{"id":5187,"date":"2025-02-04T08:19:21","date_gmt":"2025-02-04T07:19:21","guid":{"rendered":"https:\/\/revue-belveder.org\/?p=5187"},"modified":"2025-02-05T10:00:46","modified_gmt":"2025-02-05T09:00:46","slug":"petite-histoire-de-valorisation-economique-pyrenees-tourisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/petite-histoire-de-valorisation-economique-pyrenees-tourisme\/","title":{"rendered":"Petite histoire de la valorisation \u00e9conomique des Pyr\u00e9n\u00e9es par le tourisme"},"content":{"rendered":"<h3 style=\"text-align: left\"><strong>La naissance du tourisme estival : entre d\u00e9sirs de nature, concurrence des sites et mobilisation de la nature<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: left\">Le d\u00e9veloppement du tourisme dans les Pyr\u00e9n\u00e9es fran\u00e7aises centrales et occidentales est en effet concomitant du grand engouement pour les eaux thermales et les paysages de montagne, qui gagne l\u2019Europe au XVIIIe si\u00e8cle. Le tourisme, en tant que syst\u00e8me articulant des d\u00e9sirs de voyages et une offre de transport, d\u2019h\u00e9bergements et de loisirs, conna\u00eet ses premiers d\u00e9veloppements autour de quelques villes et des montagnes d\u2019Europe centrale, de la For\u00eat Noire, des Alpes du Nord et, donc, des Pyr\u00e9n\u00e9es. Passion de quelques aristocrates, y trouvant des lieux de distinction et de d\u00e9lectation esth\u00e9tique, curiosit\u00e9 de savants d\u00e9sirant y d\u00e9chiffrer l\u2019histoire de la Terre, n\u00e9cessit\u00e9 curative pour des malades, les montagnes accueillent ainsi des flux plus ou moins massifs d\u00e8s la fin du XVIIIe si\u00e8cle (de quelques centaines de personnes, surtout anglaises, \u00e0 Chamonix, \u00e0 quelques milliers \u00e0 Spa, Baden- Baden ou Bagn\u00e8res-de-Bigorre).<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Ce mouvement de personnes ne laisse pas indiff\u00e9rent : propri\u00e9taires fonciers, autorit\u00e9s municipales, provinciales et royales y voient une opportunit\u00e9 \u00e9conomique \u00e0 saisir. Les eaux thermales, l\u2019air et les paysages de montagne deviennent, d\u00e8s la fin du XVIIIe si\u00e8cle, des ressources valoris\u00e9es sur un march\u00e9 europ\u00e9en. Dans les Pyr\u00e9n\u00e9es, un argument est d\u00e9j\u00e0 avanc\u00e9 : comme les vall\u00e9es sont \u00e0 l\u2019\u00e9cart de l\u2019industrialisation connue par d\u2019autres r\u00e9gions, cette \u00ab industrie des \u00e9trangers \u00bb est la meilleure chance de survie pour les communaut\u00e9s montagnardes \u2013 et, \u00e0 leur t\u00eate, pour les principales familles disposant de foncier et d\u2019argent \u00e0 valoriser par l\u2019immobilier.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">La s\u00e9lection des sites touristiques est drastique : nombre de lieux disposant d\u2019eaux thermales ne tiennent pas la concurrence exacerb\u00e9e. Entre la fin du XVIIIe si\u00e8cle et le milieu du XIXe, la recette semble assez syst\u00e9matique : les stations thermales et touristiques qui \u00e9mergent dans les Pyr\u00e9n\u00e9es disposent d\u2019un appui financier public fort pour organiser l\u2019espace de vill\u00e9giature (par le financement de plans d\u2019urbanisme, puis la modernisation des voiries, de l\u2019\u00e9clairage et des r\u00e9seaux d\u2019eau) et pour b\u00e2tir des \u00e9tablissements thermaux \u00e0 la hauteur de ce qui se fait de mieux ailleurs. Successivement, Luchon, Bagn\u00e8res, Cauterets, Eaux-Bonnes, puis \u00e0 nouveau Luchon, avec les thermes Chambert en 1852, r\u00e9ussissent ainsi \u00e0 inaugurer des bains qui sont, pour un temps, des mod\u00e8les en Europe \u2013 rapidement menac\u00e9s d\u2019obsolescence. Les pouvoirs publics font aussi \u00e9difier des chemins d\u2019excursion et r\u00e9glementent le m\u00e9tier de guide. Les sommes n\u00e9cessaires \u00e0 la mise en place et \u00e0 la maintenance de cette infrastructure proviennent au d\u00e9part d\u2019une autre ressource : les for\u00eats. L\u00e0 o\u00f9 les communes et syndicats de vall\u00e9e (organisations collectives ayant la gestion des estives, des for\u00eats et, souvent, des eaux) disposent de for\u00eats, les am\u00e9nagements sont rendus possibles par le produit de coupes d\u2019ampleur et les garanties d\u2019emprunts. Ailleurs, les acteurs locaux d\u00e9sireux de se lancer dans le tourisme sont impuissants \u2013 Ax en est un exemple.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: left\"><strong>L\u2019arriv\u00e9e du chemin de fer : coup d\u2019acc\u00e9l\u00e9rateur du tourisme et croissance des emprises des stations<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: left\">Le chemin de fer, plus qu\u2019un point d\u2019origine du tourisme, vient conforter l\u2019\u00e9lan des stations raccord\u00e9es : Bagn\u00e8res-de-Bigorre en 1865, Luchon en 1873, tandis que Cauterets b\u00e9n\u00e9ficie de la proximit\u00e9 de la gare de Pierrefitte avant que n\u2019y arrive le premier train \u00e9lectrique pyr\u00e9n\u00e9en en 1898. Le chemin de fer facilite aussi l\u2019approvisionnement alimentaire (pour les touristes, les saisonniers, et les chevaux, indispensables aux excursions avant que l\u2019automobile ne les remplace autour de la Premi\u00e8re Guerre mondiale) et en mat\u00e9riaux qui servent \u00e0 b\u00e2tir villas et h\u00f4tels.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Le chemin de fer co\u00efncide n\u00e9anmoins avec un tournant de l\u2019histoire du tourisme : les volumes d\u2019investissement effectu\u00e9s ailleurs en Europe d\u00e9passent d\u00e9sormais les capacit\u00e9s publiques. La demande est aux grands h\u00f4tels, aux casinos luxueux, aux th\u00e9\u00e2tres et aux thermes de plus en plus perfectionn\u00e9s. Des formes de d\u00e9l\u00e9gation de l\u2019am\u00e9nagement au secteur priv\u00e9 sont donc op\u00e9r\u00e9es \u00e0 partir des ann\u00e9es 1860. Les soci\u00e9t\u00e9s anonymes touristiques naissent, prenant en charge l\u2019organisation de l\u2019espace et des loisirs dans les stations, et avec elles, de vives tensions public-priv\u00e9 \u2013 et parfois, aussi, des scandales financiers. Autre tournant : avec les chemins de fer (\u00e0 vapeur), le tourisme entre dans l\u2019\u00e8re des \u00e9nergies fossiles.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">\u00c0 partir des ann\u00e9es 1880, les chemins de fer funiculaires et \u00e0 cr\u00e9maill\u00e8re sont capables de vaincre de forts d\u00e9nivel\u00e9s et d\u2019atteindre des sommets. La Suisse montre l\u2019exemple et certains, en France, esp\u00e8rent faire de m\u00eame. L\u2019ampleur des investissements est souvent r\u00e9dhibitoire. De premi\u00e8res craintes s\u2019expriment aussi contre la \u00ab profanation \u00bb des montagnes par des \u00e9quipements lourds. En 1912, Luchon inaugure toutefois la cr\u00e9maill\u00e8re de Superbagn\u00e8res, qui lui permet de se lancer sans retard dans la nouvelle course touristique : les sports d\u2019hiver. <strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<h3 style=\"text-align: left\"><strong>L\u2019av\u00e8nement contrari\u00e9 des sports d\u2019hiver : les d\u00e9buts de l\u2019urbanisation en altitude et de la p\u00e9trolisation du tourisme<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: left\">La saison des sports d\u2019hiver s\u2019installe en effet en Europe de l\u2019Ouest dans les ann\u00e9es 1900. Luge, patinage et ski nordique offrent l\u2019opportunit\u00e9 tant esp\u00e9r\u00e9e de compl\u00e9ter la saison d\u2019\u00e9t\u00e9. Mais le march\u00e9 est longtemps fragile : si les stations suisses attirent les touristes internationaux, en France, le nombre de skieurs est faible. Superbagn\u00e8res est lanc\u00e9e alors que la vogue semble prendre, mais que le ski alpin est encore inconnu. L\u2019investissement est r\u00e9ussi, tout comme \u00e0 Font-Romeu, mais les deux stations s\u2019av\u00e8rent n\u00e9anmoins limit\u00e9es pour suivre l\u2019expansion du ski alpin, surtout apr\u00e8s 1945.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Dans un premier temps, les collectivit\u00e9s territoriales sont en retrait : ce sont des investisseurs priv\u00e9s qui se risquent dans les sports d\u2019hiver. Mais, d\u00e8s les ann\u00e9es 1930, tandis que des sites des Alpes fran\u00e7aises d\u00e9collent (Val d\u2019Is\u00e8re, l\u2019Alpe d\u2019Huez, Meg\u00e8ve, etc.), les communes pyr\u00e9n\u00e9ennes tentent d\u2019impulser leurs propres am\u00e9nagements, centr\u00e9s sur les villages existants en vall\u00e9e, reli\u00e9s par des routes ou des t\u00e9l\u00e9ph\u00e9riques aux domaines skiables dont l\u2019urbanisation est strictement limit\u00e9e. Cet \u00e9loignement des champs de neige et les lourds investissements consentis pour les remont\u00e9es m\u00e9caniques d\u00e9s\u00e9quilibrent les exploitations. \u00c0 partir de 1960, en dehors de Cauterets, la plupart des stations hivernales pyr\u00e9n\u00e9ennes acceptent les urbanisations en altitude, qui permettent au moins de valoriser du foncier, jusque-l\u00e0 sans grande valeur immobili\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Ces sports d\u2019hiver participent pleinement \u00e0 la p\u00e9trolisation du tourisme. Le transport ferroviaire se maintient longtemps, mais routes carrossables, parkings, villas avec garages grignotent l\u2019espace. La voiture individuelle favorise aussi l\u2019expansion des r\u00e9sidences secondaires, dont la part grimpe \u00e0 partir des ann\u00e9es 1960. Dans les stations anciennes, cela se fait au d\u00e9triment des h\u00f4tels h\u00e9rit\u00e9s du XIXe si\u00e8cle, qui ferment un \u00e0 un, et, partout, au d\u00e9triment des r\u00e9sidences principales, dans un contexte d\u2019\u00e9rosion d\u00e9mographique. Nombre de communes pyr\u00e9n\u00e9ennes pr\u00e9sentent une part de r\u00e9sidences secondaires dans le total de logements qui d\u00e9passe les 80 %. Ces r\u00e9sidences, ressources de base des stations de ski, sont sous-utilis\u00e9es (on parle de lits \u00ab froids \u00bb, sortis du march\u00e9 des h\u00e9bergements touristiques) et nourrissent une fuite en avant immobili\u00e8re jamais r\u00e9ellement r\u00e9sorb\u00e9e. Si la client\u00e8le la plus fortun\u00e9e a gagn\u00e9 d\u2019autres horizons, les Pyr\u00e9n\u00e9es fran\u00e7aises conservent une vogue certaine en \u00e9t\u00e9, qui concentre toujours la majorit\u00e9 des nuit\u00e9es touristiques. L\u2019Espagne, et surtout l\u2019Andorre, s\u2019envolent quant \u00e0 elles gr\u00e2ce au ski.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: left\"><strong>Tourisme et protection de l\u2019environnement : entre alliances et contestations<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: left\">Le tourisme stimule par ailleurs les contestations environnementales. D\u2019abord en tant que support : \u00e0 partir des ann\u00e9es 1900, l\u2019hydro\u00e9lectricit\u00e9 et ses grands \u00e9quipements provoquent la mobilisation des acteurs du tourisme, qui entendent sauver des paysages devenus patrimoine national. Gavarnie, Gaube, O\u00f4 et d\u2019autres sont le th\u00e9\u00e2tre de batailles qui se concluent par quelques victoires, toujours temporaires, et de nombreuses d\u00e9faites face aux imp\u00e9rieux besoins industriels.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Alli\u00e9 de la protection de la nature, au point d\u2019\u00eatre central dans la cr\u00e9ation des parcs nationaux (celui des Pyr\u00e9n\u00e9es est inaugur\u00e9 en 1967), le tourisme devient n\u00e9anmoins la cible des d\u00e9fenseurs de la nature, en particulier avec l\u2019essor des sports d\u2019hiver (entra\u00eenant routes, remont\u00e9es m\u00e9caniques, d\u00e9frichements, terrassements, lotissements, etc.). \u00c0 partir des ann\u00e9es 1970, comme ailleurs en Occident, nombre de projets de stations sont bloqu\u00e9s par la mauvaise conjoncture \u00e9conomique et par des mobilisations. Dans les Pyr\u00e9n\u00e9es, l\u2019une des luttes les plus embl\u00e9matiques est celle de la SEPANSO<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> B\u00e9arn, qui emp\u00eache l\u2019urbanisation du vallon de Soussou\u00e9ou, en Ossau, dans les ann\u00e9es 1970.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Tumultueux avec l\u2019industrie, les rapports du tourisme avec l\u2019agri- culture et le pastoralisme m\u00e9ritent un mot pour finir. Le pastoralisme, d\u2019abord r\u00e9v\u00e9r\u00e9, se mue au XIXe si\u00e8cle en archa\u00efsme \u00e0 faire dispara\u00eetre. La modernisation agricole acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e fait toutefois qu\u2019il devient, apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale, un patrimoine \u00e0 sauvegarder. Par ailleurs, le tourisme offre aux populations les plus modestes des d\u00e9bouch\u00e9s pour les surplus agricoles et des opportunit\u00e9s d\u2019emplois saisonniers, subalternes. En m\u00eame temps, depuis le XIXe si\u00e8cle, l\u2019emprise fonci\u00e8re du tourisme a concurrenc\u00e9 les meilleures terres agricoles, n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019autonomie des exploitations, h\u00e2tant leur transformation.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Les Pyr\u00e9n\u00e9es touristiques t\u00e9moignent ainsi d\u2019une partie de l\u2019ambivalence de l\u2019histoire contemporaine, qui voit converger, d\u2019une part, les d\u00e9sirs de nature pr\u00e9serv\u00e9e des atteintes du d\u00e9veloppement urbain et industriel et, d\u2019autre part, une int\u00e9gration accrue de leurs milieux aux circulations \u00e9conomiques internationales, porteuses d\u2019enrichissement et de marginalisation pour de tels territoires ruraux.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> SEPANSO : Soci\u00e9t\u00e9 pour l\u2019\u00e9tude, la protection et l\u2019am\u00e9nagement de la nature dans le Sud-Ouest.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au milieu du XIXe si\u00e8cle, arrivant dans le Midi toulousain, l\u2019\u00e9crivain et historien Jules Michelet se r\u00e9jouissait de voir \u00e0 l\u2019horizon \u00ab ce nuage incertain, r\u00e9el pourtant, qui par moments reparaissait, cette barri\u00e8re d&#8217;un monde \u00bb : les Pyr\u00e9n\u00e9es. Cela faisait d\u00e9j\u00e0 plusieurs d\u00e9cennies que la bonne soci\u00e9t\u00e9 cultiv\u00e9e se pressait dans des bourgades du massif, \u00e0 la recherche d\u2019eaux curatives, d\u2019un air moins \u00ab vici\u00e9 \u00bb que dans les villes, de populations cens\u00e9es \u00eatre pr\u00e9serv\u00e9es des tourments politiques incessants, d\u2019une faune et d\u2019une flore pittoresques, et de paysages grandioses donnant \u00e0 voir la puissance de la cr\u00e9ation divine.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":5188,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[250],"tags":[],"authors":[{"term_id":258,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"steve-hagimont","display_name":"Steve HAGIMONT"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5187"}],"collection":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5187"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5187\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5197,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5187\/revisions\/5197"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5188"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5187"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5187"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5187"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}