{"id":4425,"date":"2022-11-02T09:42:31","date_gmt":"2022-11-02T08:42:31","guid":{"rendered":"https:\/\/revue-belveder.org\/?p=4425"},"modified":"2022-11-02T09:59:25","modified_gmt":"2022-11-02T08:59:25","slug":"entretien-croise-avec-marie-christine-jaillet-et-yann-cabrol","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/entretien-croise-avec-marie-christine-jaillet-et-yann-cabrol\/","title":{"rendered":"Entretien crois\u00e9 avec Marie-Christine Jaillet et Yann Cabrol"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>La multiplication et l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration des crises ces derni\u00e8res ann\u00e9es nous ont projet\u00e9s dans un contexte d\u2019incertitude et d\u2019urgence in\u00e9dit, interrogeant la capacit\u00e9 des territoires \u00e0 y faire face. Quelles nouvelles trajectoires territoriales se dessinent ? Quels sont les grands changements pour la m\u00e9tropole toulousaine ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>Marie-Christine JAILLET<\/strong> : Comme pour toutes les m\u00e9tropoles, l\u2019\u00e9volution de la trajectoire toulousaine ces derni\u00e8res ann\u00e9es est li\u00e9e \u00e0 trois grands \u00e9v\u00e9nements. D\u2019une part, la crise des gilets jaunes qui a oblig\u00e9 \u00e0 poser diff\u00e9remment la question des rapports centre-p\u00e9riph\u00e9rie. D\u2019autre part, la pand\u00e9mie qui a modifi\u00e9 le rapport au travail avec des effets sur les strat\u00e9gies r\u00e9sidentielles. Enfin, la fatigue voire la d\u00e9sertion d\u00e9mocratique constat\u00e9e lors des derni\u00e8res \u00e9lections avec, de mani\u00e8re concomitante, une app\u00e9tence forte de nombre de citoyens \u00e0 \u00eatre partie prenante de la d\u00e9finition et de la mise en \u0153uvre des politiques publiques d\u00e8s lors qu\u2019elles touchent \u00e0 leur cadre de vie. Cela oblige \u00e0 penser diff\u00e9remment la fabrique urbaine, tant du c\u00f4t\u00e9 du politique qui ne peut plus faire \u00ab pour \u00bb mais doit faire \u00ab avec \u00bb, que du c\u00f4t\u00e9 des professionnels de l\u2019urbanisme qui sont d\u00e9sormais oblig\u00e9s de faire place \u00e0 l\u2019expertise citoyenne. Les processus de fabrication de la ville sont donc fortement interrog\u00e9s aujourd\u2019hui. Un des effets de la pand\u00e9mie propre \u00e0 la m\u00e9tropole toulousaine est d\u2019avoir craint un affaiblissement s\u00e9rieux de l\u2019industrie a\u00e9ronautique, une sorte de sc\u00e9nario catastrophe qui ne s\u2019est pas r\u00e9alis\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>Yann CABROL<\/strong> : En effet, l\u2019attractivit\u00e9 de Toulouse et de son aire m\u00e9tropolitaine semble se maintenir. Cela se v\u00e9rifie aux niveaux d\u00e9mographique et \u00e9conomique. Il est important d\u2019assumer la place de l\u2019a\u00e9ronautique et de l\u2019a\u00e9rospatial \u00e0 Toulouse et d\u2019arr\u00eater de fustiger la monoactivit\u00e9. En adoptant une lecture par comp\u00e9tences, par savoir-faire, on se rend compte que ce secteur d\u2019activit\u00e9 est d\u2019une grande richesse, capable de mobiliser tout un \u00e9cosyst\u00e8me depuis l\u2019enseignement, la recherche et d\u00e9veloppement jusqu\u2019aux sous-traitants sp\u00e9cialis\u00e9s. La question est plut\u00f4t celle de la traduction territoriale de cette croissance. Dans un contexte de changement climatique notamment, le centre de l\u2019agglom\u00e9ration va-t-il rester attractif ? L\u2019hospitalit\u00e9 des m\u00e9tropoles face au changement climatique est une vraie question.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>Marie-Christine JAILLET<\/strong> : En effet, le risque d\u2019une paup\u00e9risation de certains des quartiers les plus denses des grandes villes n\u2019est pas \u00e0 exclure. Ceux qui ont les moyens financiers et la possibilit\u00e9 de t\u00e9l\u00e9travailler peuvent choisir de quitter la ville pour un habitat et un environnement plus adapt\u00e9s \u00e0 leurs attentes qu\u2019un appartement urbain, voire d\u00e9velopper des strat\u00e9gies de bir\u00e9sidentialit\u00e9. Il faut que les politiques publiques continuent \u00e0 offrir un cadre de vie de qualit\u00e9 \u00e0 ceux qui n\u2019ont pas le choix, dont le travail les obligera \u00e0 rester au c\u0153ur des agglom\u00e9rations urbaines. Il faut qu\u2019elles s\u2019attachent \u00e0 ce que la ville reste ouverte, accueillante, hospitali\u00e8re. On peut s\u2019\u00e9tonner que cette question de l\u2019habitabilit\u00e9 de la ville, qui avait fortement r\u00e9\u00e9merg\u00e9 \u00e0 l\u2019occasion des confinements, ait disparu du d\u00e9bat politique \u00e0 l\u2019occasion des derni\u00e8res \u00e9lections.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>Yann CABROL<\/strong> : Ce que nous observons aussi aujourd\u2019hui c\u2019est la d\u00e9corr\u00e9lation entre certaines politiques publiques et modes de vie. \u00c0 l\u2019AUAT, nous invitons r\u00e9guli\u00e8rement les \u00e9lus \u00e0 \u00e9largir leur perception des profils et des aspirations des m\u00e9nages. Il n\u2019est plus possible aujourd\u2019hui de ne penser les projets que pour des couples de cadres biactifs avec enfants. Les choses sont beaucoup plus complexes. Dans nos territoires d\u2019intervention, la question du vieillissement est cruciale par exemple pour penser la ville de demain, alors qu\u2019on s\u2019y pr\u00e9pare peu. L\u2019\u00e9volution du rapport au travail aussi fait que l\u2019offre \u00e9conomique d\u2019un territoire est moins un \u00e9l\u00e9ment de choix r\u00e9sidentiel que par le pass\u00e9. L\u2019offre de culture et de nature aussi est de plus en plus pl\u00e9biscit\u00e9e. Les territoires hors m\u00e9tropole ont donc beaucoup \u00e0 faire valoir et peuvent tirer leur \u00e9pingle du jeu !<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>Marie-Christine JAILLET<\/strong> : Une difficult\u00e9 suppl\u00e9mentaire tient \u00e0 la labilit\u00e9 et \u00e0 la complexification des structures socio-d\u00e9mographiques (diversification des types de m\u00e9nages, recompositions familiales, divortialit\u00e9), auxquelles s\u2019ajoutent l\u2019\u00e9volution des rythmes de vie et la mont\u00e9e de l\u2019individualisation\u2026 En mati\u00e8re de logement et d\u2019\u00e9quipement, mais plus largement de fonctionnement de la ville et de ses services, ces \u00e9l\u00e9ments ne sont pas toujours int\u00e9gr\u00e9s par les collectivit\u00e9s ni par ceux qui fabriquent la ville qui restent souvent sur des sch\u00e9mas traditionnels.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>En parall\u00e8le de la question de l\u2019habitabilit\u00e9 des villes, de leur hospitalit\u00e9, celle de la solidarit\u00e9 des territoires, qu\u2019il s\u2019agisse de ressources \u00e9nerg\u00e9tiques ou de desserrement \u00e9conomique, s\u2019impose de plus en plus dans les discours. Comment cela s\u2019organise-t-il ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>Yann CABROL<\/strong> : Il y a une prise de conscience des m\u00e9tropoles qu\u2019elles ne peuvent plus faire seules, mais aussi qu\u2019elles ne peuvent plus faire de la m\u00eame fa\u00e7on avec ce qu\u2019elles ont. Si l\u2019on prend l\u2019exemple du sol, la diff\u00e9renciation introduite par le ZAN entre occupation et usage demande un changement de grille de lecture. Comment utiliser l\u2019espace diff\u00e9remment et donc utiliser autrement les ressources fonci\u00e8res et \u00e9nerg\u00e9tiques ? Les limites locales qu\u2019entrevoient les territoires les am\u00e8nent \u00e0 se tourner vers les autres. Cela suppose d\u2019inventer de nouvelles sc\u00e8nes de dialogues et de nouvelles modalit\u00e9s d\u2019\u00e9changes entre territoires. Arrivera-t-on \u00e0 coconstruire de nouvelles politiques territoriales pour \u00e9viter une financiarisation des \u00e9changes entre territoires ? Le travail sur les compl\u00e9mentarit\u00e9s et r\u00e9ciprocit\u00e9s territoriales, d\u00e9passant les limites administratives, est encore balbutiant. Certains territoires \u00e9loign\u00e9s des m\u00e9tropoles s\u2019imaginent par exemple encore que leur d\u00e9veloppement suivra immanquablement le chemin des m\u00e9tropoles alors que d\u2019autres trajectoires sont possibles.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>Marie-Christine JAILLET<\/strong> : Une des cons\u00e9quences de la prise de conscience de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des m\u00e9tropoles quant aux ressources est de poser la question des solidarit\u00e9s voire des r\u00e9ciprocit\u00e9s entre territoires, entre les m\u00e9tropoles et leurs voisins, \u00ab en lieu et place \u00bb du discours sur la fracture territoriale qui opposerait des m\u00e9tropoles riches et \u00e9go\u00efstes \u00e0 des territoires \u00e0 leur service ou \u00e0 l\u2019abandon. Les m\u00e9tropoles prennent conscience de leur d\u00e9pendance, pour l\u2019eau ou l\u2019\u00e9nergie, mais aussi pour nourrir leurs habitants, \u00e0 des ressources localis\u00e9es chez leurs voisins avec lesquels il devient n\u00e9cessaire de nouer des relations. S\u2019agit-il simplement pour les m\u00e9tropoles de s\u2019assurer qu\u2019elles pourront demain disposer de ces ressources, ou s\u2019engagent-elles dans des transactions dans lesquelles chacune des parties peut faire valoir ses besoins, ses attentes ? L\u2019entr\u00e9e des m\u00e9tropoles dans un r\u00e9gime relationnel, dont on observe les pr\u00e9mices, refondent-elle d\u2019une autre mani\u00e8re les rapports centre-p\u00e9riph\u00e9rie, ou \u00e9bauche-t-elle de nouvelles figures de coop\u00e9ration entre territoires, sur la base de la reconnaissance de leur singularit\u00e9\/sp\u00e9cificit\u00e9 et de leur compl\u00e9mentarit\u00e9 ? Cela d\u00e9pendra pour partie de la posture des m\u00e9tropoles, mais \u00e9galement de la capacit\u00e9 des autres territoires \u00e0 se doter de l\u2019expertise et de l\u2019ing\u00e9nierie n\u00e9cessaires. Quelles seront les sc\u00e8nes et les modes de gouvernance de ces transactions ? Les agences d\u2019urbanisme ont toujours jou\u00e9 un r\u00f4le dans la m\u00e9diation entre territoires, que l\u2019on pense au r\u00f4le de l\u2019AUAT dans l\u2019\u00e9laboration, hier du SDAU, aujourd\u2019hui du SCOT de la grande agglom\u00e9ration toulousaine, ou encore de son r\u00f4le dans l\u2019Interscot ou le Dialogue m\u00e9tropolitain de Toulouse. Sans doute ont-elles de s\u00e9rieux atouts pour prendre leur place dans ces transactions territoriales.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>Le d\u00e9veloppement de l\u2019agglom\u00e9ration de Toulouse a longtemps \u00e9t\u00e9 port\u00e9 par des grandes politiques d\u2019am\u00e9nagement, avec une mobilisation des acteurs locaux pour cr\u00e9er un environnement propice \u00e0 l\u2019application de ces politiques (m\u00e9tropoles r\u00e9gionales d\u2019\u00e9quilibre, politique de la ville, zone a\u00e9roportuaire\u2026). Qu\u2019en est-il aujourd\u2019hui ? Peut-on toujours parler de politiques d\u2019am\u00e9nagement ? Le ZAN tout comme le mod\u00e8le des appels \u00e0 projets type ACV ou PVD ne sont-ils pas l\u2019illustration d\u2019un renouveau de la vision am\u00e9nagiste ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>Marie-Christine JAILLET<\/strong> : Le ZAN va imposer de fabriquer la ville autrement. Mais cette \u00e9volution \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 contenue dans la loi SRU et la volont\u00e9 de \u00ab construire la ville sur elle-m\u00eame \u00bb, soit de faire de la densit\u00e9 le primat de l\u2019am\u00e9nagement urbain. On peut n\u00e9anmoins s\u2019interroger sur l\u2019\u00e9chelle \u00e0 laquelle le ZAN est appr\u00e9ci\u00e9 et sur son application d\u00e9contextualis\u00e9e. Une autre \u00e9volution bien identifiable aujourd\u2019hui dans la conception de l\u2019am\u00e9nagement est que l\u2019attention port\u00e9e dans les exercices de planification bascule d\u2019une centration sur ce qui doit occuper l\u2019espace, le b\u00e2ti (logements, \u00e9quipements, activit\u00e9s), \u00e0 l\u2019espace lui-m\u00eame, \u00ab le vide \u00bb, ses qualit\u00e9s, ses fonctions (vivri\u00e8re, \u00e9cosyst\u00e9mique, paysag\u00e8re, etc.). Troisi\u00e8me \u00e9volution, celle d\u2019un am\u00e9nagement par r\u00e9ponses \u00e0 des appels \u00e0 projets qui, certes, apportent des moyens, mais mettent aussi en concurrence les territoires, illustrant l\u2019entr\u00e9e de la fabrique urbaine dans un mode de production n\u00e9olib\u00e9ral. Outre son caract\u00e8re d\u00e9l\u00e9t\u00e8re en l\u2019absence de r\u00e9gulation, il entre en contradiction avec l\u2019injonction faite aux villes et \u00e0 l\u2019ensemble des territoires de coop\u00e9rer.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>Yann CABROL<\/strong> : Cela d\u00e9montre qu\u2019il n\u2019y a plus de politiques d\u2019am\u00e9nagement comme on l\u2019a connu par le pass\u00e9. Les logiques d\u2019appels \u00e0 projets et de \u00ab z\u00e9ro \u00bb [artificialisation nette] s\u2019adressent soit aux collectivit\u00e9s d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9par\u00e9es et donc \u00e0 m\u00eame de r\u00e9pondre \u00e0 des appels \u00e0 projets, soit rel\u00e8vent d\u2019une lecture monolithique des territoires avec en plus des formes injonctives non n\u00e9gociables. Mais ne nous trompons pas, c\u2019est la modalit\u00e9 de mise en \u0153uvre du ZAN qui pose probl\u00e8me, pas l\u2019objectif de trajectoire de sobri\u00e9t\u00e9 fonci\u00e8re qu\u2019il faut continuer \u00e0 d\u00e9fendre ! L\u2019application du ZAN va \u00eatre \u00e0 l\u2019origine des changements sans doute les plus importants depuis 50 ans pour Toulouse comme pour les autres territoires. Est-on pr\u00eat \u00e0 la rupture qui est introduite dans la prise en compte des enjeux \u00e9cologiques et climatiques ? Nous allons vers un moment de l\u2019impens\u00e9 de la ville, notamment car nous sommes face \u00e0 des injonctions contradictoires. Comment densifier la ville tout en y d\u00e9veloppant la place de la nature ? Avec le ZAN, c\u2019est la premi\u00e8re fois que l\u2019on a une loi d\u2019application imm\u00e9diate sans disposer des outils n\u00e9cessaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>Marie-Christine JAILLET<\/strong> : \u00c0 quelles conditions peut-on consentir au mod\u00e8le d\u2019urbanisation qu\u2019appelle le ZAN qui va modifier le cadre de vie ? Plus largement, \u00e0 quelles conditions peut-on consentir \u00e0 l\u2019injonction \u00e0 une sobri\u00e9t\u00e9 qui va impacter les modes de vie ? S\u2019il s\u2019agit d\u2019embarquer la soci\u00e9t\u00e9 dans son ensemble dans une autre s\u00e9quence, sans doute faut-il parvenir \u00e0 \u00e9tablir un nouveau pacte social. L\u2019\u00e9t\u00e9 que nous venons de vivre et qui a fait prendre conscience de l\u2019urgence du changement peut y aider. Cela suppose d\u2019en organiser les conditions et de produire un r\u00e9cit qui ne saurait reposer sur la seule n\u00e9cessit\u00e9 ou la contrainte. Un r\u00e9cit dans lequel l\u2019ensemble des groupes sociaux puisse se retrouver et qui embrasse toutes les \u00e9chelles, de son environnement imm\u00e9diat \u00e0 celle de la plan\u00e8te. C\u2019est pour partie de la responsabilit\u00e9 du politique de l\u2019initier, en prenant appui sur la capacit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 se mobiliser, \u00e0 faire preuve de solidarit\u00e9, \u00e0 exp\u00e9rimenter. En la mati\u00e8re, l\u2019agglom\u00e9ration toulousaine peut s\u2019inspirer de ce qui s\u2019est exp\u00e9riment\u00e9 suite \u00e0 la catastrophe d\u2019AZF : les initiatives des associations ou de collectifs, la solidarit\u00e9 interindividuelle, la capacit\u00e9 de faire face au drame ensemble, une autre mani\u00e8re de fabriquer l\u2019action publique, plus agile, transcendant les clivages institutionnels ou partisans. On a pu mesurer, in situ, l\u2019incroyable ressort d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 confront\u00e9e \u00e0 une situation in\u00e9dite. Pour autant, une fois le drame surmont\u00e9, ces dynamiques se sont \u00e9tiol\u00e9es et les r\u00e9flexes routiniers ont repris leur place dans l\u2019action publique. Comment parvenir \u00e0 maintenir dans la dur\u00e9e cette capacit\u00e9 de mobilisation pour construire des politiques publiques \u00e0 hauteur des enjeux ?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<p><em>Entretien r\u00e9alis\u00e9 par Morgane Perset, Charg\u00e9e de mission Dialogues urbaine \u00e0 l&#8217;AUAT.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comment les changements actuels (crises, modes de vie, politiques d\u2019am\u00e9nagement et d\u2019urbanisme\u2026) se manifestent-ils dans l\u2019aire m\u00e9tropolitaine toulousaine ? Quels sont les grands d\u00e9fis auxquels elle doit faire face ? Quelles sont ses sp\u00e9cificit\u00e9s en comparaison des autres m\u00e9tropoles fran\u00e7aises ?<br \/>\nAnalyse crois\u00e9e de la trajectoire de la m\u00e9tropole toulousaine avec Marie-Christine Jaillet, Directrice de recherche au CNRS, vice-pr\u00e9sidente de l\u2019universit\u00e9 Toulouse &#8211; Jean Jaur\u00e8s, responsable scientifique du programme POPSU M\u00e9tropoles et Yann Cabrol, Directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019AUAT.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":3760,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[85],"tags":[13],"authors":[{"term_id":101,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"marie-christine-jaillet","display_name":"Marie-Christine JAILLET"},{"term_id":77,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"yann-cabrol","display_name":"Yann CABROL"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4425"}],"collection":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4425"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4425\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4507,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4425\/revisions\/4507"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3760"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4425"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4425"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4425"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}