{"id":5353,"date":"2025-10-24T15:16:18","date_gmt":"2025-10-24T13:16:18","guid":{"rendered":"https:\/\/revue-belveder.org\/?p=5353"},"modified":"2025-10-30T09:33:48","modified_gmt":"2025-10-30T08:33:48","slug":"faut-preparer-territoires-a-baisse-de-population-etudiante","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/faut-preparer-territoires-a-baisse-de-population-etudiante\/","title":{"rendered":"Faut-il pr\u00e9parer les territoires \u00e0 une baisse de la population \u00e9tudiante ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Quelles grandes tendances se dessinent en mati\u00e8re d\u2019\u00e9volution des effectifs \u00e9tudiants ? <\/strong><\/p>\n<p>Le sujet d\u2019une baisse \u00e0 venir de la population \u00e9tudiante au niveau national est majeur. Tout le monde est au courant, mais on en parle encore assez peu. Nous pouvons pourtant la pressentir de fa\u00e7on intuitive au regard des fermetures de classes qui apparaissent un peu partout dans les coll\u00e8ges et lyc\u00e9es. Cette baisse va bien se traduire \u00e0 l\u2019\u00e9chelon universitaire \u00e0 un moment ! Les projections \u00e9tablies par le SIES<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> donnent diff\u00e9rentes indications. Nous sommes aujourd\u2019hui sur un palier autour de 3 millions d\u2019\u00e9tudiants. Le SIES pr\u00e9voit encore une l\u00e9g\u00e8re croissance des effectifs jusqu\u2019en 2032, puis une baisse. En extrapolant les hypoth\u00e8ses les plus pessimistes en mati\u00e8re de d\u00e9mographie \u00e9tudiante, la baisse pourrait \u00eatre de l\u2019ordre de 800 000 \u00e9tudiants en moins \u00e0 l\u2019horizon 2050. Au-del\u00e0 de la dimension d\u00e9mographique, d\u2019autres aspects sont \u00e0 prendre en compte dans cette \u00e9quation : rayonnement des universit\u00e9s, impacts de Parcoursup, attractivit\u00e9 pour les \u00e9tudiants internationaux, r\u00f4le des classements&#8230; Face \u00e0 cela, nous percevons deux risques. D\u2019une part, celui d\u2019une exacerbation des logiques concurrentielles entre territoires afin d\u2019attirer des \u00e9tudiants qui seront moins nombreux, car cette population est \u00ab strat\u00e9gique \u00bb du point de vue de l\u2019attractivit\u00e9. D\u2019autre part, celui d\u2019une re-concentration au profit des m\u00e9tropoles, naturellement attractives. La mise en place d\u2019une strat\u00e9gie d\u2019am\u00e9nagement universitaire permettant de repenser l\u2019alliance entre collectivit\u00e9s et \u00e9tablissements nous para\u00eet ainsi indispensable. Derri\u00e8re le sujet de la d\u00e9mographie \u00e9tudiante, il y a de vraies questions en mati\u00e8re de politiques publiques d\u00e9di\u00e9es \u00e0 l\u2019enseignement sup\u00e9rieur et de conditions d\u2019acc\u00e8s des jeunes \u00e0 l\u2019enseignement sup\u00e9rieur. Nous souhaitons provoquer une prise de conscience sur ces sujets \u00e0 France urbaine, car cela fait des d\u00e9cennies que les politiques sont \u00e9labor\u00e9es en envisageant uniquement une croissance continue des effectifs \u00e9tudiants et une attractivit\u00e9 accrue des grandes intercommunalit\u00e9s urbaines pour les \u00e9tudiants.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Comment les intercommunalit\u00e9s se saisissent-elles justement de ces enjeux ? <\/strong><\/p>\n<p>Les postures et les strat\u00e9gies sont tr\u00e8s diverses. Il faut bien entendu prendre en consid\u00e9ration que les marges d\u2019action des intercommunalit\u00e9s restent limit\u00e9es par leurs comp\u00e9tences, et que les \u00e9tudiants vont \u00e9tudier l\u00e0 o\u00f9 ils souhaitent ou peuvent. Les strat\u00e9gies et sch\u00e9mas \u00e9labor\u00e9s sur ce sujet demeurent ainsi incitatifs. Si certaines intercommunalit\u00e9s affichent clairement l\u2019objectif d\u2019accueillir plus d\u2019\u00e9tudiants (Saint-\u00c9tienne, Le Mans ou Nice, par exemple), d\u2019autres se positionnent au contraire vers une mod\u00e9ration, voire une r\u00e9duction des effectifs afin d\u2019am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de leur accueil, de leur insertion et de l\u2019offre de services (Angers ou Valenciennes, notamment). Dans cette analyse, il est primordial de prendre en compte les enjeux \u00e9conomiques de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur, d\u2019autant plus dans le contexte international et national actuel. Pour rappel, l\u2019essentiel des cr\u00e9ations d\u2019emplois depuis 25 ans l\u2019ont \u00e9t\u00e9 dans le secteur tertiaire, et donc largement capt\u00e9es par les m\u00e9tropoles. Aujourd\u2019hui, l\u2019emploi industriel et productif revient sur le devant de la sc\u00e8ne, avec une mise en avant d\u2019autres territoires. Les aires de Cherbourg, Le Creusot ou Dunkerque, par exemple, affichent plusieurs milliers d\u2019emplois \u00e0 pourvoir autour des domaines de l\u2019\u00e9nergie, du nucl\u00e9aire, de la d\u00e9fense&#8230; Jusqu\u2019\u00e0 maintenant, ce sont pourtant des territoires qui perdaient des habitants et qui n\u2019avaient qu\u2019une offre d\u2019enseignement sup\u00e9rieur modeste ou \u00ab locale \u00bb. Il y a donc toute une r\u00e9flexion \u00e0 mener sur la r\u00e9partition spatiale de l\u2019offre de formation et son articulation avec l\u2019emploi, sans pour autant \u00eatre \u00ab ad\u00e9quationniste \u00bb et vouloir aligner strictement une offre d\u2019enseignement sur les besoins des entreprises locales. Les collectivit\u00e9s et les \u00e9lus doivent alors prendre conscience des enjeux et de leur r\u00f4le sur le sujet. De ce point de vue, nous notons des \u00e9carts consid\u00e9rables d\u2019appropriation selon les territoires. Dans les grandes m\u00e9tropoles, la crainte d\u2019une baisse de la population \u00e9tudiante et l\u2019id\u00e9e d\u2019une reconfiguration des lieux de formation reste mesur\u00e9e, du fait de l\u2019offre de formation existante, de la qualit\u00e9 de la vie \u00e9tudiante, de la pr\u00e9sence d\u2019autres am\u00e9nit\u00e9s&#8230; Si la perspective d\u2019une baisse des effectifs \u00e9tudiants est \u00e9voqu\u00e9e, l\u2019id\u00e9e dominante est que ce sont plut\u00f4t les m\u00e9tropoles interm\u00e9diaires ou les villes moyennes qui pourraient en p\u00e2tir. Face \u00e0 ces questions, ne faudrait-il pas responsabiliser les territoires les plus attractifs, notamment au niveau du couple EPCI-R\u00e9gion, pour travailler et repenser l\u2019offre de formation \u00e0 l\u2019aune des \u00e9volutions d\u00e9mographiques \u00e0 venir ?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Avez-vous des exemples de territoires qui se sont pleinement empar\u00e9s de ce sujet ? <\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 Dunkerque, par exemple, la communaut\u00e9 urbaine s\u2019est saisie de la question et se positionne comme tiers de confiance et cheffe d\u2019orchestre de l\u2019offre de formation sur son territoire. \u00c0 Valenciennes, la politique men\u00e9e en mati\u00e8re d\u2019enseignement sup\u00e9rieur, en lien avec les acteurs \u00e9conomiques (implantation de Toyota, notamment) a conduit \u00e0 l\u2019ouverture d\u2019un nouveau campus, celui de l\u2019universit\u00e9 polytechnique Hauts-de- France (UPHF). Les effectifs sont pass\u00e9s de 7 000 \u00e0 14 000 \u00e9tudiants en quelques ann\u00e9es. On voit donc que certaines intercommunalit\u00e9s s\u2019emparent avec force de cette question, m\u00eame si elle ne rel\u00e8ve pas de leurs comp\u00e9tences au sens strict et obligatoire. En effet, du fait de leurs autres domaines d\u2019action, notamment sur le plan du d\u00e9veloppement \u00e9conomique, elles consid\u00e8rent que l\u2019offre de formation pr\u00e9sente sur leur territoire rel\u00e8ve de leur responsabilit\u00e9. En t\u00e9moignent les nombreux EPCI ayant une vice-pr\u00e9sidence \u00e0 l\u2019enseignement sup\u00e9rieur. \u00c0 France urbaine, nous souhaitons donc inciter les territoires \u00e0 s\u2019approprier cette question, sans attiser n\u00e9anmoins la concurrence entre eux. Les R\u00e9gions doivent demeurer cheffes de file et assurer la bonne coordination de l\u2019offre de formation avec, en parall\u00e8le, une interpellation des m\u00e9tropoles pour qu\u2019elles coop\u00e8rent avec leurs territoires voisins. Nous relevons aussi des questions soulev\u00e9es par le contexte budg\u00e9taire actuel. C\u2019est notamment le cas des campus connect\u00e9s, pr\u00e9sents sur certaines villes moins peupl\u00e9es et distantes des p\u00f4les universitaires, qui accueillent chacun quelques dizaines d\u2019\u00e9tudiants. Leur efficience, au regard de leur co\u00fbt, a \u00e9t\u00e9 remise en question dans un r\u00e9cent rapport de la Cour des comptes, ce qui renforce l\u2019id\u00e9e d\u2019un risque de reconcentration ou d\u2019affaiblissement de l\u2019implantation territoriale de l\u2019offre universitaire. Il y a \u00e9galement un autre param\u00e8tre \u00e0 int\u00e9grer : celui de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur priv\u00e9 lucratif et de son expansion rapide en France, en particulier depuis la r\u00e9forme de l\u2019apprentissage en 2018. Aujourd\u2019hui, ces structures accueillent pr\u00e8s d\u2019un quart de l\u2019ensemble des \u00e9tudiants, mais \u00e9chappent pour la plupart \u00e0 tout contr\u00f4le et toute r\u00e9gulation. Certains \u00e9tablissements se positionnent hors-Parcoursup et jouent de ce positionnement pour attirer des jeunes et leur famille. On aura beau actionner de nouveaux leviers de coop\u00e9ration entre les territoires, avec les R\u00e9gions, et renforcer le r\u00f4le de l\u2019\u00c9tat dans l\u2019enseignement sup\u00e9rieur, la majorit\u00e9 de ces acteurs sont hors circuit et s\u2019implantent o\u00f9 ils le veulent. On constate d\u2019ailleurs que, contrairement \u00e0 ce que l\u2019on pourrait penser, ils ne s\u2019installent pas uniquement dans les grandes m\u00e9tropoles, mais aussi dans des agglom\u00e9rations de taille interm\u00e9diaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>En parall\u00e8le, quelles \u00e9volutions percevez-vous sous le prisme du logement et du cadre de vie ? <\/strong><\/p>\n<p>Il y a bien s\u00fbr beaucoup d\u2019expressions sur le fait que le co\u00fbt du logement devient un facteur de contrainte, voire de discrimination dans les choix d\u2019orientation des jeunes. Sur ce volet-l\u00e0, des territoires axent leur marketing territorial sur leur relative \u00ab accessibilit\u00e9 \u00bb du point de vue du co\u00fbt du logement pour attirer de nouveaux \u00e9tudiants, en comparaison de grandes villes devenues trop ch\u00e8res. Il y a de vraies ambigu\u00eft\u00e9s de la part des m\u00e9tropoles en mati\u00e8re d\u2019investissements sur l\u2019offre de logements \u00e9tudiants. Certaines communes-centres refusent la construction de nouveaux logements \u00e9tudiants sur leur territoire en argumentant que l\u2019offre de formation est pr\u00e9sente sur d\u2019autres communes, que le public \u00e9tudiant n\u2019est pas pr\u00e9sent toute l\u2019ann\u00e9e, qu\u2019il peut g\u00e9n\u00e9rer des nuisances\u2026 En parall\u00e8le, de grands groupes immobiliers associ\u00e9s \u00e0 des structures d\u2019enseignement sup\u00e9rieur priv\u00e9es se positionnent sur ces territoires et d\u00e9marchent les \u00e9lus avec des solutions all inclusive, valorisantes financi\u00e8rement. Dans un seul et m\u00eame b\u00e2timent, on peut ainsi trouver une \u00e9cole d\u2019enseignement sup\u00e9rieur priv\u00e9e, des logements \u00e9tudiants, d\u2019autres logements, des bureaux, des services, de l\u2019h\u00f4tellerie, de la restauration&#8230;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Quels autres \u00e9l\u00e9ments sont \u00e0 prendre en compte dans la lecture de la diminution annonc\u00e9e de la population \u00e9tudiante ? <\/strong><\/p>\n<p>Il faut aussi se pencher sur l\u2019\u00e2ge des \u00e9tudiants fran\u00e7ais, qui sont les plus jeunes parmi les pays de l\u2019OCDE (l\u2019\u00e2ge d\u2019entr\u00e9e moyen dans les \u00e9tudes est plut\u00f4t de 20 ans dans les autres pays). Une partie importante du taux d\u2019\u00e9chec dans certaines fili\u00e8res s\u2019explique par cela, ce qui accentue les in\u00e9galit\u00e9s d\u2019acc\u00e8s g\u00e9ographique. Quitter brutalement son foyer familial \u00e0 18 ans et \u00eatre en autonomie, pour une partie des jeunes, c\u2019est compliqu\u00e9. Nous pouvons aussi aborder la question des \u00e9tudiants internationaux. En France, ces derniers sont plut\u00f4t francophones et originaires du continent africain, et n\u2019ont donc pas le m\u00eame profil que les \u00e9tudiants internationaux des pays europ\u00e9ens voisins. Il est important de rappeler que le milieu de la recherche en France reste fortement tributaire de cet apport d\u2019\u00e9tudiants \u00e9trangers, en particulier dans les \u00ab sciences dures \u00bb (environ 2\/3 de doctorants d\u2019origine \u00e9trang\u00e8re dans ce domaine). Certaines m\u00e9tropoles ont rejoint les R\u00e9gions dans l\u2019\u00e9laboration de v\u00e9ritables strat\u00e9gies d\u2019accueil, d\u2019aide et de soutien financier aupr\u00e8s de ces \u00e9tudiants \u00e9trangers. Enfin, une des r\u00e9ponses \u00e0 l\u2019affaissement d\u00e9mographique qui s\u2019annonce serait aussi de repenser le tuilage entre lyc\u00e9e et enseignement sup\u00e9rieur, en am\u00e9liorant notamment l\u2019accueil des \u00e9tudiants (accueillir moins, mais mieux), les modalit\u00e9s de recrutement, l\u2019orientation&#8230; Il y a le bon exemple du dispositif des Cord\u00e9es de la r\u00e9ussite qui envoie des enseignants et des \u00e9tudiants \u00e0 la rencontre de lyc\u00e9ens dans les zones rurales ou dans des quartiers prioritaires de la politique de la ville pour leur dire qu\u2019ils et elles ont toutes leurs chances d\u2019entrer \u00e0 l\u2019\u00e9cole si le domaine les int\u00e9resse, ce qui peut aider \u00e0 lever les obstacles culturels dans des territoires en d\u00e9crochage marqu\u00e9s par de forts taux de ch\u00f4mage. Au-del\u00e0 d\u2019initiatives port\u00e9es par quelques \u00e9coles, il n\u2019y a pas encore de politique r\u00e9ellement organis\u00e9e par les collectivit\u00e9s. Il s\u2019agit d\u2019un enjeu majeur pour des territoires hors m\u00e9tropoles que d\u2019aller chercher des publics \u00e9loign\u00e9s de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur. Il faut lever tout un ensemble d\u2019obstacles culturels, soci\u00e9taux et d\u00e9mographiques<em>.<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>Entretien r\u00e9alis\u00e9 par Florian Havard et Morgane Perset (AUAT).<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> SIES : Sous-direction des syst\u00e8mes d\u2019information et des \u00e9tudes statistiques, rattach\u00e9e au minist\u00e8re de l\u2019Enseignement sup\u00e9rieur et de la Recherche. Voir la Note d\u2019information du SIES n\u00b0 2025-07 du 19 mai 2025 : \u00ab Projections des effectifs dans l\u2019enseignement sup\u00e9rieur pour les rentr\u00e9es de 2024 \u00e0 2033 \u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quels sont les impacts du ralentissement de la croissance d\u00e9mographique fran\u00e7aise sur la population \u00e9tudiante ? Combien y aura-t-il d\u2019\u00e9tudiants en 2030 ? En 2050 ? O\u00f9 choisiront-ils d\u2019\u00e9tudier ? La baisse de la population \u00e9tudiante qui se dessine interroge l\u2019attractivit\u00e9 des territoires accueillant une offre d\u2019enseignement sup\u00e9rieur, soulevant ainsi des questions d\u2019\u00e9quilibres territoriaux. Lionel Delbos, conseiller en \u00e9conomie, enseignement sup\u00e9rieur et culture \u00e0 France urbaine, nous donne des cl\u00e9s de compr\u00e9hension des impacts territoriaux de la d\u00e9mographie \u00e9tudiante. <\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":5295,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[265],"tags":[13],"authors":[{"term_id":273,"user_id":0,"is_guest":1,"slug":"lionel-delbos","display_name":"Lionel DELBOS"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5353"}],"collection":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5353"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5353\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5379,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5353\/revisions\/5379"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5295"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5353"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5353"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revue-belveder.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5353"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}