour double objectif de rendre compte du processus de traduction entre les cultures et les m\u00e9tiers, pierre angulaire du projet, mais aussi de partager tr\u00e8s concr\u00e8tement les innovations juridiques, \u00e9conomiques, culturelles, mises en oeuvre dans ces deux territoires et susceptibles d\u2019\u00eatre mod\u00e9lis\u00e9es \u00e0 plus grande \u00e9chelle.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Produit par California Humanities et r\u00e9alis\u00e9 par Camille Servan-Schreiber.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Produit par Kaimera Productions.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Engag\u00e9 en 2019, le projet de coop\u00e9ration Oakland \/ Saint-Denis questionne la dynamique de m\u00e9tropolisation, le r\u00f4le de la culture et la place des artistes dans la fabrique urbaine. Son objectif est de cr\u00e9er des liens et de partager des solutions concr\u00e8tes entre deux territoires culturellement tr\u00e8s diff\u00e9rents, et en m\u00eame temps confront\u00e9s \u00e0 des enjeux communs et \u00e0 de fortes dynamiques de projets.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":4049,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[56],"tags":[],"authors":[{"term_id":72,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"emilie-moreau","display_name":"Emilie MOREAU"},{"term_id":66,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"juliette-donadieu","display_name":"Juliette DONADIEU"},{"term_id":67,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"laure-gayet","display_name":"Laure GAYET"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4048"}],"collection":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4048"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4048\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4151,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4048\/revisions\/4151"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4049"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4048"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4048"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4048"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}