{"id":5335,"date":"2025-10-24T15:12:34","date_gmt":"2025-10-24T13:12:34","guid":{"rendered":"https:\/\/revue-belveder.org\/?p=5335"},"modified":"2025-10-30T09:33:07","modified_gmt":"2025-10-30T08:33:07","slug":"recensements-disent-non-de-mobilite-populations-territoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/recensements-disent-non-de-mobilite-populations-territoire\/","title":{"rendered":"Ce que les recensements nous disent (ou non) de la mobilit\u00e9 des populations sur le territoire"},"content":{"rendered":"<p><strong>Que sait-on des mobilit\u00e9s r\u00e9sidentielles ? <\/strong><\/p>\n<p>Quand on parle de mobilit\u00e9, on pense souvent \u00e0 la mobilit\u00e9 r\u00e9sidentielle, c\u2019est-\u00e0-dire aux d\u00e9placements des individus ayant pour effet de transf\u00e9rer leur r\u00e9sidence principale d\u2019un lieu \u00e0 un autre. Le recensement nous renseigne sur les d\u00e9m\u00e9nagements et la commune de r\u00e9sidence l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dant l\u2019enqu\u00eate. Avec ces donn\u00e9es, il est alors possible de quantifier les flux entre communes sur une p\u00e9riode d\u2019un an, de les spatialiser et de les mettre en relation avec les caract\u00e9ristiques socio-professionnelles des m\u00e9nages et des territoires concern\u00e9s. Mais ces donn\u00e9es ne permettent pas d\u2019\u00e9tudier les trajectoires r\u00e9sidentielles des m\u00e9nages \u00e0 une \u00e9chelle infra-communale, ou sur plusieurs ann\u00e9es, en lien avec leur trajectoire professionnelle ou familiale. Ces angles morts constituent une limite \u00e0 l\u2019utilisation des donn\u00e9es du recensement pour \u00e9tablir des sc\u00e9narios prospectifs des peuplements des territoires et leur composition sociod\u00e9mographique, mais aussi pour \u00e9valuer les politiques de densification du b\u00e2ti, de revitalisation urbaine, d\u2019attractivit\u00e9 r\u00e9sidentielle ou de mixit\u00e9 sociale. Autant de politiques qui cherchent \u00e0 r\u00e9organiser la r\u00e9partition de la population sur le territoire par le jeu des mobilit\u00e9s r\u00e9sidentielles. Sans donn\u00e9es longitudinales, difficile, donc, de se faire une id\u00e9e sur la r\u00e9ussite de ces politiques. Impossible de savoir, par exemple, si la persistance d\u2019une concentration \u00e9lev\u00e9e de m\u00e9nages pauvres dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) refl\u00e8te le fait que ces quartiers fonctionnent comme des \u00ab sas \u00bb (qui accueilleraient des m\u00e9nages momentan\u00e9ment fragilis\u00e9s qui, une fois leur situation am\u00e9lior\u00e9e, c\u00e9deraient leur place a\u0300 d&#8217;autres m\u00e9nages en difficult\u00e9)<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>, ou \u00e0 l\u2019inverse, comme des \u00ab nasses \u00bb (dans lesquelles les m\u00e9nages resteraient vivre durablement sans que leur situation sociale ne s&#8217;am\u00e9liore) <a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. Ce type d\u2019analyse n\u00e9cessite d&#8217;avoir acc\u00e8s \u00e0 des donn\u00e9es longitudinales sur les trajectoires r\u00e9sidentielles et sociales de la population, comme celles issues de l&#8217;\u00e9chantillon d\u00e9mographique permanent (EDP), des fichiers fiscaux ou des donn\u00e9es des caisses d\u2019allocations familiales.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Que sait-on des mobilit\u00e9s du quotidien ? <\/strong><\/p>\n<p>En mati\u00e8re de mobilit\u00e9 sur le territoire, il importe aussi de consid\u00e9rer les d\u00e9placements quotidiens. Le recensement fournit des informations sur la commune de domicile et la commune du lieu habituel de travail (ou d\u2019\u00e9tudes) des individus, ce qui permet d\u2019approcher les d\u00e9placements domicile-travail. Le mode de transport principal utilis\u00e9 le plus souvent pour se rendre au travail est aussi renseign\u00e9, mais cette information d\u00e9clar\u00e9e simplifie la r\u00e9alit\u00e9 puisque les personnes peuvent utiliser, selon les jours de la semaine ou de l\u2019ann\u00e9e, des modes diff\u00e9rents pour aller travailler, ou bien combiner plusieurs modes de transport diff\u00e9rents au cours d\u2019un m\u00eame d\u00e9placement dit \u00ab multimodal \u00bb (par exemple, la voiture et le m\u00e9tro). Les personnes effectuant ces trajets multimodaux ne peuvent pourtant renseigner dans le recensement qu\u2019un seul mode de transport, et leur choix peut diff\u00e9rer selon leur interpr\u00e9tation de la question : moyen de transport permettant de parcourir le plus de distance, n\u00e9cessitant le plus de temps, co\u00fbtant le plus cher&#8230; Par ailleurs, la pratique croissante du t\u00e9l\u00e9travail et du travail \u00e0 domicile (associ\u00e9e \u00e0 la possibilit\u00e9 d\u2019avoir des lieux de travail diff\u00e9rents en dehors de son domicile) implique d\u2019utiliser avec pr\u00e9caution les donn\u00e9es du recensement pour quantifier les flux domicile-travail et leur impact sur le territoire ; quantification qui gagnera en pr\u00e9cision \u00e0 partir de 2030, lorsque les donn\u00e9es sur les pratiques locales du t\u00e9l\u00e9travail seront disponibles<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Tous ces d\u00e9placements pass\u00e9s sous silence <\/strong><\/p>\n<p>Aussi structurants soient-ils, les d\u00e9placements domicile-travail ne constituent qu\u2019une image partielle des d\u00e9placements quotidiens sur le territoire : en sont exclus non seulement l\u2019ensemble des d\u00e9placements de la population inactive et retrait\u00e9e, mais aussi les d\u00e9placements extraprofessionnels de la population active. Selon les derniers chiffres de l&#8217;enqu\u00eate mobilit\u00e9 certifi\u00e9e Cerema (EMC\u00b2) r\u00e9alis\u00e9e en 2023 aupr\u00e8s de pr\u00e8s de 16 000 habitants du bassin de vie toulousain, les d\u00e9placements directs entre le domicile et le lieu de travail habituel repr\u00e9sentent ainsi 13 % du nombre de d\u00e9placements quotidiens r\u00e9alis\u00e9s en semaine (du lundi au vendredi) par les habitants du territoire, 19 % du temps qu\u2019ils passent \u00e0 se d\u00e9placer, 26 % des distances parcourues et 30 % des \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre li\u00e9es \u00e0 la mobilit\u00e9 quotidienne. En creux, ce sont donc autant de d\u00e9placements qui sont pass\u00e9s sous silence lorsque seuls les d\u00e9placements domicile-travail sont consid\u00e9r\u00e9s pour calibrer les besoins d\u2019un territoire en infrastructures de transport, pour d\u00e9finir des politiques de d\u00e9carbonation des d\u00e9placements, pour mesurer l\u2019attractivit\u00e9 des territoires, ou pour d\u00e9finir des aires fonctionnelles, comme les zonages en aires d\u2019attraction des villes (AAV). Les seuls d\u00e9placements domicile-travail ne permettent pas de conna\u00eetre l\u2019espace quotidien des individus, pour questionner par exemple le concept en vogue de la ville du quart d\u2019heure. Ils ne permettent pas non plus de mettre en relation le nombre d\u2019\u00e9quipements d\u2019un territoire avec le nombre de personnes pr\u00e9sentes au cours des heures de la journ\u00e9e en dehors de celles qui y habitent et y travaillent, ou encore d\u2019analyser la mixit\u00e9 sociale au quotidien dans les territoires<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. Les donn\u00e9es sur les d\u00e9placements domicile-travail issues du recensement ont certes comme grand avantage de concerner l\u2019ensemble du territoire fran\u00e7ais, contrairement aux enqu\u00eates mobilit\u00e9 comme celles du Cerema. Toutefois, r\u00e9aliser des diagnostics territoriaux et proposer des politiques d\u2019am\u00e9nagement en ne se basant que sur les d\u00e9placements li\u00e9s \u00e0 l\u2019activit\u00e9 professionnelle<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a> n\u2019est pas sans cons\u00e9quence : cela concourt \u00e0 invisibiliser les besoins des individus qui ne travaillent pas, et \u00e0 faire passer au second plan les autres motifs de d\u00e9placements, comme les loisirs, qui sont pourtant tr\u00e8s in\u00e9galement distribu\u00e9s selon les classes sociales et dont l\u2019empreinte environnementale n\u2019est pas n\u00e9gligeable.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_5290\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a  href=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/graph_deplacements-motifs-carres.jpg\" data-rel=\"lightbox-gallery-0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-5290\" loading=\"lazy\" class=\"size-large wp-image-5290\" src=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/graph_deplacements-motifs-carres-1024x505.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"345\" srcset=\"https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/graph_deplacements-motifs-carres-1024x505.jpg 1024w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/graph_deplacements-motifs-carres-300x148.jpg 300w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/graph_deplacements-motifs-carres-768x379.jpg 768w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/graph_deplacements-motifs-carres-1536x757.jpg 1536w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/graph_deplacements-motifs-carres-2048x1010.jpg 2048w, https:\/\/revue-belveder.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/graph_deplacements-motifs-carres-500x246.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-5290\" class=\"wp-caption-text\">Part des d\u00e9placements en fonction des motifs au sein du bassin de vie toulousain<br \/>Sources : Enqu\u00eate mobilit\u00e9s certifi\u00e9e CEREMA (EMC\u00b2) 2023, CEREMA, Tiss\u00e9o, CC AUAT 2025<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 des mobilit\u00e9s r\u00e9sidentielles et quotidiennes, les politiques d\u2019am\u00e9nagement du territoire sont \u00e9galement concern\u00e9es par les mobilit\u00e9s saisonni\u00e8res et touristiques. Celles-ci demeurent mal connues, alors m\u00eame que leur empreinte environnementale est importante et qu\u2019elles conduisent \u00e0 une concentration accrue de personnes en certains lieux et \u00e0 certains moments de l\u2019ann\u00e9e, personnes dont il faut g\u00e9rer les besoins en logements, en eau potable, en transports, etc.<\/p>\n<p>Les recensements ne peuvent pas int\u00e9grer de trop nombreuses questions, au risque d\u2019augmenter le temps de passation du questionnaire, surtout que les mobilit\u00e9s peuvent \u00eatre particuli\u00e8rement compliqu\u00e9es et fastidieuses \u00e0 interroger. Une des solutions est alors de mobiliser des sources administratives et fiscales, ou des enqu\u00eates cibl\u00e9es (dont l\u2019inconv\u00e9nient est de rassembler des effectifs limit\u00e9s, et donc de rendre difficile l\u2019\u00e9tude des ph\u00e9nom\u00e8nes, \u00e0 la fois sur l\u2019ensemble du territoire fran\u00e7ais et \u00e0 une \u00e9chelle fine). Les traces num\u00e9riques produites par des tiers priv\u00e9s, comme celles issues de la t\u00e9l\u00e9phonie mobile, suscitent \u00e9galement un fort int\u00e9r\u00eat, int\u00e9r\u00eat qui ne doit cependant pas occulter les enjeux scientifiques et \u00e9thiques li\u00e9s \u00e0 la qualit\u00e9 de ces donn\u00e9es et \u00e0 leur repr\u00e9sentativit\u00e9, \u00e0 la marchandisation de donn\u00e9es personnelles, au manque de transparence des algorithmes utilis\u00e9s et \u00e0 la p\u00e9rennit\u00e9 des donn\u00e9es produites.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Julie Vall\u00e9e, \u00ab Une lecture critique des politiques territorialement s\u00e9lectives et de leur g\u00e9ographie \u00bb, Les in\u00e9galit\u00e9s dans l\u2019espace g\u00e9ographique, ISTE \u00e9ditions, pp. 221-249, 2022, Encyclop\u00e9die des Sciences, domaine G\u00e9ographie et D\u00e9mographie.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Kilian Bloch et Mathilde G\u00e9rardin, \u00ab La moiti\u00e9 des personnes ayant habit\u00e9 en quartier prioritaire entre 2011 et 2020 y restent tout au long de la p\u00e9riode \u00bb, Insee Premi\u00e8re n\u00b0 1996, 2024.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> En 2025 ont \u00e9t\u00e9 introduites dans le recensement trois nouvelles questions relatives \u00e0 la pratique du t\u00e9l\u00e9travail, aux limitations d\u2019activit\u00e9 dans la vie quotidienne et au lieu de naissance des parents.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> \u00c9tudier les rythmes quotidiens des territoires (par exemple avec l&#8217;outil Mobiliscope) n\u00e9cessite de disposer de donn\u00e9es spatiales et temporelles sur l\u2019ensemble des d\u00e9placements quotidiens des habitants d\u2019un territoire.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Par exemple : Thomas Morin, Simon Prusse et Corentin Trevien, \u00ab D\u00e9placements domicile-travail: des \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre tr\u00e8s variables selon les territoires \u00bb, Insee Premi\u00e8re n\u00b0 1975, 2023.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chaque ann\u00e9e, ce sont environ 9 millions de personnes qui participent au recensement de la population organis\u00e9 par l\u2019Insee, en partenariat avec les communes. D\u2019une dur\u00e9e moyenne de 15 minutes, le questionnaire comporte des questions sur le logement et sur les membres du m\u00e9nage qui l\u2019habitent. Le recensement est une source pr\u00e9cieuse d\u2019informations. Il permet d\u2019\u00e9tablir chaque ann\u00e9e un portait de la population au niveau national, mais aussi de comparer les profils sociaux et d\u00e9mographiques des territoires, et ainsi d\u2019orienter les politiques publiques locales en mati\u00e8re d\u2019habitat, de transports, d\u2019\u00e9quipements, etc. Les recensements pr\u00e9sentent le grand avantage de fournir des informations \u00e0 une \u00e9chelle fine sur l\u2019ensemble du territoire fran\u00e7ais. Pour autant, certaines dynamiques d\u00e9mographiques des territoires ne peuvent \u00eatre qu\u2019imparfaitement prises en compte avec les donn\u00e9es du recensement, en particulier celles qui concernent la mobilit\u00e9 de la population sur le territoire. <\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":5289,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[265],"tags":[],"authors":[{"term_id":282,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"julie-vallee","display_name":"Julie VALL\u00c9E"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5335"}],"collection":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5335"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5335\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5336,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5335\/revisions\/5336"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5289"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5335"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5335"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5335"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}