{"id":4444,"date":"2022-11-02T09:45:29","date_gmt":"2022-11-02T08:45:29","guid":{"rendered":"https:\/\/revue-belveder.org\/?p=4444"},"modified":"2022-11-02T09:57:30","modified_gmt":"2022-11-02T08:57:30","slug":"les-chemins-comme-support-de-recomposition-urbaine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/les-chemins-comme-support-de-recomposition-urbaine\/","title":{"rendered":"Les chemins comme support de recomposition urbaine"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: left\">\u00c0 la fin du XIXe si\u00e8cle, les communes de Brax, L\u00e9guevin et Pibrac font partie d\u2019un territoire riche, sur la terrasse interm\u00e9diaire de la Garonne travers\u00e9e par l\u2019Aussonnelle et son affluent le Courbet, juste avant les coteaux du Gers. Les chemins ruraux organisent une trame isotrope du territoire entre villages, exploitations, b\u00e2timents agricoles. \u00c0 cette \u00e9poque, le temps de d\u00e9placement est celui du chemin, parcouru le plus souvent \u00e0 pied, dimensionn\u00e9 au plus pr\u00e8s des sites. Seules les voies d\u2019acc\u00e8s vers la ville centre, entre Toulouse et Auch, sont calibr\u00e9es pour la circulation \u00ab rapide \u00bb. Au d\u00e9but du XXe, le chemin de fer est construit, empruntant la vall\u00e9e du Courbet, installant un arr\u00eat dans les villages de Brax et Pibrac. Jusque dans les ann\u00e9es 1950, l\u2019urbanisation \u00e9volue peu, les boisements du XIXe se rar\u00e9fient au profit d\u2019espaces d\u2019agricoles plus importants. Le syst\u00e8me rural pr\u00e9domine encore, les trac\u00e9s existants perdurent, mais le dessin de la maille change ; en s\u2019adaptant \u00e0 l\u2019utilisation de la voiture, nombre de chemins deviennent des voies roulantes. L\u2019expansion de l\u2019Ouest toulousain d\u00e9marre dans les ann\u00e9es 1970 autour de la ville nouvelle de Colomiers et de l\u2019extension des sites de production de l\u2019a\u00e9rospatiale qui forment le p\u00f4le d\u2019attractivit\u00e9 le plus important de l\u2019agglom\u00e9ration. Dans cette aire d\u2019influence, les villages commencent \u00e0 s\u2019\u00e9tendre fortement \u00e0 partir des bourgs centraux et forment de vastes espaces p\u00e9riurbains, morcelant les terres agricoles. \u00c0 l\u2019ouest, la for\u00eat domaniale de Bouconne constitue une fronti\u00e8re et un poumon \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019agglom\u00e9ration. La voie rapide en direction d\u2019Auch, mise en service en 2013, devient l\u2019armature principale du d\u00e9placement m\u00e9tropolitain vers l\u2019ouest. Les zones commerciales et de services s\u2019installent sur les entr\u00e9es de ville le long de cet axe. Dans ces espaces paraissant domin\u00e9s par la voiture, les chemins ruraux se r\u00e9duisent mais persistent. Depuis quelques ann\u00e9es, leurs parcours sont de plus en plus emprunt\u00e9s pour les loisirs mais sont aussi supports de trajets utilitaires <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. Leurs trac\u00e9s, prenant la forme par exemple des pistes et des sentiers de promenade, sont red\u00e9couverts et r\u00e9apparaissent dans la toponymie des territoires parcourus. Les vall\u00e9es de l\u2019Aussonnelle et du Courbet deviennent des espaces tr\u00e8s fr\u00e9quent\u00e9s, aux usages diversifi\u00e9s selon les temporalit\u00e9s et les types d\u2019usagers. S\u2019y c\u00f4toient des pratiques locales et des pratiques m\u00e9tropolitaines : des habitants qui acc\u00e8dent aux am\u00e9nit\u00e9s et aux loisirs de proximit\u00e9 ; des \u00ab v\u00e9lotafeurs \u00bb acc\u00e9dant aux sites d\u2019Airbus ; des promeneurs se dirigeant vers la for\u00eat de Bouconne ; des randonneurs qui suivent le chemin de Saint-Jacques en passant par Pibrac\u2026 La qualit\u00e9 des parcours est revendiqu\u00e9e par les utilisateurs \u00e0 l\u2019exemple d\u2019un habitant de Brax se rendant en v\u00e9lo sur le site d\u2019Airbus, qui consid\u00e8re tout autant l\u2019infrastructure comme support de d\u00e9placement et paysage agr\u00e9able : \u00ab Je ne prends pas forc\u00e9ment le trajet le plus court, je prends le plus campagnard. \u00bb <a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a> La demande de plus en plus forte des r\u00e9sidents de pouvoir se d\u00e9placer autrement dans leur bassin de proximit\u00e9 am\u00e8ne les collectivit\u00e9s \u00e0 renforcer, s\u00e9curiser ou construire de nouveaux itin\u00e9raires comme des pistes cyclables, m\u00eame si les discontinuit\u00e9s et les dangerosit\u00e9s de certains tron\u00e7ons constituent des freins importants aux mobilit\u00e9s actives. C\u2019est le cas notamment du franchissement d\u2019une route d\u00e9partementale tr\u00e8s emprunt\u00e9e pour acc\u00e9der au lyc\u00e9e Nelson-Mandela de Pibrac qui dissuade de nombreux parents de laisser leurs enfants prendre le v\u00e9lo le matin. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle m\u00e9tropolitaine, les trajectoires cyclables en projet traverseront ce m\u00eame secteur : une voie faisant partie du futur REV (R\u00e9seau Express V\u00e9lo) depuis Brax rejoignant la ville-centre ; une voie liant les communes nord de l\u2019agglom\u00e9ration \u00e0 la for\u00eat de Bouconne. Cette mont\u00e9e en puissance d\u2019un r\u00e9seau de mobilit\u00e9s actives s\u2019inscrit la plupart du temps dans les traces des anciens r\u00e9seaux ruraux sillonnant le territoire de Brax et Pibrac, et donne un nouveau statut \u00e0 la vall\u00e9e du Courbet. Une nouvelle typologie spatiale, entre infrastructures de mobilit\u00e9, paysages et espaces publics de nature, \u00e9merge progressivement au fil des ann\u00e9es sans projet pr\u00e9alable, comme l\u2019ont \u00e9t\u00e9 \u00ab les urbanisations sans urbanisme \u00bb du p\u00e9riurbain. Elle s\u2019apparente aux \u00ab green infrastructures \u00bb <a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a> permettant \u00e0 la fois l\u2019installation et le d\u00e9placement dans un paysage reconnu comme partie prenante de la ville nature. Le secteur de Brax et Pibrac est embl\u00e9matique des \u00e9volutions qui se jouent aujourd\u2019hui dans de nombreuses franges du p\u00e9riurbain, dans un rapport renforc\u00e9 entre les zones construites et les espaces ouverts alentour. Les liens locaux mais aussi territoriaux d\u00e9crivent de nouvelles formes d\u2019usages et de pratiques dans l\u2019espace p\u00e9riurbain. Ces \u00e9volutions sont complexes car elles sont confront\u00e9es \u00e0 la fragmentation institutionnelle, l\u2019\u00e9clatement des acteurs et des comp\u00e9tences. \u00c0 cela s\u2019ajoutent les frictions ponctuelles entre usages agricoles et urbains, et plus largement la difficult\u00e9 de conjuguer strat\u00e9gies de grand territoire et initiatives locales. La dynamique observ\u00e9e pourrait constituer seulement un palier, difficile \u00e0 franchir, pour aller vers un syst\u00e8me plus int\u00e9gr\u00e9, passant de r\u00e9seaux ruraux aux maillages verts, pouvant ins\u00e9rer des mobilit\u00e9s actives dans des infrastructures de nature.<\/p>\n<div id=\"attachment_4445\" style=\"width: 1729px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/chemins-light-2.jpg\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-4445\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-4445 size-full\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/chemins-light-2.jpg\" alt=\"\" width=\"1719\" height=\"641\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/chemins-light-2.jpg 1719w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/chemins-light-2-300x112.jpg 300w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/chemins-light-2-1024x382.jpg 1024w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/chemins-light-2-768x286.jpg 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/chemins-light-2-1536x573.jpg 1536w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/chemins-light-2-500x186.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 1719px) 100vw, 1719px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-4445\" class=\"wp-caption-text\">Emergence de l&#8217;infrastructure verte \u00a9 S. Balti, A. Leger-Smith, A. P\u00e9r\u00e9<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: left\">Cette dynamique se retrouve pourtant, \u00e0 diff\u00e9rents degr\u00e9s, dans tous les espaces m\u00e9tropolitains. Depuis de nombreuses ann\u00e9es, les m\u00e9tropoles cherchent \u00e0 ouvrir aux marcheurs et aux cyclistes une fa\u00e7on nouvelle d\u2019en faire partie et de les reconna\u00eetre en renouant avec l\u2019espace physique, en cr\u00e9ant notamment, \u00e0 partir des sites et trac\u00e9s existants, des sentiers m\u00e9tropolitains <a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. De leur c\u00f4t\u00e9, les \u00e9lus des communes p\u00e9riurbaines construisent \u00e9galement des morceaux de voies pi\u00e9tonnes ou cyclables pour acc\u00e9der aux \u00e9quipements et am\u00e9nit\u00e9s locales. Les chemins ruraux, comme structure d\u00e9j\u00e0 existante reliant espaces naturels, agricoles et urbains, deviennent un enjeu de proximit\u00e9 et d\u2019appartenance \u00e0 un paysage particulier. En s\u2019int\u00e9grant progressivement dans des r\u00e9seaux de promenades et de d\u00e9placements de plus en plus \u00e9tendus, ils permettent une recomposition de l\u2019espace local et deviennent des marqueurs identitaires des espaces p\u00e9riurbains. Cela d\u2019autant plus depuis l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de Covid et leur fr\u00e9quentation renforc\u00e9e. Ces connecteurs discrets raccordent \u00e9galement par endroits la ville dense \u00e0 son territoire agricole et naturel plus large, la m\u00e9tropole aux \u00ab autres \u00bb. Certes, ce mod\u00e8le reste sujet \u00e0 de nombreux freins et complexit\u00e9s insuffisamment abord\u00e9s dans les politiques publiques comme dans les planifications territoriales. Ainsi, la r\u00e9activation (ou la cr\u00e9ation) de chemins existants est difficilement finan\u00e7able aux \u00e9chelles communales mais aussi intercommunales, consid\u00e9r\u00e9e encore comme un apport compl\u00e9mentaire et non indispensable. Les chemins, comme les ruisseaux, traversent les barri\u00e8res administratives des communes et les intercommunalit\u00e9s, rendant les continuit\u00e9s d\u2019am\u00e9nagement et d\u2019entretien complexes. Dans les planifications, il manque sans doute un \u00e9chelon entre communes et grands territoires qui permettrait d\u2019aborder la proximit\u00e9 d\u2019un bassin de vie. Les intercommunalit\u00e9s, aux p\u00e9rim\u00e8tres tr\u00e8s larges et pas toujours calqu\u00e9s sur les pratiques des habitants, r\u00e9solvent difficilement ces contraintes, d\u2019autant plus que les comp\u00e9tences en mati\u00e8re de mobilit\u00e9s peuvent \u00eatre port\u00e9es par diff\u00e9rentes structures. N\u00e9anmoins, le potentiel des trac\u00e9s existants et des continuit\u00e9s g\u00e9ographiques pourrait \u00eatre majeur. La vie dans l\u2019espace p\u00e9riurbain, qui reste pl\u00e9biscit\u00e9e par les habitants malgr\u00e9 les contraintes de d\u00e9placement, pourrait devenir plus vertueuse en trouvant de vraies alternatives aux d\u00e9placements voitures qui constituent l\u2019essentiel des d\u00e9placements de proximit\u00e9. La r\u00e9duction forte de l\u2019artificialisation des sols inscrite dans la loi <a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a> devient une obligation, les trames vertes et bleues du Grenelle de l\u2019environnement s\u2019inscrivent dans la planification mais sont encore rarement des supports de projets entre ville et nature. Les dynamiques en cours pourraient acc\u00e9l\u00e9rer la venue d\u2019un nouveau mod\u00e8le d\u2019urbanit\u00e9 p\u00e9riurbaine, qui optimiserait l\u2019espace urbain d\u00e9j\u00e0 construit, tout en pr\u00e9servant et renfor\u00e7ant les continuit\u00e9s et les qualit\u00e9s des mobilit\u00e9s actives dans les zones urbanis\u00e9es et les liens avec les espaces agricoles et naturels alentour. R\u00e9seaux de chemins et infrastructures vertes pourraient alors \u00eatre les supports d\u2019organisation et outils de projets, plus seulement \u00e9mergents, mais v\u00e9ritablement int\u00e9gr\u00e9s dans une vision de l\u2019\u00e9volution des modes de vie dans les espaces p\u00e9riurbains.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: left\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Br\u00e8s + Mariolle, \u00ab Les figures de l\u2019\u00e9comobilit\u00e9 p\u00e9riurbaine entre intermodalit\u00e9 oblig\u00e9e et densit\u00e9 dispers\u00e9e \u00bb, IPRAUS SAUsser programme de recherche \u00ab La mobilit\u00e9 et le p\u00e9riurbain \u00e0 l\u2019imp\u00e9ratif de la ville durable \u00bb, PUCA, rapport final, 2011.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Travaux issus du programme POPSU M\u00e9tropole Toulouse 2019-2021 sur la partie \u00ab les nouveaux chemins de la m\u00e9tropole, mobilit\u00e9s actives dans le p\u00e9riurbain toulousain \u00bb, P\u00c9R\u00c9 A., BALTI S., LEGER-SMITH A., Cahiers POPSU en cours.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> LEGER-SMITH A., \u00ab Les syst\u00e8mes territoriaux et paysagers comme m\u00e9dium du d\u00e9veloppement m\u00e9tropolitain, l\u2019exemple de la \u201cGreen Infrastructure\u201d \u00e0 Bristol au Royaume-Uni \u00bb, Belvede\u042f n\u00b0 5, 2019.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> LAVESSI\u00c8RE P.-A., L\u2019Art des sentiers m\u00e9tropolitains, \u00e9ditions du Pavillon de l\u2019Arsenal, 2020.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Loi Climat et r\u00e9silience du 22 ao\u00fbt 2021.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis quelques ann\u00e9es, les chemins ruraux de la m\u00e9tropole toulousaine sont r\u00e9investis, devenant des espaces tr\u00e8s fr\u00e9quent\u00e9s pour les loisirs et les trajets utilitaires \u00e0 v\u00e9lo. Supports de d\u00e9placement et nouveaux marqueurs identitaires territoriaux, ils participent \u00e0 la recomposition de l\u2019\u00e9chelle locale. C\u2019est ce que d\u00e9montre le travail de l\u2019\u00e9quipe toulousaine du programme national de recherche-action POPSU M\u00e9tropoles Toulouse. <\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":4446,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[85],"tags":[],"authors":[{"term_id":62,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"samuel-balti","display_name":"Samuel BALTI"},{"term_id":93,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"anais-leger-smith","display_name":"Ana\u00efs LEGER-SMITH"},{"term_id":90,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"anne-pere","display_name":"Anne PERE"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4444"}],"collection":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4444"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4444\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4512,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4444\/revisions\/4512"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4446"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4444"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4444"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4444"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}