{"id":4542,"date":"2022-11-02T09:52:24","date_gmt":"2022-11-02T08:52:24","guid":{"rendered":"https:\/\/revue-belveder.org\/?p=4542"},"modified":"2022-11-02T09:58:51","modified_gmt":"2022-11-02T08:58:51","slug":"la-transition-agricole-une-nouvelle-action-publique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/la-transition-agricole-une-nouvelle-action-publique\/","title":{"rendered":"La transition agricole, une nouvelle action publique ?"},"content":{"rendered":"<h3 style=\"text-align: left\">Quand la collectivit\u00e9 devient exploitante<\/h3>\n<p style=\"text-align: left\">V\u00e9ritable pionni\u00e8re, la r\u00e9gie agricole de Toulouse a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1975 pour entretenir les parcelles agricoles de la ville, ainsi qu\u2019une partie de ses r\u00e9serves fonci\u00e8res. Actuellement, plus de 250 hectares sont exploit\u00e9s en grandes cultures (bl\u00e9, orge, soja, sorgho&#8230;) et en prairies. Ces champs, ainsi que 100 hectares de r\u00e9serves fonci\u00e8res et d\u2019espaces de compensation \u00e9cologique cultiv\u00e9s ou entretenus, sont situ\u00e9s sur l\u2019ensemble de la commune o\u00f9 ils enrichissent la biodiversit\u00e9 et le paysage.<\/p>\n<div id=\"attachment_4453\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Carto-regie-agricole-communale-cad-1.jpg\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-4453\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-4453 size-large\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Carto-regie-agricole-communale-cad-1-961x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"746\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Carto-regie-agricole-communale-cad-1-961x1024.jpg 961w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Carto-regie-agricole-communale-cad-1-282x300.jpg 282w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Carto-regie-agricole-communale-cad-1-768x818.jpg 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Carto-regie-agricole-communale-cad-1-1442x1536.jpg 1442w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Carto-regie-agricole-communale-cad-1-1923x2048.jpg 1923w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Carto-regie-agricole-communale-cad-1-500x533.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-4453\" class=\"wp-caption-text\">Les terres g\u00e9r\u00e9es par la r\u00e9gie agricole de la Ville de Toulouse \u00a9 AUAT<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: left\">Les d\u00e9bouch\u00e9s de proximit\u00e9 sont favoris\u00e9s, tels que la cuisine centrale de Toulouse. Depuis 2015, l\u2019ensemble du domaine et de ses productions est certifi\u00e9 en Agriculture Biologique, ce qui en fait l\u2019un des plus grands d\u2019Occitanie. La r\u00e9gie exploite \u00e9galement en bio un vignoble et h\u00e9berge un verger de pommes, kiwis et raisins de table, sur 25 hectares au total. Ils se trouvent au si\u00e8ge du domaine \u00e0 Candie qui s\u2019\u00e9tend sur 32 hectares comprenant \u00e9galement les b\u00e2timents de l\u2019exploitation agricole ainsi qu\u2019un parc associ\u00e9 au ch\u00e2teau du XIIIe si\u00e8cle, inscrit au titre des monuments historiques et qui abrite le chai. Le domaine existe depuis pr\u00e8s de 800 ans et la Ville de Toulouse le renouvelle constamment. En lien avec le projet agricole et alimentaire m\u00e9tropolitain (PAAM), il \u00e9volue d\u00e9sormais vers une diversification de ses cultures et de produits en circuits courts et de proximit\u00e9, dans un objectif de transition agro\u00e9cologique. Il pr\u00e9pare d\u2019ici 2024 une ouverture plus large du si\u00e8ge \u00e0 Candie, marqueur sud du futur Grand Parc Margelle.<\/p>\n<div id=\"attachment_4544\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/transition-agri-light.jpg\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-4544\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-4544 size-large\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/transition-agri-light-1024x678.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"463\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/transition-agri-light-1024x678.jpg 1024w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/transition-agri-light-300x199.jpg 300w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/transition-agri-light-768x508.jpg 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/transition-agri-light-500x331.jpg 500w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/transition-agri-light.jpg 1479w\" sizes=\"(max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-4544\" class=\"wp-caption-text\">Domaine de Candie \u00a9 Patrice Nin<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: left\">\u00c0 la suite de Toulouse, et parfois de fa\u00e7on plus visible, plusieurs collectivit\u00e9s se sont lanc\u00e9es dans l\u2019aventure. Cr\u00e9\u00e9e en 2009, la r\u00e9gie agricole de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) illustre nombre de propos sur le sujet. Les communes de Firminy (Loire), Vannes (Morbihan), Saran (Loiret), Ungersheim (Haut-Rhin), Cussac-Fort-M\u00e9doc (Gironde) et d\u2019autres ont suivi cette d\u00e9marche depuis les ann\u00e9es 2010. Aux c\u00f4t\u00e9s de la r\u00e9gie agricole municipale, cinq projets pilotes sont \u00e9galement stimul\u00e9s et accompagn\u00e9s par Toulouse M\u00e9tropole \u00e0 travers son PAAM. Initi\u00e9s pour certains d\u00e8s 2012, ils repr\u00e9sentent aujourd\u2019hui 371 hectares de terres agricoles prot\u00e9g\u00e9es, o\u00f9 travaillent 13 mara\u00eechers install\u00e9s ou p\u00e9rennis\u00e9s. Il s\u2019agit de la valorisation du secteur mara\u00eecher des Quinze-Sols \u00e0 Blagnac, de la cr\u00e9ation d\u2019un parc agricole et naturel de 220 ha sur la commune de Pin-Balma, de la pr\u00e9servation d\u2019une centralit\u00e9 mara\u00eech\u00e8re au coeur de l\u2019op\u00e9ration de renouvellement urbain du quartier des Izards-Trois- Cocus, \u00e0 Toulouse, de la r\u00e9habilitation d\u2019une ferme agro-\u00e9cologique \u00e0 vocation \u00e9conomique et socio\u00e9ducative, sur la commune de Quint-Fonsegrives, et enfin de la relocalisation d\u2019une activit\u00e9 de mara\u00eechage biologique, port\u00e9e par la commune de Fenouillet.<\/p>\n<p><span style=\"font-weight: normal;color: #555555;font-family: Ubuntu, sans-serif;font-size: 26px\">Agriculture et alimentation au coeur des initiatives locales<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 16px\">Laur\u00e9at du Programme national pour l\u2019alimentation en 2018, et s\u2019inscrivant dans le plan d\u2019actions du plan climat-air-\u00e9nergie territorial (PCAET) de la m\u00e9tropole, le projet agricole et alimentaire m\u00e9tropolitain engage la collectivit\u00e9 sur des actions en faveur du maintien et du d\u00e9veloppement d\u2019une agriculture de proximit\u00e9. Au-del\u00e0 de la pr\u00e9servation du foncier agricole, de l\u2019accompagnement de projets, de l\u2019approvisionnement de restaurations collectives ou encore de la structuration de fili\u00e8res, le sujet de la r\u00e9silience alimentaire est \u00e9galement pos\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des quartiers avec la d\u00e9marche \u00ab Quartiers fertiles \u00bb de l\u2019ANRU, comme dans la construction de coop\u00e9rations avec les territoires ruraux voisins. La m\u00e9tropole n\u2019est pas seule \u00e0 s\u2019impliquer. Le PPAM est \u00e9labor\u00e9 de mani\u00e8re concert\u00e9e, rapprochant producteurs, transformateurs, distributeurs, collectivit\u00e9s territoriales et consommateurs. Il figure parmi les plus de 370 projets alimentaires territoriaux reconnus par le minist\u00e8re au 1er avril 2022. Ces initiatives collectives jouent un r\u00f4le essentiel pour acc\u00e9l\u00e9rer la transition agricole et alimentaire, en donnant un cadre strat\u00e9gique et op\u00e9rationnel pour structurer l\u2019\u00e9conomie agricole locale et mettre en oeuvre un syst\u00e8me alimentaire territorial.<\/span><\/p>\n<h3 style=\"text-align: left\">Des d\u00e9marches collaboratives qui visent l\u2019innovation<\/h3>\n<p style=\"text-align: left\">C\u2019est bien la recherche d\u2019innovation, et finalement de sens de l\u2019action publique, qui invite progressivement les collectivit\u00e9s \u00e0 construire de v\u00e9ritables strat\u00e9gies fonci\u00e8res agricoles et territoriales, stimul\u00e9es par les \u00c9tats g\u00e9n\u00e9raux de l\u2019alimentation lanc\u00e9s en 2017. Leurs objectifs, repris par la loi EGalim <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>, incitent \u00e0 retrouver un processus de cr\u00e9ation de valeur agricole, afin de permettre aux agriculteurs de vivre correctement de leur travail, mais aussi \u00e0 accompagner l\u2019\u00e9volution des mod\u00e8les de production en r\u00e9ponse aux attentes des consommateurs en mati\u00e8re d\u2019alimentation saine, s\u00fbre et durable. Pour ce faire, les projets alimentaires territoriaux (PAT) sont ainsi de v\u00e9ritables opportunit\u00e9s pour mettre \u00e0 l\u2019honneur les initiatives locales et structurer l\u2019approvisionnement local en circuits de proximit\u00e9. D\u00e9sireuses de s\u2019inscrire dans la dynamique de transition \u00e9cologique et sociale de l\u2019agriculture, en accompagnant diff\u00e9remment les porteurs de projets et en imaginant de nouvelles collaborations, les collectivit\u00e9s s\u2019appuient sur de nouveaux tiers de confiance et op\u00e9rationnels. La coop\u00e9rative \u00ab Le Labo du Centi\u00e8me Singe \u00bb par exemple est un de ces tiers-lieux agro\u00e9cologiques qui propose ainsi des formes de travail et de projets innovantes autour de la production agricole et de l\u2019alimentation. Sur le sujet du foncier, crucial s\u2019il en est, le mouvement Terre de Liens collabore pour sa part depuis plusieurs ann\u00e9es avec les collectivit\u00e9s attentives \u00e0 pr\u00e9server leur foncier agricole au profit d\u2019exploitations respectueuses de l\u2019environnement. Il s\u2019inscrit en compl\u00e9mentarit\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s d\u2019am\u00e9nagement foncier et d\u2019\u00e9tablissement rural (SAFER), partenaires historiques des collectivit\u00e9s dans la mise en oeuvre de leurs politiques fonci\u00e8res et de leurs projets d\u2019am\u00e9nagement.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: left\">De nouveaux r\u00f4les pour les collectivit\u00e9s<\/h3>\n<p style=\"text-align: left\">Longtemps affaire des seuls agriculteurs, la question agricole s\u2019est ainsi ouverte \u00e0 des acteurs territoriaux aussi divers que des entreprises agricoles et agroalimentaires, des artisans, des consommateurs citoyens ou encore les collectivit\u00e9s. Celles-ci y trouvent l\u2019opportunit\u00e9 de nouveaux r\u00f4les \u00e0 jouer, en soutenant les initiatives agricoles, par l\u2019attribution de moyens humains et financiers plus ou moins importants. Facilitatrices dans la mise en place du projet (accompagnement administratif, expertise, mise en r\u00e9seau), elles peuvent \u00e9galement s\u2019engager plus directement via le portage de l\u2019investissement n\u00e9cessaire, ou la mise \u00e0 disposition de foncier ou de b\u00e2timents pour lancer ou p\u00e9renniser une activit\u00e9. Leurs objectifs sont multiples : r\u00e9pondre \u00e0 une demande croissante des citoyens pour des aliments de qualit\u00e9 et de proximit\u00e9, maintenir et diversifier des exploitations sur leur territoire ou \u00e9viter la d\u00e9sertification rurale et toutes ses cons\u00e9quences en mati\u00e8re de d\u00e9qualification paysag\u00e8re et d\u2019extension urbaine. Conscientes de la n\u00e9cessaire transition agricole \u00e0 l\u2019oeuvre face au changement climatique et \u00e0 ses effets sur la biodiversit\u00e9 et la ressource en eau, les collectivit\u00e9s s\u2019impliquent, accompagnent, initient ou encore exp\u00e9rimentent pour conserver une agriculture innovante et dynamique, \u00e9troitement interreli\u00e9e \u00e0 leurs politiques publiques territoriales en mati\u00e8re d\u2019environnement, d\u2019alimentation, de climat, de sant\u00e9, de gestion de la ressource en eau et bien s\u00fbr de d\u00e9veloppement \u00e9conomique. Cette transversalit\u00e9 est complexe \u00e0 assurer. Les d\u00e9marches, quelles qu\u2019elles soient, se doivent d\u2019\u00eatre ancr\u00e9es localement. Elles sont par essence multipartenariales, l\u00e9gitimant ainsi les collectivit\u00e9s \u00e0 porter les questions agricoles et alimentaires et propices \u00e0 susciter de l\u2019innovation. L\u2019alimentation est un sujet f\u00e9d\u00e9rateur, qui a la capacit\u00e9 de r\u00e9unir autour des m\u00eames enjeux des acteurs aux pr\u00e9occupations et aux objectifs a priori dissemblables, si ce n\u2019est oppos\u00e9s. Encore faut-il ouvrir assez largement le partage des diagnostics et des strat\u00e9gies, et animer la dynamique sur le temps long pour que l\u2019action publique soit v\u00e9ritablement source de synergies positives sur les territoires.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: left\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Loi pour l\u2019\u00e9quilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible \u00e0 tous, 2018.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019approvisionnement des restaurants collectifs en l\u00e9gumes et fruits frais est un v\u00e9ritable d\u00e9fi : fr\u00e9quence des livraisons, volumes et calibrages des produits, calendriers scolaires inadapt\u00e9s \u00e0 la temporalit\u00e9 de la production\u2026 Encore peu r\u00e9pandue en France, la r\u00e9gie agricole municipale a ainsi comme objectif premier de garantir aux cr\u00e8ches et cantines scolaires, en qualit\u00e9 et en volume, des produits \u00e0 la fois bio et locaux.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":4454,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[85],"tags":[],"authors":[{"term_id":98,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"genevieve-bretagne","display_name":"Genevi\u00e8ve BRETAGNE"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4542"}],"collection":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4542"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4542\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4546,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4542\/revisions\/4546"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4454"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4542"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4542"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4542"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}