{"id":5348,"date":"2025-10-24T15:15:01","date_gmt":"2025-10-24T13:15:01","guid":{"rendered":"https:\/\/revue-belveder.org\/?p=5348"},"modified":"2025-10-30T09:33:34","modified_gmt":"2025-10-30T08:33:34","slug":"crois-jaime-villes-moyennes-cest-grave","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/crois-jaime-villes-moyennes-cest-grave\/","title":{"rendered":"Je crois que j\u2019aime les villes moyennes, c\u2019est grave ?"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #808080\"><em>Note de la r\u00e9daction : cet article est une fiction. Il ne pr\u00e9tend pas \u00e0 l\u2019exhaustivit\u00e9 et n\u2019\u00e9puise pas la diversit\u00e9 des regards que l\u2019on peut porter sur ces territoires.<\/em><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>J\u2019aurais du mal \u00e0 expliquer d\u2019o\u00f9 \u00e7a m\u2019est venu, cette envie s\u2019est install\u00e9e progressivement sans m\u00eame que je m\u2019en rende compte. Ce qui me rassure, c\u2019est que je ne suis pas la seule \u00e0 y avoir pens\u00e9. Les premiers dont je me rappelle, c\u2019\u00e9taient mes voisins de palier qui avaient fini par devenir des amis. Un jour, ils m\u2019ont annonc\u00e9 qu\u2019ils vendaient l\u2019appartement et qu\u2019ils allaient s\u2019installer \u00e0 Auterive, o\u00f9 ils venaient d\u2019acheter une maison avec jardin dans la perspective d\u2019y agrandir la famille. Sur le moment, je n\u2019ai pas compris, je leur ai dit qu\u2019ils devaient \u00eatre fous de vouloir autant s\u2019\u00e9loigner de la ville et qu\u2019ils allaient passer leur temps dans la voiture. En fait, je craignais surtout qu\u2019on ne se voit plus, parce que moi, Auterive, je n\u2019y ai jamais mis les pieds. Puis il y a eu le Covid-19, on s\u2019est tous retrouv\u00e9s confin\u00e9s, et m\u00eame si, globalement, on l\u2019a bien v\u00e9cu, l\u2019envie d\u2019espace et de grand air s\u2019est install\u00e9e. Au m\u00eame moment, on a tous franchi le cap de la trentaine, et les projets de famille, eux aussi, se sont install\u00e9s. L\u2019acc\u00e8s \u00e0 un logement plus grand s\u2019est vite impos\u00e9 comme un pr\u00e9alable \u00e0 toute naissance. Si une partie de mes amis auraient bien aim\u00e9 rester \u00e0 Toulouse, l\u2019offre plus limit\u00e9e en grands logements et son co\u00fbt a contraint certains \u00e0 s\u2019\u00e9loigner. Le d\u00e9ploiement du t\u00e9l\u00e9travail leur a permis d\u2019envisager plus sereinement cet \u00e9loignement de la M\u00e9tropole avec laquelle ils continueraient d\u2019entretenir des liens presque quotidiens. Il a m\u00eame conduit certains \u00e0 s\u2019\u00e9loigner plus que pr\u00e9vu, acc\u00e9dant \u00e0 des territoires jusqu\u2019alors moins pris\u00e9s par les Toulousains. D\u2019ailleurs, ce n\u2019est pas qu\u2019un ressenti, les chiffres le confirment : dans les ann\u00e9es suivant la pand\u00e9mie, les \u00e9coles primaires des communes situ\u00e9es entre 10 et 50 km de Toulouse ont connu de plus nombreuses arriv\u00e9es d\u2019\u00e9l\u00e8ves originaires d\u2019autres territoires et les transactions immobili\u00e8res ont fortement augment\u00e9, avec des acheteurs notamment en provenance de la M\u00e9tropole. Finalement, la pand\u00e9mie de Covid- 19 n\u2019a pas fondamentalement r\u00e9volutionn\u00e9 les trajectoires r\u00e9sidentielles, mais elle a acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 la mise en \u0153uvre de projets d\u00e9j\u00e0 existants.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re personne \u00e0 qui j\u2019ai os\u00e9 parler de cette envie naissante, c\u2019est ma colocataire. Et c\u2019est tout naturellement qu\u2019elle m\u2019a r\u00e9pondu : \u00ab Tu aimes les villes moyennes, en fait \u00bb. Il faut dire qu\u2019elle s\u2019y conna\u00eet, elle est prof d\u2019histoire-g\u00e9o. Et me voil\u00e0 dans sa classe ! Elle m\u2019explique que s\u2019il n\u2019existe pas de d\u00e9finition unique des villes moyennes, cette d\u00e9nomination a pour but de les diff\u00e9rencier des grandes m\u00e9tropoles et des territoires ruraux. Plusieurs seuils statistiques de population sont r\u00e9guli\u00e8rement \u00e9voqu\u00e9s, mais dans une \u00e9tude r\u00e9cente sur les trajectoires des villes moyennes en Occitanie<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>, l\u2019Insee propose une d\u00e9finition. Une ville moyenne compte entre 10 000 et 100 000 habitants et n\u2019appartient pas \u00e0 l\u2019unit\u00e9 urbaine d\u2019une autre commune plus peupl\u00e9e. Par exemple, Blagnac et ses 27 300 habitants n\u2019est pas consid\u00e9r\u00e9e comme une ville moyenne car elle appartient \u00e0 la banlieue de Toulouse. Ces villes jouent un r\u00f4le essentiel dans l\u2019\u00e9quilibre territorial car elles exercent bien souvent une fonction de centralit\u00e9 interm\u00e9diaire en concentrant diff\u00e9rents services publics, un bassin d\u2019emploi et de formation, et un r\u00e9seau de transports d\u00e9velopp\u00e9. Toutefois, ces villes traduisent aussi des r\u00e9alit\u00e9s contrast\u00e9es. Longtemps \u00e9voqu\u00e9es comme les grandes oubli\u00e9es de l\u2019am\u00e9nagement du territoire, elles font face \u00e0 plusieurs difficult\u00e9s mises en avant par la Cour des comptes dans un rapport consacr\u00e9 aux villes moyennes d\u2019Occitanie<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. Leur d\u00e9veloppement peut s\u2019av\u00e9rer frein\u00e9 par une d\u00e9pendance \u00e9conomique \u00e0 un nombre limit\u00e9 de secteurs qui contraint une partie des habitants \u00e0 aller chercher du travail ailleurs. Leur centre-ville perd parfois en vitalit\u00e9 au profit des communes de p\u00e9riph\u00e9rie o\u00f9 s\u2019installent une partie des m\u00e9nages participant au ph\u00e9nom\u00e8ne de p\u00e9riurbanisation. Elles doivent \u00e9galement composer avec un difficile \u00e9quilibre budg\u00e9taire marqu\u00e9 par un endettement sup\u00e9rieur \u00e0 la moyenne nationale des communes. Mais malgr\u00e9 ces fragilit\u00e9s, les derni\u00e8res ann\u00e9es semblent annoncer un regain d\u2019int\u00e9r\u00eat de la population pour ces territoires. Les 44 villes moyennes d\u2019Occitanie ont vu leur rythme de croissance multipli\u00e9 par deux depuis 2016, mettant fin \u00e0 plusieurs d\u00e9cennies d\u2019un rythme constant (+0,6 % par an entre 2016 et 2022, contre +0,3 % depuis 1982).<\/p>\n<p>Apr\u00e8s cette le\u00e7on de g\u00e9ographie, je retrouve une amie pour un caf\u00e9 et je lui raconte ce que je viens d\u2019apprendre. Cela fait tout de suite \u00e9cho \u00e0 l\u2019histoire de son fr\u00e8re qui est en train de quitter la banlieue marseillaise pour venir s\u2019installer \u00e0 Tarbes avec sa compagne. Amoureux de la nature, cela fait quelques temps qu\u2019ils cherchent une maison \u00e0 acheter avec un grand jardin pour leurs deux chiens, et un acc\u00e8s rapide au \u00ab grand air \u00bb. Malheureusement, le march\u00e9 immobilier de la r\u00e9gion les a contraints \u00e0 reconsid\u00e9rer leur projet, faute de biens \u00e0 leurs go\u00fbts et dans leurs prix. Dispos\u00e9s \u00e0 changer de secteur, ils ont rapidement envisag\u00e9 le Sud-Ouest, avec lequel ils ont quelques attaches familiales et qui r\u00e9pond pleinement \u00e0 leurs envies de montagne. Elle est en recherche d\u2019emploi, ce qui facilite sa mobilit\u00e9, et lui est ing\u00e9nieur industriel. Si leur choix s\u2019est port\u00e9 sur Tarbes, c\u2019est parce qu\u2019il a facilement trouv\u00e9 du travail gr\u00e2ce au d\u00e9veloppement \u00e9conomique \u00e0 l\u2019\u0153uvre. Historiquement, le territoire tarbais fut l\u2019un des bastions de l\u2019industrie de l\u2019armement au travers de l\u2019Arsenal de Tarbes, implant\u00e9 depuis 1796 et qui a fortement contribu\u00e9 \u00e0 son d\u00e9veloppement. Cependant, \u00e0 partir des ann\u00e9es 1980, le processus de d\u00e9sindustrialisation a particuli\u00e8rement impact\u00e9 la ville, jusqu\u2019\u00e0 la fermeture de l\u2019Arsenal en 2006. Si, durant cette p\u00e9riode, Tarbes a pu compter sur les secteurs tertiaire et universitaire, cela n\u2019a pas permis de compenser la baisse de son attractivit\u00e9, qui s\u2019est traduite par une diminution continue de sa population. Ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 partir des ann\u00e9es 2010 que le territoire a entam\u00e9 sa mutation \u00e9conomique en diversifiant ses activit\u00e9s industrielles. C\u2019est dans ce contexte que s\u2019inscrit la labellisation, en 2019, du territoire Lacq-Pau-Tarbes dans le cadre du programme national Territoires d\u2019industrie, destin\u00e9 \u00e0 soutenir l\u2019industrie fran\u00e7aise dans les territoires. Pour Tarbes, cette reconnaissance a marqu\u00e9 un tournant et deux secteurs en ont particuli\u00e8rement b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 : l\u2019a\u00e9ronautique, avec la pr\u00e9sence de Daher ou encore Tarmac Aerosave (sp\u00e9cialis\u00e9e dans le stockage et le recyclage d\u2019avions) ; et le ferroviaire, port\u00e9 par Alstom, qui a fait de Tarbes l\u2019un de ses p\u00f4les d\u2019excellence pour la traction \u00e9lectrique. Concr\u00e8tement, cela s\u2019est traduit par la cr\u00e9ation de pr\u00e8s de 3 000 emplois entre 2016 et 2023 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du bassin de vie tarbais<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>. Sans nul doute, ce dynamisme \u00e9conomique est une des raisons de retour \u00e0 la hausse de la population depuis 2016, auquel viendront bient\u00f4t s\u2019ajouter deux anciens Marseillais.<\/p>\n<p>\u00c9videmment, je me doutais bien que le d\u00e9veloppement \u00e9conomique \u00e9tait un levier essentiel \u00e0 l\u2019attractivit\u00e9 des villes moyennes, mais il en est un autre auquel je n\u2019avais pas pens\u00e9. C\u2019est une discussion avec mon cousin, en pleine r\u00e9flexion sur son cursus post-bac, qui me l\u2019a r\u00e9v\u00e9l\u00e9. Il souhaite aller \u00e0 l\u2019universit\u00e9, mais n\u2019est pas enthousiaste \u00e0 l\u2019id\u00e9e de rejoindre les campus des grandes villes. Il leur pr\u00e9f\u00e8re des universit\u00e9s plus petites, dans des villes qu\u2019il d\u00e9crit \u00ab \u00e0 taille humaine \u00bb et o\u00f9 il pense que le co\u00fbt de la vie sera plus compatible avec le montant de sa bourse. Et il n\u2019est pas le seul \u00e0 s\u2019orienter vers les villes moyennes : elles accueillent 20 % des \u00e9tudiants d\u2019Occitanie et la progression de leurs effectifs a \u00e9t\u00e9 plus importante que dans les m\u00e9tropoles au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie. Pour les identifier, la R\u00e9gion a mis en place le label \u00ab ville universitaire d\u2019\u00e9quilibre \u00bb qui d\u00e9signe les villes moyennes accueillant un \u00e9tablissement d\u2019enseignement sup\u00e9rieur structurant et dispensant une offre de formation allant au moins jusqu\u2019\u00e0 la licence. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle de la r\u00e9gion, 18 villes moyennes sont labellis\u00e9es, dont Montauban, Rodez, Tarbes et Albi. C\u2019est d\u2019ailleurs vers cette derni\u00e8re que mon cousin s\u2019oriente. Avec son offre d\u2019enseignement r\u00e9partie principalement autour de deux \u00e9tablissements \u00e0 fort rayonnement (INU Champollion et IMT Mines Albi), elle compte 6 000 \u00e9tudiants, soit 12 % de sa population. Depuis 2016, la ville conna\u00eet un regain de croissance, en grande partie expliqu\u00e9 par son attractivit\u00e9 aupr\u00e8s des jeunes adultes. Les 15-29 ans repr\u00e9sentent plus de la moiti\u00e9 des nouveaux arrivants chaque ann\u00e9e, mais \u00e9galement une part importante des d\u00e9parts. Le solde migratoire est exc\u00e9dentaire uniquement pour les \u00e9tudiants de premier cycle. Au-del\u00e0, les d\u00e9parts de jeunes sont plus nombreux que les arriv\u00e9es. Cette dynamique n\u2019est pas sp\u00e9cifique \u00e0 Albi et concerne de nombreuses villes universitaires. Elle peut s\u2019expliquer \u00e0 la fois par une moindre offre en master et doctorat, qui contraint les \u00e9tudiants \u00e0 se rapprocher des m\u00e9tropoles pour poursuivre leur cursus, mais \u00e9galement par un bassin d\u2019emploi qui ne correspond pas aux recherches de ces jeunes dipl\u00f4m\u00e9s. Si l\u2019offre d\u2019enseignement sup\u00e9rieur est un atout pour les villes moyennes, l\u2019enjeu est aussi de permettre \u00e0 une partie des \u00e9tudiants de se maintenir sur le territoire, d\u2019autant plus dans un contexte de baisse de la natalit\u00e9 qui se r\u00e9percutera bient\u00f4t sur les effectifs \u00e9tudiants.<\/p>\n<p>Dans les semaines qui ont suivi ces \u00e9changes, j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 d\u2019aller voir de mes propres yeux ce que ces villes moyennes avaient \u00e0 offrir. J\u2019ai presque honte de l\u2019avouer, mais j\u2019avais sous-estim\u00e9 la richesse de leur patrimoine culturel et historique. Je craignais de le perdre en quittant Toulouse, mais c\u2019\u00e9tait sans compter sur la cit\u00e9 m\u00e9di\u00e9vale de Carcassonne et la cit\u00e9 \u00e9piscopale d\u2019Albi, toutes deux class\u00e9es au patrimoine mondial de l\u2019Unesco, sur le mus\u00e9e Champollion de Figeac, sur les vignobles gaillacois, les bords du canal du Midi et bien d\u2019autres. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement s\u00e9duite par le centre-ville de Cahors. Elle fait partie des 28 villes soutenues par le programme national Action c\u0153ur de ville. Lanc\u00e9 en 2018, ce dispositif vise \u00e0 revitaliser le centre des villes moyennes en soutenant financi\u00e8rement des projets autour du logement, du commerce, de la mobilit\u00e9 ou du cadre de vie. Il a d\u00e9j\u00e0 permis la r\u00e9habilitation de 500 logements, le r\u00e9am\u00e9nagement de la Halle et le soutien aux commerces de proximit\u00e9, ainsi que d\u2019autres op\u00e9rations de renouvellement urbain du centre ancien. Bien s\u00fbr, ce dispositif ne r\u00e8gle pas tous les probl\u00e8mes. Dans sa th\u00e8se sur la revitalisation des centres des villes moyennes<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>, Mika\u00ebl Dupuy Le Bourdell\u00e8s pointe les difficult\u00e9s rencontr\u00e9es par l\u2019action publique pour attirer les familles dans les centres-villes. Parce qu\u2019ils se caract\u00e9risent bien souvent par un parc r\u00e9sidentiel sp\u00e9cialis\u00e9 dans les petits logements locatifs, ils constituent des quartiers d\u2019accueil privil\u00e9gi\u00e9s par les petits m\u00e9nages. La diversification du parc est un des leviers, mais se heurte au faible nombre d\u2019op\u00e9rateurs immobiliers enclins \u00e0 s\u2019y installer. Toutefois, il est certain que ces am\u00e9liorations ont particip\u00e9 aux dynamiques d\u00e9mographiques r\u00e9centes de la ville, qui renoue avec la croissance.<\/p>\n<p>J\u2019ai aussi bien conscience que ma situation est privil\u00e9gi\u00e9e, car mes conditions de revenus et ma situation professionnelle et personnelle me permettent d\u2019envisager des mobilit\u00e9s plus librement que d\u2019autres, parfois captifs de leur lieu de vie. Les trajectoires r\u00e9sidentielles ne sont pas que des choix personnels et d\u00e9pendent aussi de ce que les territoires ont \u00e0 offrir pour r\u00e9pondre aux imp\u00e9ratifs du quotidien. L\u2019emploi et le logement demeurent les principaux leviers de d\u00e9veloppement des villes moyennes, mais sont loin d\u2019\u00eatre les seuls. L\u2019\u00e9ducation, la mobilit\u00e9, le cadre de vie, le niveau d\u2019\u00e9quipements en sont autant d\u2019autres qui peuvent favoriser leur attractivit\u00e9. Peut-\u00eatre que mon prochain chapitre s\u2019\u00e9crira dans une ville moyenne, finalement peu importe, tant que je m\u2019y sens bien !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Insee, \u00ab Les villes moyennes en Occitanie : cinq trajectoires depuis 1999 \u00bb, Insee Flash Occitanie n\u00b0134, ao\u00fbt 2024.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Cour des comptes, \u00ab Les villes moyennes en Occitanie \u00bb, rapport r\u00e9gional, octobre 2020.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> \u00c9volution de l\u2019emploi salari\u00e9 priv\u00e9 dans l\u2019aire d\u2019attraction de Tarbes \u00bb. Source ACOSS.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Mika\u00ebl Dupuy Le Bourdell\u00e8s, \u00ab <em>Revitaliser \u00bb les centres des villes moyennes : action publique et (im)mobilit\u00e9s r\u00e9sidentielles, <\/em>th\u00e8se de doctorat en urbanisme, Universit\u00e9 Gustave Eiffel, 2024.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis quelques mois, j\u2019ai une id\u00e9e qui m\u2019obs\u00e8de. J\u2019essaie de la faire taire, mais elle revient sans cesse et pourtant, elle est si difficile \u00e0 avouer \u00e0 mon entourage. J\u2019ai peur qu\u2019ils ne comprennent pas. Moi qui ai toujours \u00e9t\u00e9 un pur produit des grandes villes, au point d\u2019en devenir une caricature. Je ne me pose jamais la question de savoir si j\u2019ai de quoi faire \u00e0 manger parce que je sais qu\u2019il y a une sup\u00e9rette ouverte, et sinon, je pourrai toujours me faire livrer. Je ne me d\u00e9place plus qu\u2019en v\u00e9lo parce que tout m\u2019est accessible facilement. Le week-end, vous me trouverez dans une expo ou \u00e0 un concert avec cette bande d\u2019amis qui vit dans le m\u00eame quartier que moi. Bref, je suis une adepte des m\u00e9tropoles. Et pourtant\u2026 j\u2019ai envie d\u2019une ville moyenne ! <\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":5294,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[265],"tags":[],"authors":[{"term_id":280,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"marie-molinier","display_name":"Marie MOLINIER"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5348"}],"collection":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5348"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5348\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5351,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5348\/revisions\/5351"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5294"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5348"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5348"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5348"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}